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Pourquoi la Fed ne doit pas remonter ses taux tout de suite

Boursorama19/03/2018 à 08:50

La Fed aurait tort de jouer aux apprentis sorciers en remontant trop tôt ses taux, car elle pourrait bien être l'allumette qui va mettre le feu aux poudres.

Après 38 trimestres consécutifs de croissance, l'économie américaine reste vigoureuse tandis que l'inflation oscille des 2,2% en rythme annuel, le cocktail idéal pour des marchés déjà généreusement valorisés car il laisse la voie libre à la Fed pour relever ses taux et normaliser en douceur sa politique monétaire. Pourtant la  banque centrale américaine aurait tort de jouer aux apprentis sorciers en remontant trop tôt ses taux, car elle pourrait bien être l'allumette qui va mettre le feu aux poudres. C'est notamment l'avis de Daniel Gerino, fondateur et président de Carlton sélection.

Les Etats-Unis ne sont pas en fin de cycle

Contrairement à ce qu'on peut lire ou entendre, les Etats-Unis ne sont pas en fin de cycle selon le président de Carlton Sélection. Certes, après neuf ans de reprise économique, il semblerait logique que le moteur commence à manquer de carburant. Mais après la consommation, c'est au tour de l'investissement de prendre le relais et d'alimenter la croissance. Et de fait, «le taux de capacité d'utilisation remonte la pente aux Etats-Unis, ce qui  incite fortement  les entreprises  à  investir», note Daniel Gerino.

Du côté de l'inflation, les derniers chiffres du CPI sont rassurants avec une hausse de l'indice des prix à la consommation de 2,2% en rythme annuel en janvier. Et lorsque l'on regarde le dernier rapport mensuel sur l'emploi, qui dévoilait près de de 313.000 créations d'emplois en février, sans hausse notable des salaires, les investisseurs ont été rassurés sur le dynamisme de l'économie américaine et sur le spectre de voir l'inflation ressurgir par la hausse des salaires.

La voie semble libre pour que la Fed relève ses taux et normalise en douceur sa politique monétaire. Sauf qu'on aurait tort de croire que le marché du travail est suffisamment solide pour supporter des conditions monétaires moins favorables.

Un marché du travail plus fragile que ne le laissent penser les statistiques

 «Le taux de chômage a beau être à 4,1%, on est encore loin du plein emploi. Pour la simple et bonne raison que le taux de participation à la vie active est de 62% seulement alors que, à titre de comparaison il est de 85% en Europe. Compte tenu de la santé du marché du travail, la Fed ne peut pas relever ses taux trop rapidement», explique Daniel Gerino. «Tant que le taux de participation à la vie active n'a pas remonté, on ne pourra pas normaliser la politique monétaire sans s'exposer à des risques. Si la Fed resserre sa politique monétaire trop tôt alors tous les actifs trinqueront et l'arbitrage bond [ndlr : obligations] pourrait faire vaciller le marché obligataire américain.»

Une remontée des taux pourrait en effet avoir des effets désastreux sur l'économie réelle et faire décrocher les marchés. D'abord, parce que le taux d'épargne des ménages américains est significativement faible, près de 7 Américains sur 10 détiennent moins de 1.000 $ d'épargne. Et même si les derniers chiffres sont plutôt en amélioration, un peu plus de 43 millions d'Américains vivent sous le seuil de pauvreté (13,5%). De plus, une partie de la population a tendance à vivre à crédit, parfois au-dessus de leurs moyens. Le problème c'est que ces crédits ont été souscrits à taux variables, ce qui signifie que si les taux remontent, le crédit sera plus cher à rembourser chaque mois. De quoi plomber lourdement la confiance et la consommation des ménages.  

Ne pas négliger le mur de la dette

Autre écueil et de taille : le stock de dette mondiale est tellement important que la Fed ne peut pas prendre le risque de faire remonter les taux sans alourdir le fardeau de la dette mondiale et pénaliser les pays émergents.

Enfin, la politique fiscale de Donald Trump, qui vise notamment à abaisser le taux d'impôt sur les sociétés de 35% à 21% % risque d'aggraver la situation des finances publiques américaines à moins d'un revirement consécutif aux élections mid terms.

«Aux Etats-Unis, le stock de dette est colossal. Or la réforme fiscale du Trump va se traduire par une baisse de recettes fiscales, ce qui va accroitre le déficit», résume Daniel Gérino. 

La tendance baissière du dollar va se poursuivre

L'une des principales causes de la faiblesse du billet vert selon le gérant, c'est l'augmentation des déficits budgétaire et commercial américain.  Selon les projections, la réforme fiscale devrait s'accompagner d'une augmentation nette du déficit budgétaire de l'ordre de 1.000 milliards de dollars (850 millions d'euros) sur dix ans - en supposant que le regain de croissance permette de récupérer un tiers des recettes fiscales perdues, comme le calcule le Congrès.

Et ce d'autant plus que la politique commerciale mise en œuvre par l'administration de Trump n'aura que peu d'effet sur la balance des comptes courants. Selon Daniel Gérino, «ce n'est pas en mettant en place de droits de douanes sur l'acier et l'aluminium que Donald Trump parviendra à résorber le déficit commercial entre les USA et la chine qui s'élève à 350 milliards de dollars».

Le spectre du double déficit du budget et de la balance commerciale est d'autant plus prégnant qu'on peut le comparer à l'excédent de la zone euro, avec en tête de proue la machine exportatrice allemande. Pour toutes ces raisons, le dollar devrait continuer de s'affaiblir  «et aller tester le seuil de 1,30 $ en fin d'année», prévoit le gérant.

Pourquoi la Fed ne devrait pas jouer avec le feu

Plus que d'habitude, la Fed va devoir soigner sa communication. Les marchés attendent de la transparence et ne supporteraient pas l'incertitude autour de l'évolution de la politique monétaire.  A ce titre, le renouvellement du comité du politique monétaire de la banque centrale américaine pourrait créer une incertitude supplémentaire car «le risque, c'est que quelques voix dissonantes se fassent jour» ce qui brouillerait la visibilité des marchés sur l'action de la fed.

Dans ce contexte, « On a du mal à comprendre pourquoi prendre un tel risque alors que l'économie peut très bien s'accomoder d'un univers où la croissance économique est à 2,5%, le taux  à 10 ans à 3% et un  bund allemand à 1% » conclut le gérant.

FL (redaction@boursorama.fr)

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