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Pourquoi la Coupe du monde 2026 ne dopera probablement pas l'économie américaine selon CPRAM
information fournie par Zonebourse 21/05/2026 à 10:42

CPRAM publie une note consacrée aux retombées économiques de la Coupe du monde de football 2026. À l'approche de cette édition organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet, Bastien Drut, responsable stratégie et analyse, examine l'impact réel des grands événements sportifs sur l'économie et s'interroge sur la capacité du Mondial à soutenir la croissance américaine.

Dans une note commandée par la FIFA et publiée en mars 2025, l'impact de la Coupe du monde 2026 sur le PIB américain était estimé à 17,2 milliards de dollars. Même en retenant cette hypothèse, qui peut sembler optimiste puisqu'elle émane de l'organisateur, l'effet représenterait moins de 0,1% du PIB américain.

Difficile, en effet, d'imaginer qu'une compétition de 104 matchs puisse transformer l'économie d'un pays qui accueille déjà chaque année 1 230 matchs de NBA et 1 344 matchs de NHL.

Le nouveau format de la compétition aurait pourtant pu laisser espérer des retombées plus importantes. Avec le passage de 32 à 48 équipes, le nombre total de matchs augmentera de 64 à 104, tandis que la durée du tournoi passera de 29 à 39 jours.

Cette extension entraînera mécaniquement davantage de visiteurs internationaux, une hausse de la fréquentation hôtelière et des dépenses accrues dans la restauration et les loisirs. Mais à l'échelle de l'économie américaine, ces effets resteront marginaux, résume Bastien Drut.

L'élargissement du tournoi suppose également des capacités d'accueil plus importantes. Seize stades seront mobilisés pour cette édition, contre huit au Qatar en 2022 et douze en Russie en 2018. Or les États-Unis bénéficient d'un avantage considérable : le pays est pratiquement le seul au monde à disposer d'une vingtaine d'enceintes de plus de 80 000 places, tous sports confondus.

Résultat, la Coupe du monde 2026 n'a nécessité que peu de travaux d'infrastructures majeurs, ce qui limite encore son impact économique.

Au final, l'organisation d'une Coupe du monde peut produire un léger effet macroéconomique dans des économies de taille modeste ou dans des pays engagés dans de vastes programmes d'investissements. Mais dans le cas des États-Unis, un tel scénario paraît peu probable.

Reste l'hypothèse d'un effet psychologique. Une victoire de la sélection américaine, actuellement 16e au classement FIFA, pourrait temporairement soutenir la confiance des ménages et alimenter un léger effet " feel good " favorable à la consommation.

L'expérience passée invite toutefois à relativiser cette perspective : les victoires de la France lors des Coupes du monde 1998 et 2018 n'avaient pas entraîné de hausse significative des indicateurs de confiance.

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