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Pour Carmignac, la Chine est le plus gros danger de 2019
Boursorama30/01/2019 à 10:30

En ce début d'année, l'équipe de gestion reste prudente et maintient ainsi un haut niveau de liquidités (40% pour le fonds Carmignac patrimoine à fin décembre) afin d'être en capacité de saisir les bons points d'entrées qui se présenteront au cours de l'année. (crédit : Adobe Stock)

A l'occasion de son 30e anniversaire et après une année éprouvante, la société de gestion s'apprête à tourner une page de son histoire. Lors d'une conférence de presse, Édouard Carmignac, l'emblématique fondateur éponyme et responsable des investissements de la société de gestion, a officiellement confié les rênes de la gestion de son fonds phare, Carmignac Patrimoine, à Rose Ouahba, responsable de la gestion obligataire, et David Older, responsable de la gestion actions. L'occasion de revenir sur les difficultés rencontrées en 2018 et de présenter leur feuille de route pour 2019.

Tant du côté des performances que de celui des encours sous gestion, 2018 restera comme une année noire pour la société de gestion de la place Vendôme.  Alors qu'ils se maintenaient autour de 50 milliards jusqu'en septembre dernier, les actifs sous gestion ont chuté à 42 milliards d'euros fin 2018, soit 14 milliards de moins qu'il y a un an. «En septembre la décollecte s'est accélérée, avec environ 9 milliards d'euros partis sous forme de rachats», a précisé Didier Saint-Georges, responsable du comité d'investissement de Carmignac.

En cause notamment, une performance largement négative pour le fonds Carmignac Patrimoine qui a reculé de 11,3% en 2018, là où les fonds de sa catégorie ont perdu 7,14% en moyenne. C'est dans ce contexte pour le moins difficile que le nouveau tandem composé de Rose Ouahba et de David Older devra faire ses preuves, à commencer par les performances du fonds qui ont de quoi décevoir les attentes des investisseurs, avec une timide hausse de 0,72% sur cinq ans, à comparer à une progression de 2,71% pour les fonds de sa catégorie.

«Une lecture biaisée des marchés»

Comment expliquer la contreperformance de Carmignac Patrimoine l'an dernier ?   «Une lecture biaisée des marchés avec des positions trop positives sur l'euro et sur l'issue de la guerre commerciale ont notamment plombé la performance», explique  Rose Ouahba. «Certaines expositions se sont avérées être des erreurs qui ont nécessité de remettre le processus d'investissement à plat», précise la responsable de la gestion obligataire qui ajoute que la priorité de cette année est «de trouver le bon équilibre des risques dans la construction de leur portefeuille avec un objectif central : traduire fidèlement les convictions macroéconomiques de l'équipe de gestion en stratégies d'investissement».

Et compte tenu de l'accumulation des risques, l'heure est désormais à la prudence à en croire le responsable de la gestion actions, David Older pour qui «ce n'est pas le bon moment pour être au maximum investis en actions».

Le ralentissement économique incite à la prudence

C'est un fait, les signes de ralentissement économique se multiplient en ce début d'année.  La société de gestion pointe par exemple le fait qu'en Europe, les indicateurs avancés tels que les PMI se rapprochent dangereusement du seuil des 50 points, qui marque la séparation entre expansion et contraction de l'activité. Et au vu des derniers indicateurs publiés, la ligne est déjà franchie en France, où le PMI manufacturier est passé sous les 50 points, à 49,7, pour la première fois depuis septembre 2016, tandis qu'en Allemagne, la locomotive de la zone euro, le PMI manufacturier est tombé 51,5, niveau inédit depuis mars 2016.

L'équipe de gestion recommande donc la prudence sur la zone euro, sans oublier l'incertitude politique liée au Brexit et aux «élections européennes [qui] pourraient constituer un événement de marché», selon Fréderic Leroux, le responsable de la gestion multi actifs.  Il ne faudra pas compter non plus sur la Banque centrale européenne qui dispose de peu de marges de manœuvre avec des taux déjà au plancher, à l'exception peut-être d'un nouveau TLTRO, un programme destiné à favoriser la distribution de crédit via des taux bas et qui est censé expirer à la mi-2020.

Vigilance particulière sur la Chine  

Pour l'équipe de gestion, la Chine qui subit un vrai ralentissement de son économie, est l'un des principaux facteurs de risque en ce début année. «Sa croissance économique réelle est plus autour des 5% plutôt que des 6,4% annoncée récemment par le gouvernement, ce qui est faible compte tenu du niveau d'investissement», précise Didier Saint-Georges.

C'est le signe, selon Carmignac, que la guerre commerciale que se livrent actuellement Pékin et Washington commence à avoir des conséquences concrètes sur l 'économie de l'empire du Milieu, dont l'activité manufacturière a accusé en décembre sa première contraction en 19 mois, l'indice PMI Caixin tombant à 49,7 en décembre, après 50,2 en novembre.

A voir // Marchés : "Je préfère le brouillard actuel que l'optimisme béat d'il y a un an !" Didier Saint-Georges (Carmignac)

Or pour la société de gestion, ces mauvaises nouvelles économiques en provenance de Chine pourraient en réalité être de bonnes nouvelles pour les marchés, car si la croissance économique mondiale patine, cela n'échappera pas à la banque centrale américaine, qui n'a aucun intérêt à prendre le risque d'une récession et pourrait infléchir sa politique monétaire en se montrant plus accommodante. Pour Didier Saint-Georges, «les marges de manœuvre de la Chine pour relancer la machine économique dépendront avant tout de la politique monétaire de la Fed».

Des marchés trop optimistes vis-à-vis de la Fed ?

Dans ce contexte, l'évolution de la politique monétaire de la Fed sera le principal élément à surveiller dans les prochains mois. Et avec une projection des taux directeurs à 2,53% pour le marché contre 2,75% pour le comité de politique monétaire de la Fed, Carmignac met notamment en garde contre un excès de complaisance des investisseurs quant à l'évolution future de la politique monétaire américaine.

«Bien qu'elle ralentisse, la croissance économique reste largement positive aux Etats-Unis, ce qui pourrait justifier la poursuite du resserrement monétaire», poursuit David Older. Les marchés ne sont donc pas à l'abri de déceptions. La Fed pourrait continuer de monter ses taux en dépit des risques qui pèsent sur la croissance, ce qui pourrait être source de volatilité, mais aussi d'opportunités.» 

Les choix d'investissement de Carmignac pour 2019

En ce début d'année, l'équipe de gestion reste prudente et maintient ainsi un haut niveau de liquidités (40% pour le fonds Carmignac patrimoine à fin décembre) afin d'être en capacité de saisir les bons points d'entrées qui se présenteront au cours de l'année. Sur la partie taux, l'équipe de gestion cherche l'équilibre entre rendements et risques et détient ainsi des obligations souveraines européennes via l'Espagne, l'Italie, le Portugal ou encore la Grèce, mais aussi sur les pays émergents (tels que l'Argentine ou encore le Mexique dont le rendement à 10 ans fluctue entre 8% et 9%).

Quant à la partie actions, David Older mise sur les sociétés de qualité. Concrètement, cela se traduit par une exposition à 32% aux secteurs de la technologie et de la télécommunication, secteur que la société de gestion affectionne particulièrement, avec des sociétés en portefeuille telles que Vodafone au Royaume-Uni,  Netflix, Alphabet et Facebook, ou encore Tencent et JD.Com,  leaders du e-commerce en Chine. Le fonds Carmignac Patrimoine est également exposé au secteur de la santé (21% du portefeuille) via les géants pharmaceutiques Sanofi ou Mylan aux États-Unis, ainsi que les laboratoires, avec Eurofins Scientific.

Autre secteur de qualité, celui des biens de consommation, représenté par une position sur Costco et Constellation Brands aux Etats-Unis, ou encore Hermès International en France. Enfin, l 'équipe de gestion se montre optimiste sur les banques qui ont renforcé leurs fonds propres et dont les valorisations sont attractives. Parmi celles que le fonds détenait en portefeuille en fin d'année, on peut citer notamment UBS, Unicredit, RBS, Visa ou encore Intesa San Paolo en Italie. 

FL (redaction@boursorama.fr)

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