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POINT HEBDO-Les marchés tournent le dos avec soulagement à un octobre "noir"
Reuters05/11/2018 à 07:00

Après avoir vécu un octobre noir, les marchés vont ils tourner la page?

 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise vendredi)
    * Le S&P 500 a perdu près de 7% le mois dernier
    * Le CAC 40 a connu son pire mois depuis août 2015 
    * La valorisation et l'analyse technique plaident pour un
rebond
    * Malgré des déceptions, les résultats de sociétés restent
solides
    * Les élections de mi-mandat aux USA à surveiller
    * La Fed devrait opter pour le statu quo 

    par Blandine Henault
    PARIS, 5 novembre (Reuters) - Après un mois d'octobre fidèle
à sa réputation de période agitée sur les Bourses mondiales, les
investisseurs seront-ils capables de réaliser un rally de fin
d'année en dépit de la persistance des risques économiques et
politiques ?
    Les inquiétudes liées à la hausse des taux d'intérêt, à la
montée du protectionnisme ou encore à la vigueur de la
croissance mondiale, couplées à des déceptions sur les résultats
de certaines grandes entreprises technologiques, ont provoqué un
vif mouvement de correction sur les marchés d'actions mondiaux.
    A Wall Street, le mois d'octobre s'est soldé par une perte
de 5,07% pour le Dow Jones  .DJI , de 6,94% pour le S&P 500
 .SPX  et de 9,2% pour le Nasdaq  .IXIC . Il s'agit des plus
nets replis mensuels depuis janvier 2016 pour le Dow, septembre
2011 pour le S&P et novembre 2008 pour le Nasdaq.
    En Europe, le Stoxx 600  .STOXX  a perdu 5,6% le mois
dernier, sa plus mauvaise performance mensuelle depuis janvier
2016. Le CAC 40 à Paris  .FCHI  a reculé de 7,28%, son plus fort
repli sur un mois depuis août 2015.
    L'indice MSCI des marchés émergents  .MCIEF  a quant à lui
accusé un troisième mois consécutif de repli, ce qui porte sa
baisse à plus de 17% depuis le début de l'année.
    Les valorisations des marchés d'actions sont-elle désormais
assez attractives, et le sentiment de marché assez solide, pour
laisser la place à un rebond ?
    
    DES ACTIONS "SURVENDUES"
    Une amélioration s'est déjà faite sentir ces derniers jours,
avec une hausse de plus de 4% pour le S&P 500 et de plus de 3%
sur le Stoxx 600 sur les quatre dernières séances.
    Un "effet Halloween" ne peut être exclu :
traditionnellement, la période est jugée propice à des prises de
position sur les actions au moins jusqu'en mai, où un autre
adage ("sell in may and go away") conseille ensuite de vendre.
    Mais au-delà de cet éventuel effet saisonnier, certains
signaux techniques plaident pour un rebond. Le Dow Jones est
notamment revenu au-delà de sa moyenne mobile à 200 jours.
    "Les indicateurs techniques suggèrent que le marché a été
vendu de façon exagérée et doit rebondir, mais il est difficile
de savoir si cela durera", déclare Neil Wilson, responsable de
l'analyse marchés chez Markets.com.
    D'autres observateurs remarquent que les publications de
résultats d'entreprises, en dépit de quelques déceptions
remarquées, restent solides. 
    Aux Etats-Unis, où la saison des résultats du troisième
trimestre est déjà bien avancée, 77% des entreprises du S&P 500
ayant publié ont fait mieux que les attentes, contre 74,4% en
moyenne lors des huit trimestres précédents selon des données
I/B/E/S fournies par Refinitiv.
    En Europe, il est trop tôt pour tirer des conclusions car le
bal des publications n'en est encore qu'à ses débuts. Pour
l'heure, 48% des sociétés du Stoxx 600 ayant publié leurs
comptes ont dépassé le consensus contre une moyenne de 50%.
    "Les fondamentaux, essentiels à la performance à moyen terme
sur les marchés, restent bien orientés : (...) les bénéfices des
entreprises continuent de croître et la valorisation des marchés
actions reste relativement attractive", souligne
Ken Van Weyenberg, responsable de l'allocation d'actifs chez
Candriam.
    Le rendement attendu sur un an pour les actions n'est pas
loin d'un taux à deux chiffres, ajoute le gérant.
    
    LES "MID-TERMS" À SUIVRE
    De fait, les stratèges de Candriam ont décidé d'augmenter
légèrement leur exposition au risque sur le marché en passant
d'un positionnement "neutre" sur les actions à "surpondérer".
    "Nous sommes convaincus qu'aux niveaux actuels, le ratio
risque/rendement des marchés actions est attractif", estime
Ken Van Weyenberg. 
    Un avis partagé par les stratèges de Barclays, qui jugent la
récente correction sur les marchés d'actions excessive. 
    "Nous nous attendons à un rebond d'ici à la fin de l'année",
écrivent-ils. "Nous ne disons pas qu'il n'y aura pas de
nouvelles secousses plus loin sur la route mais nous pensons
qu'il est trop tôt pour se positionner pour la fin du cycle
haussier global."  
    Malgré cet optimisme, les stratèges de Candriam comme ceux
de Barclays rappellent que les facteurs de risque - guerre
commerciale, resserrement monétaire de la Réserve fédérale
(Fed), incertitudes sur l'Italie, le Brexit et la croissance
chinoise -  demeurent bel et bien présents.
    Une nouvelle échéance pourrait encore alimenter la
volatilité à court terme sur les marchés, avec la tenue mardi
des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.  
    Le scrutin devrait conduire à une division partisane du
Congrès, les démocrates récupérant la majorité à la Chambre des
représentants et les républicains conservant leur avantage au
Sénat au terme de deux années de présidence de Donald Trump.
 
    Ce blocage politique pourrait toutefois être bien appréhendé
par le marché. "Si républicains et démocrates se partagent le
contrôle du Congrès, celui-ci ne votera probablement aucune loi
importante d'ici l'élection présidentielle de 2020. Les marchés
devraient donc bien réagir à ce résultat dans la mesure où
l'économie américaine se porte bien et où le marché des actions
profite de la situation", explique Scott Krauthamer, responsable
de la stratégie actions chez AllianceBernstein.
    L'issue de ce scrutin ne devrait pas non plus modifier la
politique commerciale de Donald Trump, qui décide seul sur ce
sujet, ajoute-t-il.
    "Le président Trump conservera le contrôle de la politique
commerciale du pays quelle que soit la couleur du Congrès."
    
    STATU QUO ATTENDU POUR LA FED
    Pour l'heure, le conflit commercial entre les Etats-Unis et
la Chine semble marquer une pause mais les discussions prévues
ce mois-ci devraient être cruciales. Donald Trump doit
rencontrer le président chinois Xi Jinping à la fin novembre à
Buenos Aires en marge du sommet du G20 en Argentine.
    Les deux hommes ont alimenté les espoirs vendredi en faisant
part de leur optimisme quant à une résolution de leur différend
commercial. Mais les points d'achoppement sont nombreux et
Donald Trump n'a pas renoncé à sa menace de taxer la totalité
des exportations chinoises vers les Etats-Unis si aucun accord
n'était trouvé.  
    Pour les observateurs, la mise en oeuvre de tarifs douaniers
sur toutes les exportations chinoises est susceptible
d'accélérer l'inflation aux Etats-Unis, alors que le pays
connaît déjà une poussée des salaires.
    Le mois dernier, le salaire horaire moyen y a progressé de
3,1% en rythme annuel, soit son plus fort taux de croissance
enregistré depuis avril 2009.  
    Dans ce contexte, la Fed devrait se garder de toute
initiative inattendue lors de sa réunion de politique monétaire
mercredi et jeudi, d'autant que celle-ci interviendra au
lendemain des élections de mi-mandat.
    La banque centrale américaine devrait conserver néanmoins
son biais plus restrictif en dépit des turbulences observées sur
les marchés financiers.
    "Dans le contexte actuel de croissance encore très
dynamique, de conditions continuant à s'améliorer sur le marché
du travail et d'inflation proche de l'objectif, il semble peu
probable que la Fed réagisse à la baisse des marchés actions du
mois d'octobre", estime Bastien Drut, stratège chez CPR AM.
    "Les membres du Board of Governors, qui définissent les
grandes lignes de la politique de la Fed, restent confiants sur
les perspectives économiques et il faudrait une baisse bien plus
marquée des marchés pour que la Fed modifie sa communication à
court terme."
    
    Voir aussi :
    GESTION-Sorties nettes sur les fonds actions, notamment les
techs-BAML  
    

    
 (Édité par Dominique Rodriguez)
 

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