Morgan Stanley met un coup de frein sur le secteur automobile européen
information fournie par Zonebourse 30/03/2026 à 15:55
Pour la banque d'investissement américaine, le conflit en Iran accentue la pression dans un contexte de marges historiquement basses et d'investissements élevés. L'impact de la guerre au Moyen-Orient est un facteur déterminant avec une large palette de scénarios possibles. Les analystes estiment que les ventes en zone MEA (Moyen-Orient/Afrique) sont déjà affectées.
Parmi les autres points à surveiller, Morgan Stanley pense que les objectifs annuels des grands constructeurs automobiles européens vont être révisés à la baisse dès les publications du premier trimestre.
Enfin, le dernier élément d'importance est le bond de la part de marché mondiale des constructeurs chinois. Le marché dans l'Empire du Milieu ne croît plus, ce qui pousse les constructeurs locaux à gagner des parts de marché à l'export. Leurs exportations atteignent désormais 10 à 15% dans de nombreuses régions, facilitant une expansion industrielle et commerciale agressive là où les Européens réalisaient autrefois leurs marges.
Pour Morgan Stanley il s'agit plus d'une crise structurelle que cyclique. Les prix, les volumes et les marges ne devront pas retrouver les niveaux sains de la dernière décennie pour les acteurs généralistes. Leurs marges resteront dans la fourchette basse d'il y a 20 ans, mais ils devront maintenir des niveaux d'investissement records pour tenter de combler l'écart de coût et la rapidité de mise sur le marché face aux entreprises chinoises.
En conclusion, la banque d'investissement américaine ne considère pas 2026 comme une année de reprise, malgré une chute du secteur de 40% depuis son pic d'avril 2024. Le premier semestre 2026 devrait être particulièrement déprimé.
Les recommandations
Parmi les constructeurs européens d'automobiles, la valeur préférée de Morgan Stanley est Mercedes-Benz Group, qui est recommandée à l'achat, avec une cible abaissée de 73 à 65 euros. L'avis est également à l'achat sur BMW, où, là aussi, l'objectif de cours a été révisé de 106 à 96 euros. Toujours dans le segment Premium, les analystes sont à vendre sur Porsche AG, en visant 37 euros, contre 41 euros précédemment.
En ce qui concerne les généralistes, Morgan Stanley est à neutre sur Volkswagen et Stellantis avec des cibles de cours abaissées respectivement à 100 et 6,50 euros. Enfin, sur Renault, les analystes sont à sous-pondérer en ne visant plus que 29 euros, contre 33 auparavant.
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