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Michelin veut être plus rentable d'ici 2026
information fournie par Boursorama avec AFP 28/05/2024 à 19:54

Un pneu Michelin le 3 avril 2014 à Boulogne-Billancourt.  ( AFP / FRANCK FIFE )

Un pneu Michelin le 3 avril 2014 à Boulogne-Billancourt. ( AFP / FRANCK FIFE )

Le groupe Michelin a renforcé mardi ses objectifs de rentabilité à moyen terme et tenté de rassurer sur ses acquisitions hors pneus, lors d'une conférence pour les investisseurs à Clermont-Ferrand.

Il vise ainsi un résultat opérationnel de 4,2 milliards d'euros en 2026 (+16% par rapport à 2023), soit une marge brute de 14% du chiffre d'affaires, a indiqué le directeur financier Yves Chapot.

Le retour sur capitaux investis (ROCE) devrait atteindre plus de 10,5% en 2026, contre 11,4% en 2023.

Michelin compte notamment continuer à réduire ses stocks de pneus, d'environ 500 millions d'euros d'ici 2026.

"Entre 2020 et 2023, la route a été semée d'embûches", a souligné M. Chapot.

Le marché du pneu n'a notamment pas retrouvé rapidement son niveau d'avant la crise du Covid et Michelin devrait présenter des volumes de vente en baisse en 2024, notamment dans les pneus pour poids lourds et activités hors route comme la mine.

Alors qu'il a déjà annoncé des réductions d'effectifs début 2024, qu'il doit encore financer, le groupe compte également réduire sa production en Europe et en Amérique du Nord au profit de l'Amérique latine et de l'Asie, pour mieux livrer les marchés locaux.

"Nous revoyons constamment notre empreinte industrielle et on a encore des choses à régler", a souligné le PDG du groupe Florent Menegaux.

"Les marchés devraient rebondir un peu plus fort mais nous voulons que nos technologies soient payées au juste prix", a-t-il ajouté.

Michelin a également voulu rassurer les investisseurs en indiquant que ses activités hors pneus (services connectés, convoyeurs, matériaux innovants) intégraient maintenant la distribution.

Son objectif de 20% de chiffre d'affaires hors pneus en 2030 semblait très ambitieux, et aurait nécessité de larges acquisitions: il est beaucoup plus atteignable avec ce nouveau périmètre.

Michelin pourrait investir jusqu'à cinq milliards d'euros dans des acquisitions, "sans dégrader sa note" de crédit, selon M. Chapot. Mais le groupe "ne fera pas de choses stupides juste pour atteindre un objectif", a souligné M. Menegaux.

"Le potentiel de Michelin commence tout juste à se libérer et ce sera encore mieux après 2026", a lancé le PDG.

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1 commentaire

  • 29 mai 07:45

    Encore une fois l la France et l Europe délaisse par l industrie. Pas la faute de Michelin mais de l environnement que nos gouvernements d hier et d aujourd’hui ont créé, mais aussi de notre comportement de consommateurs bref 32000 emplois à Clermont en 1980 , 8000 aujourd’hui ! Pauvre balance commerciale elle va encore pencher un peu plus du côté de la faillite du pays


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