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Mark Zuckerberg concède que Facebook devra payer plus d'impôts
Reuters14/02/2020 à 12:51

    par Paul Carrel
    MUNICH, 14 février (Reuters) - Le PDG de Facebook  FB.O 
Mark Zuckerberg accepte que le projet de réforme de la fiscalité
internationale signifie que le groupe qu'il a fondé devra payer
davantage d'impôts dans plusieurs pays, selon le site Politico,
qui cite des extraits d'un discours prévu samedi.      
    Réunies fin janvier à Paris sous l'égide de l'Organisation
pour la coopération et le développement économiques (OCDE), qui
chapeaute les travaux sur cette réforme, les autorités fiscales
de 137 pays se sont engagées à poursuivre les négociations
visant à adapter le système fiscal international à l'ère
numérique.  
    "Nous convenons que (cette réforme) pourrait signifier que
nous aurons à régler davantage d'impôts (...) dans différents
pays dans ce nouveau cadre", selon les passages, publiés par
Politico, de l'allocution que Mark Zuckerberg doit prononcer
samedi lors de la conférence de Munich sur la sécurité. 
    "Je comprends la frustration sur les modalités de taxation
des entreprises de la tech en Europe. Nous voulons aussi une
réforme fiscale et je suis ravi que l'OCDE se penche sur le
sujet." 
    Dans sa configuration actuelle, le système fiscal
international permet entre autres aux géants du numérique comme
Google  GOOG.O , Amazon  AMZN.O , Facebook et Apple  AAPL.O  -
souvent désignés par l'acronyme "Gafa" - la possibilité de
déclarer leurs bénéfices dans des pays à faible taux
d'imposition des sociétés comme l'Irlande, indépendamment du
pays dans lequel se trouvent leurs utilisateurs. 
    Face à ce phénomène d'optimisation fiscale et en l'absence
d'accord international, un nombre croissant de pays a choisi de
mettre en place une taxe numérique nationale.
    La France a montré la voie en instaurant sa propre taxe l'an
dernier, récoltant en retour des menaces de représailles
commerciales de la part des Etats-Unis.
    Les deux pays ont conclu une trêve fragile le mois dernier,
Paris acceptant de suspendre jusqu'en décembre le règlement des
acomptes dus pour 2020, dans l'attente d'un éventuel accord à
l'OCDE.
    La France prévoit l'abandon de sa taxe nationale dès qu'un
accord sera trouvé à l'échelle internationale et le ministre
français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, en pointe
dans ce combat, a précisé à plusieurs reprises qu'elle n'était
pas discriminatoire puisqu'elle visait des entreprises tant
américaines que chinoises, européennes ou même françaises. 

 (Avec Douglas Busvine à Berlin, version française Myriam Rivet,
édité par Jean-Stéphane Brosse)
 

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