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Marchés : « après le krach, le rebond ou le re-krach ? » (Marc Touati)

Boursorama02/11/2015 à 18:03

Pour l'économiste Marc Touati, les indices boursiers risquent une rechute dans les mois à venir après un mois d'octobre très positif.

Les marchés ont finalement connu un excellent mois d’octobre (+9,9% sur le CAC40) malgré la « mauvaise réputation » de ce mois d’automne qui a souvent vu les crises boursières s’accélérer par le passé (1929, 2008). Mais pour l’économiste Marc Touati, la prudence reste de mise.

« 2015 se présente d’ores et déjà comme l’année de tous les extrêmes sur les marchés boursiers », affirme Marc Touati, président d’ACDEFI, dans la dernière lettre d’analyse de son cabinet d’études. L’économiste rappelle que l’année a déjà connu « des sommets, parfois historiques (notamment pour le Dow Jones et le Dax) au printemps, un krach à l’été et des montagnes russes depuis ».

Rebond ou « re-krach » ?

« La principale raison de cette volatilité extrême réside dans l’évolution de la croissance mondiale. Cette dernière est effectivement passée de 3,4 % en 2014 à environ 2,8 % cette année et semble se diriger vers les 2,4 % l’an prochain », explique Marc Touati. « Si la récession n’est donc toujours pas à l’ordre du jour, cette nette décélération appelle forcément une correction boursière », qui a eu lieu cet été.

« La question reste donc de savoir si cette correction baissière va ensuite se poursuivre ou laisser place à un rebond qui ouvrirait la porte à de nouveaux sommets historiques. Selon nous, la première solution devrait l’emporter dans un premier temps, en attendant une reprise plus nette fin 2016 », estime-t-il.

Malgré la croissance toujours positive de l’économie mondiale et le maintien des prix des matières à un niveau faible bénéficiant à l’Europe, Marc Touati affirme en effet que « les risques demeurent nombreux et nous empêchent de conseiller d’investir massivement et sans réserve sur les marchés boursiers. Selon nous, les principaux risques qui pèsent sur l’économie et les bourses mondiales sont au nombre de sept ».

Sept risques identifiés

Les sept risques identifiés par Marc Toauti sont les suivants :

1er risque : « l’instabilité géopolitique », avec notamment la poursuite d’une situation bancale en Ukraine ou en Syrie. Le risque reste faible alors que les marchés ont jusqu’ici peu réagi à l’évolution de ces dossiers, les derniers remous dus à la crise ukrainienne remontant à février 2014.

2nd risque : « la trappe à liquidités ». En économie, ce concept désigne une situation dans laquelle l’activisme monétaire d’une banque centrale ne parvient plus à relancer l’économie. Telle est la situation que craint actuellement Marc Touati avec le « quantitative easing » : « À force d’injecter pléthore de liquidités, les banques centrales ont mécaniquement réduit l’efficacité économique de ces dernières », explique l’économiste. Ceci pourrait limiter ainsi les perspectives de croissance.

3ème risque : « la déflation », alors que le taux d’inflation en zone euro frôle dangereusement les 0%. « L’exemple du Japon nous a montré qu’un mouvement de déflation ne concerne pas seulement le prix des biens, mais aussi celui des actifs, qu’ils soient immobiliers ou boursiers », rappelle Marc Touati.

4ème risque : « une forte décélération des pays émergents ». Il s’agit du risque qui a inquiété les marchés cet été, notamment avec la contraction de l’industrie chinoise. « Dans la mesure où, depuis une dizaine d’années, la contribution du monde dit "émergent" à la croissance mondiale dépasse les 50%, il est clair que cette dernière continuera de souffrir », commente l’économiste.

5ème risque : « le plafond de la dette publique américaine », qui a encore dû être relevé la semaine dernière pour satisfaire le déficit chronique de la première puissance mondiale après d’âpres discussions. Le risque est néanmoins très faible alors que le plafond est régulièrement relevé et fait davantage figure de déclaration de bonne intention que de limite réelle pour ralentir le déficit public.

6ème risque : « une réactivation de la crise de la dette publique européenne ». Les investisseurs s’étaient inquiétés en 2011 de l’accélération des déficits publics en Europe à la suite de la récession de 2009. La baisse des taux de la BCE a permis de calmer ces inquiétudes, mais le problème de fond n’est pas encore réglé. « Selon nous, le risque premier dans ce domaine est relatif à l’Hexagone, puisque la France est le seul pays européen à refuser de réformer significativement son économie et de réduire ses dépenses publiques, ce qui finira forcément par se payer cher », affirme Marc Touati.

7ème risque : « la remontée des taux longs ». Allant de pair avec le risque précédent, une réactivation des doutes des investisseurs sur les capacités de remboursement des Etats se traduirait par une augmentation des primes de risques appliquées aux taux d’emprunt des Etats. Ce cercle vicieux accroîtrait le risque de défaut des Etats concernés. Ce risque est actuellement très faible grâce à la relance monétaire de la BCE, qui pousse les taux longs à la baisse. Ce risque est plutôt un risque de long terme.

Le CAC40 ne pourrait pas repasser à la hausse les 5.000 points

Même si certains risques paraissent ainsi lointains, Marc Toauti estime qu’« à leurs niveaux actuels, les marchés actions ont, selon nous, utilisé tout leur potentiel de hausse ». L’économiste précise qu’au-delà des niveaux actuels, les indices boursiers « entreraient dans une bulle, qui ne manquera pas de se dégonfler ».

L’économiste s’attend à « une nette tendance baissière au cours des six prochains mois et un rebond significatif ensuite ». Un tel scénario pousserait ainsi à se montrer opportuniste : « une fois la correction baissière enregistrée et compte tenu de l’excès de liquidités accordées par les banques centrales, les marchés boursiers redeviendront attractifs » affirme l’économiste, et il sera temps de se repositionner pour profiter du rebond.

Autour de ce scénario central, Marc Touati s’attend à un large canal de fluctuation du CAC40 pour les mois à venir. «Ce canal ira de 4.200 à 4.800 [points], avec de possibles dépassements vers les 4.000 à la baisse et les 5.000 en phase de hausse », affirme-t-il.

Comme toujours, il reste impossible de savoir ce que feront véritablement les indices boursiers dans un futur proche. Marc Touati souligne simplement que malgré la hausse du mois d’octobre (+9,9% sur le CAC40), « il faut rester prudent ».

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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