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Macron souligne l'importance des contre-pouvoirs après la décision de la Cour suprême US sur les surtaxes
information fournie par Reuters 21/02/2026 à 16:53

Vue générale du port de Marseille

Vue générale du port de Marseille

La décision de la Cour ‌suprême américaine d'invalider en grande partie les droits de douane imposés par le ​président Donald Trump montre l'importance des contre-pouvoirs, a souligné samedi le président Emmanuel Macron.

"Ça semble pas mal d'avoir des cours suprêmes et donc un état de droit. Pour ​ceux qui pensent que les cours suprêmes, c'est des problèmes dans la vie politique, c'est bien d'avoir ​des pouvoirs et des contre-pouvoirs dans des ⁠démocraties", a déclaré le chef de l'Etat français, lors de la 62e édition ‌du Salon de l'agriculture, à Paris, répondant à une question posée par la presse.

La plus haute juridiction des Etats-Unis a jugé vendredi ​par six voix contre ‌trois que le président américain ne pouvait pas invoquer l'argument ⁠de l'urgence nationale prévu par une loi de 1977, l'IEEPA (International Emergency Economic Powers Act), pour imposer des droits de douane sans l'approbation du Congrès.

Alors que Donald Trump a ⁠prévenu dans la ‌foulée de cette décision qu'il avait signé un décret pour imposer ⁠une nouvelle surtaxe mondiale de 10% qui "prendra effet presque immédiatement", Emmanuel Macron a ‌dit que la France examinerait les conséquences de cette mesure.

Il a ⁠noté que l'Hexagone souhaitait continuer à exporter ses produits, notamment dans ⁠l'agriculture, le luxe, ‌la mode et l'aéronautique, "avec les règles les plus loyales qui soient", dénonçant tout éventuel ​manque de réciprocité et des décisions unilatérales, ‌tout en appelant à une logique d'apaisement à l'international.

S'exprimant dans le Financial Times, le ministre français délégué ​chargé du Commerce extérieur, Nicolas Forissier, a déclaré de son côté que l'Union européenne (UE) disposait des outils nécessaires pour riposter aux droits de douane américains.

"Si ⁠cela s'avérait nécessaire, l'UE dispose des instruments appropriés", a-t-il déclaré, citant notamment une possible activation de l'instrument anti-coercition (ACI), qui permet de restreindre les investissements et de limiter les exportations de services tels que ceux fournis par les géants américains du numérique.

(Rédigé par Claude Chendjou, avec la contribution de Layli Foroudi et John Cotton à Paris, ​Ruchika Khanna à Bangalore)

9 commentaires

  • 21 février 18:07

    C'est amusant le commentaire de notre président quand de son côté il place ses proches dans une partie de ce contre pouvoir de l'état français. Et qui dit ose dire en Inde que la liberté d'expression c'est du "bullshit".


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