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Les vues de marché des sociétés de gestion américaines pour 2021
H24 Finance pour Boursorama21/01/2021 à 09:37

(Crédits photo : Unsplash - Matthew Henry )

(Crédits photo : Unsplash - Matthew Henry )

Les analyses des experts de la Zone Euro sont souvent conditionnées par la situation du Vieux Continent. En ce sens, les perspectives de marché des sociétés de gestion anglo-saxonnes permettent d'y apporter des points de vue dépourvus de ce biais. 4 gérants américains nous livrent leurs éclairages pour cette année.

Pour 2021, prendre du risque ou se positionner défensivement ?

En raison des facteurs positifs qui demeurent (le déploiement des vaccins, les relances budgétaires en Europe et aux Etats-Unis, ainsi que la présence des banques centrales), les gérants anglo-saxons se montrent plutôt « pro-risque » à l'entame de cette nouvelle année.

BlackRock se déclare même « définitivement risk-on », à un niveau encore supérieur à celui affiché à la fin de l'année 2019. Raison principale avancée : le retard de phase des banques centrales et des gouvernements. « Ils vont rester très accommodants alors même que l'économie va redémarrer. Nous allons bénéficier d'une configuration très favorable pour les actifs risqués avec des surprises positives au niveau des résultats », estime Henri Chabadel, Directeur des Investissements au sein de la société.

L'adage boursier « Don't fight the FED » semble donc rester valable en 2021. S'il partage une position en faveur de la prise de risque, Emmanuel Teissier, Directeur de la Recherche Crédit hors Amérique chez Franklin Templeton, prévient néanmoins que le discours (notamment celui de la Banque Centrale Européenne) laisse la possibilité d'une réduction de la voilure. « Pas sur la 1ère partie de l'année, mais il y aura peut-être moins de rachats d'obligations sur certaines périodes », précise-t-il. Par ailleurs, la poursuite de la propagation du virus, les incertitudes sur la reprise économique et le fait que certaines valorisations deviennent très élevées, sont autant d'éléments annonciateurs de volatilité sur le marché.

Un marché trop cher ?

Justement, les valorisations qui commencent à être chères ne sont-elles pas un frein à cet optimisme assumé ? Au sortir d'une récession, les actifs sont en général dépréciés, ce qui était le cas au printemps dernier. Mais la situation est désormais différente. « En avril 2009, nous pouvions en tant qu'investisseur se reporter sur les marchés, fermer les yeux, et être sûr d'engranger une bonne performance 2 ou 3 ans après. Aujourd'hui ce n'est pas le cas, que ce soit sur les obligations ou les actions », concède Vincent Juvyns, Stratégiste chez JP Morgan Asset Management.

Les valorisations sont donc tirées partout, sauf quelques rares exceptions. Ainsi, il met en garde contre un positionnement trop directionnel sur les marchés. Sa recommandation est d'être prudent sur les sources de performances et aller capter les thèmes structurels. Au sein de ceux-ci, il cite l'Asie, le changement climatique et, dans une moindre mesure, la technologie.

Cependant, Henri Chabadel met en opposition la vue de BlackRock et rejette toute comparaison avec la situation post-2008. « Il ne faut surtout pas appliquer cette année les analyses qui ont pu être valides à l'époque car le contexte n'est pas le même. Nous avions eu une crise financière, alors qu'en 2020 les choses sont complètement différentes », insiste-t-il. En effet, si le choc en mars/avril dernier a été « beaucoup plus violent » que celui qui avait suivi la chute de Lehman Brothers, le BlackRock Institute estime que les impacts durables en termes de « croissance perdue » du fait de la récente crise devraient être 2 à 3 fois moins importants. De ce fait, il considère que les valorisations (au moins sur la partie actions) sont « globalement en ligne avec les anticipations », avec de très fortes disparités géographiques, sectorielles et factorielles.

« Il ne faut pas trop se focaliser sur le chiffre des P/E mais toujours regarder en relatif et réfléchir par rapport aux croissances bénéficiaires attendues l'année prochaine », ajoute Charles-Henri Kerkhove, Directeur Allocations d'actifs chez Fidelity International. Celui-ci attend un rebond de l'économie en « V » qui aura un impact sur les valorisations. « Le contexte de taux extrêmement bas rend toute une série de classes d'actifs obligataires intéressantes comme la « dette émergente » ou le « haut rendement ». Or, le taux de défaut y est resté limité à 4% en 2020 alors que les prévisions au démarrage de la crise tablaient sur 10% car les entreprises ont obtenu des garanties auprès des Etats et des aides auprès des banques. De la même manière, Franklin Templeton ne pense pas que le taux de défaut sera élevé en 2021 du fait que les banques centrales sont toujours présentes. Avec le risque que ce refinancement constant ne créé des « zombies », ces entreprises maintenues « vivantes » mais qui auraient fait faillite sans cette intervention.

Néanmoins, que se passera-t-il le jour où les banques centrales se retireront ? « Ce sera la catastrophe ! Personne n'ose imaginer ce scénario maintenant. Nous ne sommes pas prêts pour retirer la perfusion », affirme Vincent Juvyns de JP Morgan AM.

Quelles classes d'actifs pour les mois à venir ?

En 2020, la crise a exacerbé les écarts entre secteurs. Cela s'est traduit par des difficultés pour la culture, la restauration ou encore l'hôtellerie, des secteurs peu cotées en bourse et représentant seulement 6% des grands indices mondiaux, tandis que la technologie représente près de 35%. Cette dichotomie explique la relative bonne tenue des marchés alors même que nous vivions la plus forte récession connue en temps de paix.

Les thèmes boursiers qui ont bien fonctionné l'année passée (technologie, Etats-Unis, Chine) vont-ils être les mêmes en 2021 ? A mesure que les conditions sanitaires s'améliorent, Vincent Juvyns s'attend à ce que d'autres prennent le pas, comme l'Europe. « Nous gardons les US, mais nous panachons davantage notre exposition avec de l'Europe car nous sommes moins convaincus que les Etats-Unis fassent beaucoup mieux que les autres zones cette année », partage-t-il. Selon lui, la rotation de style en faveur de la value n'est pas soutenable en Europe, et il s'attend plutôt à ce que la zone performe sur des thèmes comme les industriels ou les utilities, mais moins sur les banques ou l'énergie. La Chine reste également centrale dans la stratégie de JP Morgan AM.

De même, les obligations d'Etat chinoises sont une conviction importante pour Fidelity International. Par ailleurs, la société n'envisage pas un scénario de hausse de l'inflation supérieure aux attentes mais juge toujours intéressant d'intégrer certains actifs dans les portefeuilles qui permettent de protéger d'une hausse des prix : or physique, obligations liées à l'inflation, actifs réels... En dépit de la forte progression de l'or en 2020, « cela a encore du sens d'en avoir de façon structurelle car d'une part les consommateurs des marchés émergents sont acheteurs sur l'or (ce qui donne un facteur de support), d'autre part le dollar risque de continuer à s'affaiblir », détaille Charles-Henri Kerkhove.

Ce dernier point apporte un intérêt stratégique du point de vue de l'investisseur européen. « Une baisse mesurée du dollar offre une opportunité d'augmenter la résilience des portefeuilles en investissant dans une devise de fuite vers la qualité. Si on anticipe un retour de la volatilité, cela permet d'en bénéficier comme un actif assurantiel », suggère Henri Chabadel de BlackRock. En complément, Emmanuel Teissier de Franklin Templeton souligne l'importance de la vitesse de dépréciation du dollar. « Aux alentours de 1.25 la BCE reste relativement confortable. Mais si le dollar se déprécie davantage, il y aura des conséquences et elle essayera de faire en sorte que l'euro devienne moins cher », indique-t-il. Toujours pour l'investisseur en euro, il note des opportunités sur le marché obligataire comme l'Europe du Sud (Italie, Portugal) mais aussi l'Europe Centrale (Pologne, Hongrie).

Enfin, BlackRock mise sur une approche de plus en plus granulaire, dans la mesure où les banques centrales en ont déjà fait beaucoup et auront du mal à en faire plus. « Nous sommes de moins en moins dans des jeux de bêta et de plus en plus dans des jeux d'alpha. Il faut aller chercher de la valeur ailleurs », assure Henri Chabadel. Il annonce ainsi une préférence pour les actions de petites capitalisations, le facteur qualité, et certains secteurs en particulier (technologie, santé et secteurs cycliques bien positionnés pour participer au rebond de l'activité).

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