Des camionneurs manifestent contre la hausse des prix du carburant à Strasbourg
"Le carnet de chèques (...) ne peut plus être utilisé pour l'ensemble de nos concitoyens" mais le gouvernement français propose "les aides les plus adaptées possible" pour les secteurs économiques affectés par la flambée des prix des carburants liée au conflit au Moyen-Orient, a réaffirmé lundi le ministre des Transports.
Jugeant que le compte n'y est pas, les transporteurs routiers manifestent lundi à Paris. Selon la préfecture de police, 150 à 200 cars et camions devaient participer à une "opération escargot" sur le boulevard périphérique entre 10h00 et 12h00, une mobilisation encadrée par la police.
Le gouvernement français a annoncé vendredi une série de mesures sectorielles pour un total de quelque 70 millions d'euros limitée au mois d'avril, avec l'objectif d'atténuer les effets de la hausse du prix des carburants. Le transport routier bénéficiera de 50 millions d'euros d'aides, soit un coup de pouce de 20 centimes par litre.
"On va tout faire pour qu'ils ne meurent pas. Parce qu'on a besoin d'eux, parce que le transport de marchandises ou de voyageurs dans notre pays, c'est 90% du transport", a plaidé Philippe Tabarot sur Europe 1/CNews.
Le ministre a estimé que "les donneurs d'ordre, les chargeurs en amont" devaient aussi prendre leur part.
"Le carnet de chèques, je dirais de manière plus générale, ne peut plus être utilisé pour l'ensemble de nos concitoyens", a-t-il souligné. "On doit rappeler les contraintes financières qui sont les nôtres."
"Nous verrons ensuite comment la situation va évoluer. Je rappelle que nous n'avons pas de visibilité dans le temps sur cette crise", a précisé Philippe Tabarot.
Le ministre de l'Economie et Finances - qui préside ce lundi à 13h00 une réunion en visioconférence avec ses homologues du G7, ainsi que les ministres de l'Energie de ces pays et les banquiers centraux - souligne dans un entretien à La Tribune Dimanche que "70 millions d'euros d'aides, ce ne sont pas des miettes".
Il écarte un blocage du prix des carburants mais convient qu'"un encadrement des marges reste toujours possible"."
"Nous les adapterons [les aides] en fonction de l’évolution de la crise, qui demeure imprévisible dans la durée et l’intensité", ajoute le ministre.
(Rédigé par Sophie Louet, avec Claude Chendjou, édité par Nicolas Delame)

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