Aller au contenu principal
Fermer

Les prix de l'énergie se stabilisent après deux séances de fortes fluctuations
information fournie par Reuters 20/03/2026 à 14:44

Un automobiliste retourne à la pompe à essence après avoir fait le plein dans une station-service, à Londres

Un automobiliste retourne à la pompe à essence après avoir fait le plein dans une station-service, à Londres

LONDRES, 20 mars - Les prix de l'énergie se sont stabilisés vendredi après deux jours de fortes fluctuations provoquées ‌par les attaques contre des installations énergétiques au Moyen-Orient, les principaux Etats européens et le Japon ayant proposé d'aider à garantir le passage en toute sécurité des navires dans le détroit d'Ormuz.

Le ​contrat à terme néerlandais sur le hub TTF, référence des prix du gaz pour l'Europe, évolue en légère baisse autour des 60 euros par mégawattheure (MWh) vers 13h13 GMT, après avoir atteint son plus haut niveau depuis janvier 2023 lors de la séance précédente.

Le marché pétrolier connaît quant à lui une séance plutôt volatile, le Brent reculant de 0,54% à 108,06 dollars le baril et ​le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perdant 0,62% à 95,54 dollars.

Le Brent, référence du marché mondial, avait atteint la veille 119 dollars le baril, proche du pic de 119,50 du 9 mars dernier.

Il a pris environ 48% depuis le début du ​conflit fin février, sa plus forte progression depuis septembre 1990, après l'invasion du Koweit par l'Irak. ⁠Sur la semaine, le Brent a pris environ 4,4%.

Le prix du gaz TTF néerlandais a quant à lui grimpé de plus de 90% en mars, et de 23% ‌sur la semaine.

Les marchés de l'énergie ont connu de fortes fluctuations ces deux derniers jours, après que l'Iran a lancé des frappes aériennes contre des installations énergétiques des pays du Golfe en représailles à une attaque perpétrée mercredi contre South Pars, une importante installation gazière iranienne.

"EFFORTS APPROPRIÉS"

Les cours se sont toutefois ​tournés à la baisse plus tard dans la journée de jeudi, ‌après que la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon ont dit dans une déclaration commune qu'ils pourraient contribuer ⁠à des "efforts appropriés" pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette voie de passage, qui relie le Golfe persique à l'océan Indien, est fermée de facto depuis le début de la guerre, l'Iran ayant menacé de tirer sur les navires qui oseraient l'emprunter.

Les principaux pays s'étaient jusqu'à présent opposés à toute opération militaire dans le détroit, par lequel transite 20% des ⁠approvisionnements mondiaux en pétrole, une position qui ‌a irrité le président américain Donald Trump.

Soucieux d'endiguer la flambée des prix, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a pour sa part déclaré jeudi ⁠que les États-Unis pourraient bientôt lever les sanctions pesant sur le pétrole iranien bloqué à bord de tankers, ajoutant qu'un nouveau déblocage de brut provenant de la réserve stratégique américaine était envisageable.

Le ‌locataire de la Maison blanche a par ailleurs affirmé avoir demandé à son homologue israélien Benjamin Netanyahu de ne pas attaquer des sites énergétiques iraniens, ajoutant que ⁠le Premier ministre israélien avait accepté.

Les frappes se sont toutefois poursuivies dans la région du Golfe, la compagnie pétrolière nationale du Koweït ⁠ayant déclaré vendredi que sa raffinerie de Mina ‌Al-Ahmadi avait subi de multiples attaques de drones, provoquant l'incendie de certaines unités.

PRÉCÉDENT CRÉÉ

La perspective d'une période prolongée de prix élevés de l'énergie reste toutefois une source de grande préoccupation pour ​les marchés et les responsables politiques, qui s'interrogent non seulement sur la durée du conflit, mais aussi ‌sur le temps qu'il faudra pour que les infrastructures touchées par les attaques dans une région clé pour l'approvisionnement retrouvent leur fonctionnement normal.

Le PDG de QatarEnergy, la compagnie pétrolière nationale du Qatar, a dit jeudi à Reuters ​que 17% des capacités d'exportation du pays avaient été détruites et pourraient ne pas être de nouveau opérationnelles avant trois à cinq ans.

Le géant gazier public pourrait par ailleurs être contraint d'invoquer la force majeure pour les contrats à long terme conclus avec la Belgique, la Chine, l'Italie et la Corée du Sud, a-t-il averti.

"Ce qui importe désormais, ce n'est pas seulement le ⁠volume perdu, mais le précédent créé. Une fois que les infrastructures énergétiques critiques du Golfe seront considérées comme vulnérables, les acheteurs tiendront compte de ce risque dans leurs prix pendant plus longtemps que la durée de la panne initiale", a déclaré Jan-Eric Fahnrich, analyste senior en recherche sur le gaz et le GNL chez Rystad Energy.

Priyanka Sachdeva, analyste chez Phillip Nova, ajoute que les marchés resteront sensibles à la situation dans le détroit, même si des progrès étaient réalisés pour garantir la navigation.

"Le mal est fait, et même si l'on parvient d'une manière ou d'une autre à négocier un passage sûr pour les pétroliers dans le détroit d'Ormuz, le rétablissement complet de la chaîne logistique pourrait prendre énormément de temps", dit-elle.

(Nina Chestney, Anna Hirtenstein, Jeslyn Lerh et ​Helen Clark, version française Diana Mandia, édité par Augustin Turpin)

Valeurs associées

3,17 USD NYMEX 0,00%
109,90 USD Ice Europ +2,15%
96,84 USD Ice Europ +1,09%

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • ( AFP / THOMAS SAMSON )
    information fournie par Boursorama avec AFP 20.03.2026 16:06 

    Les prix de l'or et de l'argent ont fondu cette semaine, plusieurs grandes banques centrales ayant alimenté les craintes d'une poussée d'inflation avec la guerre au Moyen-Orient, ce qui laisse présager de taux d'intérêts plus élevés. Cette perspective favorise ... Lire la suite

  • La raffinerie de pétrole de Haïfa, dans le nord d'Israël,le 19 mars 2026 ( AFP / Odd ANDERSEN )
    information fournie par AFP 20.03.2026 15:56 

    Voici les dernières évolutions économiques mondiales vendredi vers 14H45 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 21e jour: - Les Bourses sur leurs gardes malgré un pétrole stable Les marchés boursiers restaient sur leurs gardes malgré un répit ... Lire la suite

  • Le logo de Paramount et Warner Bros (Crédit:  / Adobe Stock)
    information fournie par Reuters 20.03.2026 15:42 

    ((Traduction automatisée par Reuters à l'aide de l'apprentissage automatique et de l'IA générative, veuillez vous référer à l'avertissement suivant: https://bit.ly/rtrsauto)) CBS News va licencier environ 6% de ses effectifs, selon une source au fait du dossier. ... Lire la suite

  • Des opérateurs à la Bourse de New York, le 18 mars 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )
    information fournie par AFP 20.03.2026 15:12 

    La Bourse de New York évoluait en baisse vendredi, les investisseurs se montrant toujours nerveux face aux prix élevés des hydrocarbures en raison de la guerre au Moyen-Orient, faisant craindre une accélération globale de l'inflation. Vers 14H00 GMT (15H00 à Paris), ... Lire la suite

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...