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Les obligations : en situation de bulle ou pas ?

H24 Finance pour Boursorama28/12/2017 à 12:21

Les obligations sont-elles en situation de bulle?

Nous avons interrogé Guillaume Rigeade, spécialiste gestion obligataire chez Edmond de Rothschild AM.

H24 : Certains considèrent que les obligations sont en situation de bulle. Partagez-vous cette opinion ?

Guillaume Rigeade : Il est vrai que tous les actifs obligataires qu'ils soient souverains ou corporate aujourd'hui sont très chers. Néanmoins, je ne parlerai pas de bulle, car ils sont très chers pour de bonnes raisons.

Du côté des obligations souveraines, leur cherté s'explique par les politiques extrêmement accommodantes des banques centrales qui ont amené les taux directeurs à des niveaux très bas.

Parallèlement, les investisseurs, dans une recherche de rendement, ont été amenés à se positionner massivement sur des actifs obligataires, même sur des maturités un peu plus longues.

En ce qui concerne la dette d'entreprise, j'ajouterai que, les fondamentaux étant très bons, les risques de défaut sont très faibles, d'où des spreads particulièrement comprimés là encore.

Le véritable risque sur les marchés obligataires est que nous avons peut-être devant nous un risque asymétrique avec une probabilité plus importante de remontée des taux que l'inverse...

H24 : Vous avez évoqué les banques centrales. Le départ de Janet Yellen à la tête de la Fed change-t-il la donne ?

Guillaume Rigeade : Non, l'incertitude est levée, puisque nous connaissons son successeur, Jerome Powell qui reprendra les rennes de la Fed en février prochain. Et nous nous attendons à une certaine continuité avec la poursuite du resserrement monétaire graduel et lent, mis en œuvre par Janet Yellen.

Jerome Powell s'est d'ailleurs illustré en indiquant que l'inflation trop basse était un mystère, ce qui signifie qu'il a besoin de plus de temps pour savoir si l'inflation va repartir...

H24 : Toujours aux Etats-Unis, quelle est l'incidence de la nouvelle réforme fiscale de Donald Trump sur le marché obligataire ?

Guillaume Rigeade : Je vois plutôt le côté positif sur les entreprises américaines, avec un soutien au marché des obligations d'entreprises.
C'est un élément de soutien à l'économie américaine et à toutes les entreprises qui auront une activité domestique.

H24 : En Europe, pensez-vous que le mouvement de réduction des taux entre les différents pays suite à la crise politique en Allemagne qui a affaibli Angela Merkel et au déroulement du Brexit qui semble renforcer le bloc européen va se poursuivre ?

Guillaume Rigeade : En Europe, effectivement les spreads se sont beaucoup resserrés, et nous considérons qu'ils ne rémunèrent pas très bien le risque de volatilité.

Toutefois, nous n'avons pas identifié de risque précis. Le calendrier politique n'est plus aussi chargé qu'il l'était en 2017.

Par conséquent, nous préférons privilégier les dettes qui offrent encore un peu de rendement, à l'instar du Portugal, par exemple, dont les fondamentaux économiques s'améliorent très fortement.

Nous sommes aussi positionnés sur la Grèce qui est également dans une voie de normalisation importante alors qu'elle bénéficie d'un programme d'aide financière, mais ce dernier devrait offrir un nouvel accès au marché obligataire.

Donc cela se traduit par une baisse des taux d'intérêt, plus de liquidités et, pour un investisseur obligataire, c'est une opportunité.

H24 : A l'échelle mondiale, avec une confiance et une croissance en hausse, comment anticipez-vous les risques inflationnistes ?

Guillaume Rigeade : Aujourd'hui, le véritable sujet est l'absence de risque inflationniste. Donc, il faut essayer de mieux mesurer si et quand les anticipations d'inflation vont remonter, et quel serait l'impact sur les marchés.

Nous cherchons à nous en protéger de deux façons : en étant vendeurs sur les obligations de maturités plus longues et en allouant une partie de notre portefeuille aux obligations indexées sur l'inflation, aujourd'hui.

H24 : De manière plus globale, quelles sont vos positions aujourd'hui au sein de votre gestion ?

Guillaume Rigeade : Eliezer Ben Zimra et moi-même gérons en nous reposant sur deux piliers.

Le premier, c'est la cherté des marchés obligataires d'une manière globale que nous avons évoquée et qui justifie de ne pas être complètement investi. Pour donner quelques chiffres, 25% du portefeuille est en cash ou en monétaire, ce qui nous donne les moyens de saisir toutes les opportunités qui se dégageraient si un épisode de volatilité venait à se matérialiser, par exemple suite à un problème de communication ou de mise en œuvre des politiques monétaires. En effet, les secousses qui seraient engendrées n'auraient pas d'impact durable sur la solvabilité des émetteurs.

Pour en revenir à notre gestion, notre prudence se traduit - c'est le deuxième pilier - par une gestion active de ce risque de remontée des taux, notamment sur les obligations souveraines américaines et allemandes. Nous sommes donc vendeurs sur les taux longs aux États-Unis et en Europe.

Par contre, nous restons investis sur les actifs qui nous semblent toujours offrir un potentiel de performance et, en particulier, la dette d'entreprises européennes. Nous avons encore une allocation significative sur du crédit High Yield européen, notamment sur les financières. Et nous avons aussi, en diversification, une poche d'obligations émergentes.

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