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"Les marchés ouvrent sur une période de grande incertitude" (Carmignac)

Boursorama13/10/2015 à 10:30

Les marchés alternent toujours rebonds et rechutes alors que la toile de fond économique est incertaine à l'échelle mondiale.

Depuis quelques mois, Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac, affiche sa méfiance vis-à-vis des marchés actions. Pour lui, plusieurs sujets économiques se sont transformés en impasses et risquent encore d’envoyer de mauvais signaux lors des mois à venir.

« Les marchés ouvrent sur une période de grande incertitude qui succède à six années de marchés soutenus par la confiance dans le soutien des banques centrales », affirme Didier Saint-Georges dans la dernière note d’analyse mensuelle de Carmignac.

Chine : les « observations sur le terrain » laissent sceptiques

Mardi matin, les marchés européens repartaient à la baisse après leur rebond des dernières séances, notamment affectés par la dégradation des statistiques du commerce chinois. Les importations chinoises, attendues en baisse de 15% en septembre 2015 face à septembre 2014, inquiètent encore en se révélant en chute libre de 20,4% selon les données d’Investing.com. Le chiffre traduit une nette contraction de la demande intérieure chinoise.

Didier Saint-Georges écrivait au sujet de la Chine, juste avant la publication de ces mauvais chiffres : « L’aggravation du ralentissement (…) est visible : selon les chiffres du Bureau national chinois des statistiques, organisme qui ne s’est jamais illustré par un pessimisme excessif, les profits de l’industrie chinoise ont encore reculé de 8,8% en août, dont -22% pour l’industrie automobile, -72% pour l’industrie pétrolière, et -10% pour les télécom ». À noter, pour éviter toute confusion, que l’on parle bien de profits (résultat net), et non de chiffres d’affaires : il ne faudrait pas comprendre à travers ces chiffres que les ventes d’automobiles se seraient contractées de 22% en août.

« Nos observations sur le terrain confirment notre crainte que l’épisode du mois d'août de fuite de capitaux, renforcée par la dépréciation maladroite de la devise, puis la mise en place de mesures de contrôle des changes, laissent des traces dans la confiance du secteur privé », poursuit ainsi Didier Saint-Georges.

Certes, « les autorités parviendront probablement in fine à rééquilibrer la croissance du pays pour lui assurer une trajectoire rassurante ». Néanmoins, « la marche vers cet objectif sera difficile et entravée par les priorités politiques et l’ampleur des surcapacités industrielles à résorber », estime-t-il.

« Cette tendance au ralentissement économique global serait moins problématique si elle n'était aggravée par les pressions déflationnistes qui l'accompagnent et ne survenait au moment où la confiance dans une réponse efficace des banques centrales commence à poser question », ajoute Didier Saint-Georges.

Les banques centrales impuissantes pour rassurer les intervenants

Au sujet des banques centrales, le membre du comité d’investissement souligne la situation très inconfortable dans laquelle se trouve notamment la Fed.

« Six ans après qu’a été entamée une politique de soutien monétaire d’une ampleur sans précédent, les investisseurs redoutent certes l’amorce du processus de resserrement monétaire (…), mais expriment aussi leur défiance à l’égard du maintien de conditions monétaires exceptionnelles, interprété à juste raison comme la manifestation de leur inefficacité sur l’économie réelle à ce jour ».

Didier Saint-Georges reste par ailleurs sceptique vis-à-vis de l’efficacité réelle du « quantitative easing » en Europe et au Japon face au ralentissement économique généralisé : « Un énième renforcement du soutien monétaire, notamment en zone euro ou au Japon, est probable et pourrait temporairement ramener la confiance des investisseurs. Mais le marché du crédit a commencé de se détériorer, tandis que se poursuivent le ralentissement économique global, favorisé par le rééquilibrage brutal de l’activité chinoise, et les pressions déflationnistes qui l’accompagnent ».

La même source poursuit : « Des États-Unis à la Chine, et de l’Europe au Japon, ce dont a besoin l’économie mondiale toujours surendettée, c’est d’accélérer sa croissance économique potentielle. Or, c’est un registre sur lequel les banques centrales ont confirmé qu’elles n’avaient pas de prise ».

Certes, pour Didier Saint-Georges, les banques centrales « ont su protéger les marchés depuis 2009 et donner une fenêtre de tir aux gouvernements pour effectuer les réformes nécessaires ». Or, cette opportunité n’a pas été saisie : « La fenêtre commence à se refermer mais les réformes n’ont que rarement eu lieu, la croissance demeure trop faible pour réduire les niveaux d’endettement, et l’inflation ne s’est pas redressée », affirme-t-il.

Dans ce contexte, Carmignac affiche une forte prudence vis-à-vis des marchés actions, et se reporte sur les actifs moins risqués du marché obligataire. « Nos portefeuilles maintiennent leur configuration prudente, se concentrent sur les actions à forte visibilité, et ont vu renforcée leur exposition aux emprunts d'État à duration longue », explique Didier Saint-Georges.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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