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Les déménagements liés au Brexit continuent d'augmenter
information fournie par Newsmanagers30/04/2019 à 10:15

(NEWSManagers.com) - Le nombre de prestataires de services financiers qui délocalisent leurs activités de Londres à Luxembourg à la suite du retrait prévu du Royaume-Uni de l'UE a continué d' augmenter au cours des premiers mois de 2019. A l'heure actuelle, 58 entreprises ont annoncé publiquement ou ont déjà mis en œuvre de telles délocalisations, selon Luxembourg for Finance, l'agence de développement du centre financier. Depuis janvier 2019, 11 nouvelles délocalisations liées au Brexit ont été publiquement annoncées. Le nombre réel de ces délocalisations pourrait encore augmenter au fur et à mesure des nouvelles annonces.

En tant que première place financière européenne pour les fonds d'investissement, le Luxembourg a attiré principalement des gestionnaires de portefeuille (31). Toutefois, les compagnies d'assurance (13), les banques (8) et les prestataires de services de paiement (6) délocaliseront également ou ont déjà délocalisé leurs activités de Londres à Luxembourg à la suite du Brexit. Ces délocalisations s' expliquent par le cadre du passeport européen qui permet à ces entreprises de continuer à servir leurs clients dans le marché intérieur de l' UE.

" Pour les entreprises, l'écosystème très international et très développé des services financiers, la possibilité de s'appuyer sur les structures existantes et la haute qualité de vie et la stabilité sont autant d'atouts en faveur du Luxembourg " , explique Nicolas Mackel, CEO de Luxembourg for Finance. " La notation du pays est depuis des années au plus haut niveau (triple A) et le climat politique est également très stable. En ces temps d'incertitude politique croissante, les entreprises d'Europe et du monde entier l'apprécie beaucoup " , déclare Nicolas Mackel.

Le Luxembourg a également préparé sa place financière à un éventuel scénario " no deal " du Brexit avec divers amendements législatifs adoptés par le Parlement. Bien qu' un accord d' extension des négociations jusqu' au 31 octobre prochain ait été conclu, le scénario du " no deal " reste fortement probable. Entre autres choses, les autorités de surveillance financière se verront accorder des pouvoirs spéciaux pour une période limitée si le Royaume-Uni se retire effectivement de l'Union Européenne sans conclure d'accord. En outre, dans le cas d'un " hard brexit " , une période transitoire de 21 mois s'appliquera aux entreprises financières britanniques disposant de bureaux au Luxembourg.

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