Aller au contenu principal
Fermer

Les cours du pétrole s'enflamment, les marchés vacillent
information fournie par Zonebourse 02/03/2026 à 12:01

Les marchés débutent la semaine dans une grande confusion. Londres cède 0,8% derrière Paris (-1,5%) et Francfort (-1,7%). Après des semaines de tensions croissantes, les frappes américaines et israéliennes conjointes sur Téhéran ont provoqué une flambée des cours de l'or noir, avec une cascade de conséquences hétérogènes sur les secteurs boursiers.

Les analystes sont à l'affût : d'un oeil, ils voient les bombes tomber sur Téhéran ; de l'autre, ils observent l'envolée des cours du brut. À Londres, le baril de Brent progresse ainsi de 9% pour se rapprocher des 80 USD. "Lors de la guerre des 12 jours de juin 2025, les cours de l'or noir avaient bondi de 15%, avant de retomber rapidement à leurs niveaux d'avant-conflit une fois les hostilités terminées", rappelle Christopher Dembik. Pour cet analyste chez Pictet AM, la même tendance devrait être observée.

"Un scénario de fermeture effective du détroit d'Ormuz devient de plus en plus crédible, avec déjà des navires bloqués, des attaques et le retrait des assureurs maritimes", estime Frédéric Lorec, analyste chez AlphaValue. Selon lui, le Brent pourrait dépasser 100 USD, voire entrer dans une zone supérieure à 130 USD si la perturbation se prolonge.

Dans ce contexte, huit pays de l'OPEP (Arabie saoudite, Russie, Irak, EAU, Koweït, Kazakhstan, Algérie et Oman) ont décidé hier de commencer à lever progressivement les réductions volontaires de production de 1,65 Mb/j annoncées en avril 2023. Ils mettront en oeuvre une hausse de production de 206 000 barils par jour dès avril 2026, estimant que les fondamentaux du marché sont solides et les stocks faibles. Des mesures qui auront "un effet limité", évalue Frédéric Lorec.

Dans ce contexte, les compagnies aériennes (dont le kérosène représente généralement entre 25% et 30% des coûts opérationnels) sont délaissées : Finnair et Air France-KLM reculent de 9,5%, TUI (-8,6%), Lufthansa et Wizz Air (-6,2%), IAG (-5,2%) et Ryanair (-2,4%).

A l'inverse, les valeurs du secteur pétrolier bondissent, à l'instar d'Equinor ( 6%), qui combine la découverte d'un gisement de 25 à 89 millions de barils en mer du Nord avec l'envolée du Brent. TotalEnergies ( 3,8%), Shell ( 2,5%) et Repsol ( 4,3%) profitent également de ce contexte géopolitique.

Sur le front des statistiques, en zone euro, l'indice des directeurs d'achat (PMI) manufacturier est ressorti à 50,8 en février, en ligne avec les attentes, après 49,5 en janvier, a indiqué S&P Global.

Pour l'Hexagone, le PMI manufacturier ressort à 50,1 en février, contre un consensus de 49,9, après 51,2 en janvier, a indiqué S&P Global. En Allemagne, ce même PMI s'établit à 50,9 en février, contre un consensus de 50,7, après 49,1 en janvier, a indiqué S&P Global. À 50,9 points, cet indicateur est à un niveau inédit depuis 44 mois.

Les marchés prendront connaissance, sur les coups de 16h, de l'ISM aux Etats-Unis.

Ce contexte de tension profite naturellement à l'or, qui joue pleinement son rôle de valeur refuge : l'once s'envole de 2,1%, autour de 5 400 USD.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...