Des câbles passent à l'arrière d'un serveur dans le centre de données d'Equinix à Pantin
par Etienne Breban et Mathias de Rozario
Legrand a fait état jeudi d'un chiffre d'affaires au-dessus des attentes au premier trimestre, le spécialiste des infrastructures électriques et numériques du bâtiment citant le succès des offres dédiées aux centres de données (data centers) aux États-Unis.
Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe a déclaré un chiffre d'affaires en hausse de 11,4%, à 2,54 milliards d'euros, au-dessus des attentes des analystes qui attendaient en moyenne 2,47 milliards d'euros, selon un consensus compilé par l'entreprise.
Dans la région Amérique du Nord et Centrale, qui représente près de la moitié du chiffre d'affaires de Legrand, les ventes sont en hausse de 25,8% à structure et taux de change constants, notamment grâce à une croissance de 29,1% du chiffre d'affaires aux États-Unis.
"Je dirais que ce qui tire le plus, et de loin, ce sont les data centers" aux États-Unis, a déclaré à Reuters Benoît Coquart, directeur général de Legrand, dans un entretien.
"La partie transition énergétique, électrification fait un peu de croissance aussi, et la partie traditionnelle, bâtiment résidentiel ou bureaux, reste assez déprimée", a-t-il ajouté au sujet au sujet du pays, qui représente 43,4% du chiffre d'affaires du groupe.
Selon Benoît Coquart, les centres de données pourraient représenter environ 30% du chiffre d'affaires de Legrand en 2026, après 26% l'année dernière.
Legrand affiche également un résultat opérationnel ajusté de 524,7 millions d'euros, en progression de 11,5%, alors que les analystes tablaient en moyenne sur 519 millions d'euros, selon le consensus.
En Europe, les ventes sont en recul de 2,8% sur le trimestre, Legrand décrivant un marché du bâtiment "toujours contrasté".
Interrogé sur un rebond dans la région, Benoît Coquart a relevé le "gros point d'interrogation sur l'impact de la crise au Moyen-Orient". "Ça dépend de la profondeur et de la durée de la crise", a-t-il ajouté.
Legrand a toutefois dit ne pas voir d'impact significatif de la situation géopolitique au Moyen-Orient.
"On imagine des effets prix de 2 à 3%, a souligné Benoît Coquart à Reuters, précisant que la hausse du prix d'achat serait répercutée sur les prix de vente.
Legrand a par ailleurs confirmé ses objectifs annuels, dont une croissance de ses ventes, hors effets de change, comprise entre 10 et 15%.
(Rédigé par Etienne Breban et Mathias de Rozario, édité par Augustin Turpin)

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