enseigne le slip francais (Crédits: Adobe Stock)
Ce que vous devez savoir dans le cadre de cette nouvelle introduction à la Bourse de Paris.
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C'est le début d'une nouvelle aventure pour Le Slip Français. L'entreprise fondée en 2011 par Guillaume Gibault, spécialisée dans les sous-vêtements premium pour homme estampillés « Fabriqués en France », s'apprête à faire ses premiers pas sur Euronext Growth. Le prix des actions a été fixé à 14,80 €. La première cotation est prévue le 14 juillet. Un hasard ? Non. Guillaume Gibault et Léa Marie, directrice exécutive, ont choisi le jour de la Fête nationale pour symboliser leur credo, le savoir-faire français.
« Nous cherchons à lever 5 millions d'euros, en brut, grâce à une augmentation de capital », explique le gérant. Cet argent frais est destiné à la montée en puissance du site industriel Bonne Nouvelle, à l'accélération commerciale et au renforcement du besoin en fonds de roulement. Il est aussi prévu des cessions de titres pour environ 7 millions d'euros, montant susceptible d'être porté à 10,8 millions avec l'éventuel exercice intégral de la clause d'extension et de l'option de surallocation. Le Slip Français a obtenu des engagements de souscription à hauteur de 6,9 millions d'euros de la part des fonds Eiffel (4,8 millions ) ou Vatel Capital
Pour Léa Marie, « le timing de l'opération est parfait ! A l'heure des débats sur la souveraineté industrielle, des tensions géopolitiques et des importations peu rentables, produire en France est essentiel ». L'introduction en Bourse arrive à un moment charnière pour la société, qui a connu des mésaventures qui l'ont forcée à adopter une politique commerciale très agressive - les prix ont été divisés par deux - pour résister à la concurrence.
Profit net symbolique
L'un des arguments mis en avant est le redressement. A 21,1 millions d'euros, les ventes ont crû de 4,2 % en 2025, pour un résultat net positif pour la première fois, à 0,72 million. Le flux de trésorerie disponible est significatif, avec un taux de conversion de l'Ebitda de 70 % en cash. L'analyse des ratios donne une vision différente : à 19,2 millions d'euros, la capitalisation boursière représente 0,9 fois les ventes, ce qui est raisonnable, mais elle fait ressortir un PER de 26,5 fois.
D'ici à 2030, Guillaume Gibault entend doubler les ventes, à 42,2 millions, soit un taux de croissance annuel moyen de 14,9 %, un rythme bien supérieur à celui de 2025. La marge d'exploitation est attendue à plus de 10 % d'ici trois à cinq ans, contre 6,2 % en 2025. A l'issue de l'opération, les dirigeants détiendront 14,6 % du capital à eux deux. A l'inverse, les fonds qui contrôlent la société arrêteront les frais.
C. P.
Ne pas participer. Le projet est séduisant, mais le risque nous paraît élevé pour l'envisager comme un véritable investissement. Ceux qui veulent soutenir le made in France pourront prendre un ticket de quelques actions.
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