Le secteur auto allemand dans le rouge à cause de Trump
information fournie par Zonebourse 04/05/2026 à 10:55
En fin de semaine dernière, le président des Etats-Unis a indiqué qu'il allait augmenter dans les prochains jours les taxes douanières imposés à l'Union européenne pour les voitures et les camions entrant sur le sol américain, en portant leur taux à 25%, contre 15% auparavant. Donald Trump estime que l'accord commercial entre les Etats-Unis et l'Union européenne n'est pas respecté.
Le locataire de la Maison-Blanche a toutefois précisé qu'il n'y aurait aucun tarif douanier "s'ils produisent des voitures et des camions dans des usines aux Etats-Unis", avant d'ajouter : "de nombreuses usines d'automobiles et de camions sont actuellement en construction, avec plus de 100 milliards de dollars investis, un RECORD dans l'histoire de la fabrication de voitures et de camions".
All Invest Securities estime que l'impact serait limité pour Renault ( 0,47%), absent du marché américain, et relativement contenu pour Stellantis (-0,26%), dont la majorité de la production destinée aux Etats-Unis est localisée en Amérique du Nord.
L'Allemagne en première ligne
En revanche, la société française de services financiers pensent à juste titre que les constructeurs et équipementiers allemands sont les plus exposés. Volkswagen (-1,46%) serait "en première ligne", important une large part de ses véhicules (notamment Porsche et Audi) vers le pays de l'Oncle Sam. Mercedes-Benz (-2,01%) et BMW (-1,95%) seraient également touchés, "malgré une base industrielle locale, du fait d'un modèle mixte combinant production domestique et importations depuis l'Europe", selon les analystes. Les équipementiers sont également en repli à l'image de Continental qui abandonne 4,41%, c'est la plus forte baisse du DAX 40.
All Invest Securities ajoute qu'au-delà de l'impact à court terme, la hausse des droits de douane renforce l'incitation à localiser la production aux Etats-Unis, les véhicules produits localement n'étant pas concernés par cette mesure, comme l'a rappelé Donald Trump. Elle pourrait accélérer les investissements industriels outre-Atlantique, au détriment de la base productive européenne.
Dans ce contexte, la fédération automobile allemande appelle à une désescalade, soulignant le risque d'un coût élevé pour l'industrie européenne et un impact pour le consommateur américain. Une hausse des droits de douane de 15 à 25% pourrait coûter 0,3 point de PIB à l'Allemagne, selon l'institut Kiel.
Kiel détaille les conséquences
Selon le centre de recherche économique, à court terme en Allemagne, les pertes de production sont estimées à près de 15 milliards d'euros, tandis qu'à long terme elles pourraient grimper à 30 milliards d'euros. D'autres économies européennes dotées de secteurs automobiles puissants, comme l'Italie, la Suède ou la Slovaquie, enregistreraient également des baisses notables.
Toujours selon Kiel, pour l'Allemagne, les pays de l'Union européenne restent la destination principale des exportations d'automobiles, alors que les Etats-Unis constituent le marché individuel le plus important, dépassant la Chine et le Royaume-Uni.
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