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Le secteur aurifère, une opportunité en or en période de récession ?
H24 Finance pour Boursorama18/06/2020 à 19:40

(Crédits photo : Pixabay - PublicDomainPictures )

« L'or est un moyen de parier sur la peur, et de temps à autre, ça a été un bon moyen de parier sur la peur », selon le célèbre investisseur américain Warren Buffett. Il est vrai qu'en période de forte volatilité, les marchés observent souvent un rallye des investisseurs sur le métal jaune. La crise du coronavirus n'a pas fait exception et a même entraîné une appréciation de son cours : depuis le début de l'année, l'or a gagné près de 13 % pour dépasser les 1 700 $ par once.

L'or n'a jamais trouvé grâce aux yeux de Warren Buffett. L'oracle d'Omaha s'est toujours détourné de cet actif, le considérant « inutile et improductif ». Mais aussi talentueux soit-il, tout le monde ne partage pas son avis. De nombreuses sociétés de gestion continuent d'investir sur le secteur aurifère, convaincues que l'or a plus que jamais sa place dans les portefeuilles.

Comment se comporte l'or durant la crise ?

L'or, investissement à la fois millénaire et d'actualité, a naturellement profité de la crise du coronavirus. Charlotte Grosseau et Philippe Toledano de BlackRock remarquent que son prix est en hausse quand tous les marchés actions du monde ont subi une terrible débâcle. Un constat que partage Ivan Kralj, assistant gérant chez Jupiter AM : « L'or a été l'un des actifs les plus performants cette année » et « même s'il est impossible de prédire l'évolution des prix, il s'est avéré être la protection la plus efficace contre les résultats extrêmes du marché ».

Si le métal précieux a parfaitement endossé son rôle de valeur refuge, ce n'est pas le fruit du hasard. En effet, le contexte actuel, où cohabitent taux d'intérêt au plancher, assouplissement quantitatif illimité et dépréciation des devises mondiales, est particulièrement bénéfique pour l'or. « Rarement la configuration n'a été aussi favorable pour la thématique de l'or ! Au maintien probable, et pour longtemps, de mesures ultra-accommodantes de la part des banques centrales, l'inflexion de tendance du dollar américain apporterait un soutien supplémentaire au métal jaune », indique Arnaud du Plessis, gérant chez CPR AM.

Mais la macroéconomie n'est pas la seule à avoir influencé le cours du métal jaune. La psychologie des investisseurs en a été un levier tout aussi important. « Le sentiment négatif sur l'économie et les autres incertitudes qui persistent comme les élections américaines, les regains de tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi le risque d'une deuxième vague de l'épidémie sont des facteurs de risques pour les investisseurs et sont donc autant de soutiens de la demande financière d'or », détaille Charlotte Peuron, gérante chez Crédit Mutuel AM. Et pour preuve, les encours des fonds cotés adossés à l'or sont au sommet. Selon les chiffres de Crédit Mutuel AM, le stock total de ces ETFs a augmenté de 17,8 M d'onces depuis le début d'année pour atteindre plus de 100 M aujourd'hui.

Durant la crise, les sociétés aurifères ont également prouvé leur résilience. « Les actions des mines d'or affichent de bons résultats après des années de sous-performance, avec une répartition beaucoup plus disciplinée du capital », note Ivan Kralj de Jupiter AM. Charlotte Grosseau et Philippe Toledano de BlackRock ajoutent que si les sociétés aurifères ont bel et bien connu une course à la liquidité de court terme, elles ont tout de même surperformé les marchés actions.

Et les investisseurs l'ont bien compris. « Dans cette tendance positive, les investisseurs recherchent également les sociétés aurifères, car elles offrent un effet de levier à la performance de l'or », fait savoir Charlotte Peuron de Crédit Mutuel AM. Ces entreprises ont été, comme le reste du monde, pénalisées par la crise du Covid-19, mais la gérante tient à rassurer en expliquant qu' « aujourd'hui, quasiment toutes les mines touchées ont repris leurs activités comme au Canada, au Mexique, partiellement au Pérou et au Chili... » D'autant que la crise a entraîné « la baisse des prix de l'énergie et la baisse des devises vs USD », ce qui « va compenser la hausse des coûts liée au Covid-19 ».


 

Pourquoi investir maintenant dans le secteur aurifère ?

Bien que l'or se soit fortement apprécié depuis le début de l'année, il serait encore temps d'investir d'après les gestionnaires d'actifs. Philippe Toledano de BlackRock identifie trois raisons à cet égard. D'abord, l'environnement macroéconomique : l'accumulation d'incertitudes est favorable à l'or puisqu'il « revêt toujours un caractère de compensation dans les phases baissières et les situations de stress ». Ainsi, le métal jaune permettrait d'améliorer le couple risque/rendement du portefeuille, notamment dans les périodes de forte volatilité, selon l'expert.

Ensuite, Philippe Toledano signale que l'or fait preuve d'une décorrélation par rapport aux taux. Il servirait ainsi de couverture contre l'inflation, l'un des principaux risques qu'identifient les investisseurs en raison des mesures monétaires massives pilotées par les banques centrales. Enfin, les équipes de BlackRock soulignent que les matières premières sont faiblement reliées aux autres classes d'actifs et que l'or, en tant que tel, permet d'accroître la diversification de son portefeuille et donc d'en abaisser le risque.

Alors qu'il est toujours extrêmement difficile de mesurer l'ampleur et la durée de la crise économique, il est fort probable que l'or conserve son statut de valeur refuge aux yeux des investisseurs. « Devant tant d'incertitudes, les marchés devraient rester volatils, avec des phases de risk off - risk on », anticipe Charlotte Peuron de Crédit Mutuel AM. Par conséquent, la gérante pense que « les investisseurs vont rester prudents et poursuivre le renforcement de leurs positions sur les actifs refuges ». Sur ce point, l'or et le secteur aurifère de manière générale en sont les grands gagnants car il s'agit d' « actifs de diversification liquides, ce qui est un atout aujourd'hui dans ce contexte de marché et sous pression permanente ».

En ce qui concerne les actions de sociétés aurifères, là aussi les perspectives sont positives. « A la différence de 2008, leur structure financière est aujourd'hui beaucoup plus solide et elles bénéficient pleinement de la situation actuelle en générant des free cash-flows en forte croissance », considère Arnaud du Plessis de CPR AM.

Jonathan Hathaway, gérant chez Tocqueville Finance de l'un des plus importants fonds or au monde, spécifie également qu'investir dans les mines d'or « permet d'avoir un levier de 3 à 5 fois sur le cours de l'or, premier catalyseur du secteur ». Sans compter que « les mines d'or devraient être l'un des rares secteurs à avoir une forte croissance de ses bénéfices dans les mois à venir ». Selon les données de la société de gestion : « au T1 2020, la marge moyenne espérée est de 615 dollars par once, en croissance de +50% par rapport au T1 2019 ».

De son côté, Charlotte Peuron ajoute que « l'association des coûts de production bas et maîtrisés, jumelés à un prix de l'or qui s'installe durablement au-dessus de 1700 $ par once, va booster les marges des sociétés qui sont déjà élevées ». De plus, « les managements restent focalisés sur la génération de free cash-flow et le retour à l'actionnaire ». Un signal réconfortant pour les investisseurs alors même que « la concentration du secteur se poursuit, ce qui est, selon nous, un facteur de soutien pour les valorisations », poursuit la gérante.

Deux éléments pourraient toutefois venir fragiliser les résultats des sociétés aurifères. D'abord, « les mines d'or ne sont pas à l'abri de la dislocation due à la crise du Covid-19, du confinement et de la distanciation sociale », tient à rappeler Alastair Irvine, spécialiste produits chez Jupiter AM. Néanmoins, « il s'agit d'une industrie très consommatrice de pétrole et l'effondrement des prix est une aubaine pour réduire les coûts de production à un moment où la demande d'or est élevée, et les prix aussi ». L'autre point concerne justement la demande avec l'effondrement de l'activité des bijouteries durant la crise. « Un indicateur reste au rouge aujourd'hui : la demande de bijouterie sera moins forte qu'anticipé avant la crise du Covid-19, due à la baisse des revenus des ménages et donc des budgets « cadeaux » entre autres, mais aussi à la hausse du prix de l'or qui rend mécaniquement les bijoux plus coûteux », analyse Charlotte Peuron de Crédit Mutuel AM.

Mais rassurons-nous, le secteur des actions aurifères semble avoir de beaux jours devant lui. Chez BlackRock, la gestion est persuadée que, comme pour les autres crises, les actions aurifères viendront même à surperformer le prix de l'or.

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