Le scénario d'une offre de retrait sur Vivendi s'éloigne après une décision de justice
information fournie par Zonebourse 28/11/2025 à 17:10
Dans un communiqué publié sur son site Internet, la plus haute juridiction française estime que la législation ne reconnaît de contrôle qu'au regard des votes exprimés en assemblée générale, sans tenir compte d'aucun autre critère.
Or, la cour d'appel avait jugé de son côté, en avril dernier, qu'un contrôle de fait pouvait découler d'un faisceau d'indices tels que la notoriété de Vincent Bolloré, son parcours professionnel, celui de ses fils ou son autorité personnelle au sein des assemblées générales de Vivendi.
La justice avait alors considéré que le groupe Bolloré, premier actionnaire de Vivendi avec 29,9% du capital, contrôlait de fait ce dernier, ce qui avait conduit l'AMF à décider qu'un projet d'offre publique de retrait visant les titres de Vivendi devait être déposé dans un délai fixé à six mois.
Cette décision maintenant cassée, la cour d'appel, autrement composée, devra de nouveau statuer sur cette question du contrôle de fait.
Du point de vue des analystes, une prise de contrôle de Vivendi par la holding de l'homme d'affaires breton devient désormais très improbable.
'Nous pensons (...) qu'il existe une probabilité très faible (pour ne pas dire nulle) que la Cour d'appel de Paris juge à nouveau que Bolloré exerce un contrôle de fait sur Vivendi', commentent ainsi les équipes d'AlphaValue.
'La réaction négative du cours de l'action nous semble donc justifiée', ajoute le bureau d'études indépendant.
A la Bourse de Paris, l'action Vivendi était stable vendredi après-midi dans le sillage de la décision de la Cour de Cassation, après avoir cependant chuté de quasiment 5% en tout début d'après-midi.
Le titre avait déjà décroché de 13% le mercredi 19 novembre sur des informations du Monde qui évoquaient déjà une remise en cause par la Cour de Cassation d'une obligation à lancer une OPA.
Pour mémoire, c'est le fonds activiste Ciam qui était à l'origine de l'affaire, celui-ci estimant que le démantèlement de Vivendi suite aux cessions d'UMG, Havas puis Canal+ ne respectait pas le droit boursier et qu'il nuisait aux actionnaires minoritaires, considérant que Bolloré aurait dû proposer une porte de sortie aux actionnaires minoritaires, désormais condamnés à rester 'prisonniers' d'un véhicule d'investissement décoté comme le soulignent certains observateurs.
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