Photo diffusée à la presse du premier modèle de voiture électrique de Ferrari, "Luce" ("lumière"), dévoilé à Rome le 25 mai 2026 ( FERRARI PRESS OFFICE / Handout )
Ferrari a déjà enregistré des commandes pour son premier modèle électrique, la Luce, malgré de nombreuses critiques, a assuré jeudi le patron de la marque au cheval cabré Benedetto Vigna.
"Il est clair qu’une personne habituée à voir des choses traditionnelles se dit +qu’est‑ce que c’est que ça?+, puis ensuite tu vois les gens qui t’écrivent, qui achètent, qui passent des commandes: certains sont déjà clients et d’autres non", a indiqué Benedetto Vigna jeudi lors d'un congrès à Modène (nord).
Avec ses cinq portes et ses courbes ovoïdes imaginées par le designer de l'iPhone, et malgré ses plus de 1.000 chevaux, la Luce rompt avec l'agressivité traditionnelle des modèles de la marque, ce qui a déclenché une avalanche de critiques.
La Ferrari Luce "n’a rien à voir avec les voitures électriques que vous avez vues chez d’autres marques (...) il faut la voir et l'essayer", a-t-il souligné lors de ce congrès sur la "Motor Valley", qui rassemble l'industrie automobile de luxe, entre Ferrari, Maserati et autres Pagani.
Affiché à 550.000 hors options, la Luce ("lumière" en italien), présentée lundi et mardi à Rome à des "Ferraristi" et personnalités triés sur le volet, doit faire entrer la marque dans l'ère des voitures à batterie.
"Au moins celle-là les Chinois ne nous la copieront pas", a notamment lancé mardi aux médias italiens l'ancien président de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo. "On risque de détruire un mythe. J'espère qu'on enlèvera le cheval cabré de cette voiture".
A la Bourse de Milan, l'action de Ferrari a plongé mardi, dévissant de plus de 8%, avant de se reprendre jeudi (+3,49% à 293,65 euros à la clôture).
Les critiques se sont aussi déchaînées sur les réseaux sociaux, comme quand Jaguar a présenté le grand coupé qui doit être la base de sa gamme 100% électrique.
Réputé pour ses puissants moteurs, Ferrari vend déjà près de la moitié de ses voitures en version hybride.
Mais la marque de Maranello a pris plusieurs années avant de rejoindre dans les voitures à batterie des concurrents tels que Porsche, Lamborghini ou Rimac, sur un marché des voitures de sport encore réticent aux modèles 100% électriques.
Le carnet de commandes de la marque de luxe reste plein et sa rentabilité a continué à augmenter en 2025. La marque a "peut-être" trop communiqué autour de ce passage à l'électrique mais continuera à proposer "toutes les motorisations parce que la réponse ultime est celle des clients", a assuré Benedetto Vigna.
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