Illustration montrant du pétrole, des miniatures de barils de pétrole et un billet de banque en dollars américains
par Gregor Stuart Hunter et Amanda Cooper
Le dollar est en progression jeudi pour la troisième séance consécutive, se maintenant près de ses plus hauts niveaux de cette année, alors que la flambée des prix du pétrole brut a ravivé les craintes inflationnistes, ce qui pourrait contraindre les banques centrales à réévaluer la nécessité de relever les taux d'intérêt.
La hausse rapide des prix de l'énergie menace la croissance mondiale, les économistes avertissant que des conflits prolongés amplifieraient encore l'impact économique.
Sans surprise, les plus grands importateurs d'énergie au monde ont vu leurs devises enregistrer les plus fortes baisses par rapport au dollar depuis le début de la guerre. L'euro et le won coréen ont perdu entre 2% et 3%, tandis que la roupie indienne et le yen japonais ont perdu plus de 1,5% chacun.
Dans le même temps, le dollar a progressé de plus de 1,5% par rapport à un panier de devises majeures et se rapproche de son plus haut niveau depuis novembre, en partie grâce à son attrait en tant que valeur refuge, mais aussi parce que les États-Unis sont un exportateur net d'énergie.
"Les devises des pays qui sont de grands importateurs nets d'énergie devraient s'affaiblir par rapport à celles des pays qui ne le sont pas", a déclaré Joey Chew, responsable de la recherche sur les devises asiatiques chez HSBC à Singapour.
Mais la possibilité d'un nouveau choc des prix de l'énergie a incité les traders à réévaluer leur opinion sur les taux d'intérêt.
"Le président Trump continue d'affirmer, même du jour au lendemain, que la guerre prendra bientôt fin, mais nous ne savons pas vraiment si cela dépend de lui", a déclaré Rodrigo Catril, stratège en devises à la National Australia Bank à Sydney. "Nous devons nous attendre à une volatilité continue des prix de l'énergie."
Le marché des swaps a montré jeudi que les investisseurs s'attendent à ce que la Banque centrale européenne (BCE) relève ses taux dès le mois de juin, tandis que la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait attendre septembre avant de les baisser, alors que l'on s'attendait auparavant à une baisse en juillet, selon les données compilées par LSEG.
(Rédigé par Gregor Stuart Hunter ; version française Coralie Lamarque, édité par Augustin Turpin)

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