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Le Conseil d'administration d'Atos s’oppose aux propositions de résolutions de Sycomore AM
information fournie par AOF01/06/2023 à 19:05

(AOF) - Sycomore AM va demander le départ du président du Conseil d'administration d'Atos, Bernard Meunier lors de l'Assemblée générale mixte du 28 juin, soulignant que le groupe fait face à une crise de gouvernance majeure. Interrogé par AOF, un porte-parole du spécialiste de la transformation des entreprises indique que le " groupe accuse réception du dépôt des résolutions de Sycomore ", avec qui " le dialogue a été constant et son approche constructive, comme avec l'ensemble de ses actionnaires ".

Le gestionnaire d'actifs, qui détient un peu plus de 936 000 actions Atos, juge que Bernard Meunier, qui siège au Conseil d'administration depuis plus de 15 ans porte " une part de responsabilité importante dans cette crise ". Il rappelle que trois équipes de direction générales se sont accédé en trois ans et considère le bilan du groupe comme désastreux à tous points de vue.

Sycomore AM souligne la " perte de confiance du marché dans la société, reflétée par son cours de bourse (-81% entre fin décembre 2019 et fin mai 2023), qui fait quant à elle craindre une perte de confiance des clients de la société ".

Au total, le gestionnaire d'actifs a dévoilé 4 projets de résolution, comprenant outre le départ de Bernard Meunier, celui de 2 administrateurs, Aminata Niane et Vernon Sankey. Il juge qu'ils ne sont plus indépendants car ils sont membres du Conseil depuis plus de 13 ans et 14 ans.

Sycomore AM souhaite enfin le rétablissement du rôle d'administrateur référent attribué à un administrateur indépendant.

Pour Atos, ces propositions de résolutions " ne sont pas nouvelles et aucune alternative n'a été soumise pour remplacer les administrateurs visés ". " Elles ont en conséquence été rejetées à l'unanimité (du Conseil d'administration, NDLR), y compris par les administrateurs représentant les salariés " a indiqué le porte-parole.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points-clés

- Leader international de la de la transformation numérique, du calcul haute performance et des infrastructures liées aux technologies de l’information, créé en 1997, n°1 européen du cloud, de la cybersécurité et des supercalculateurs ;

- Activité de 11,3 Mds€, répartie en 2 divisions : Evidian - transformation numérique, mégadonnées et sécurité - pour 47 % des ventes, et Tech Fondations pour 53 % - infrastructures et environnements de travail connectés ;

- Modèle d’affaires de maximisation de valeur via la division, fin 2023, du groupe en 2 entités distinctes - Tech Fondations pour l’infogérance et Evidian pour le digital , cloud et sécurité ;

- Capital ouvert (9,96 % pour le fonds de pension Siemens et 2,2 % pour les salariés), Bertrand Meunier présidant le conseil d'administration de 14 membres, avec Nourdine Bihmane comme directeur général, Philippe Oliva DG délégué et Diane Galbe DG adjointe ;

- Situation financière maîtrisée avec 2,7 Mds€ de facilités de crédit couvrant les besoins estimés à 1,8 Md€ pour les restructurations d’où l’exclusion par la direction de toute augmentation de capital mais dette en hausse à 1,45 Md€, soit un effet de levier de 3,75 %.

Enjeux

- Stratégie visant pour le 2nd semestre 2023 la scission du groupe en 2 sociétés, Tech Fondations :

- Tech Fondations : redressement financé à hauteur de 1,1 Md€ visant une marge opérationnelle de 6 % (1,3 % des revenus en 2022), un retour à la croissance des revenus et un autofinancement libre de 150 M€ en 2026,

- Evidian : repositionnement du portefeuille et renforcement des positions de leader aux marges élevées via un plan de 400 M€ pour accélérer sa croissance à 7 % par an jusqu’en 2026, avec une marge opérationnelle de 12 % et un autofinancement libre de 700 M€,

- fin 2023, distribution aux actionnaires d’Atos de 100 % des actions de Tech Fondations et de 70 % de celles d’Evidian qui seront ensuite cotées sur Euronext Paris ;

- Stratégie d’innovation développée dans 18 centres de R&D avec un portefeuille de 3 000 brevets :

- open innovation via les partenariats avec les centres universitaires (informatique quantique, calculateurs exaflopiques, intelligence artificielle, HPC, leadership multiculturel...), avec des alliances avec d’autres acteurs (AWS, Dell, Google, Huma, Microsoft, OVHCloud, Sparkle…) et avec les clients,

- 2 communautés scientifiques d'experts collaborateurs du groupe,

- programme Scaler de collaboration avec + 50 start-ups, ;

- Stratégie environnementale de neutralité carbone en 2028 et de réduction de moitié des émissions d’ici 2025 vs 2021,

- ventes de solutions de décarbonation, renforcées par l’acquisition d’EcoAct,

- investissements dans les supercalculateurs à hydrogène et les technologies quantiques,

- lancement du 1er emprunt « vert » ;

- Exécution du plan de cessions de `800 M€ et issue des négociations avec Airbus pour la cession de 29,9 % du capital d’Evidian ;

- Accélération de la croissance rentable d’Evidian et retour aux profits de Tech Fondations, avec 3 ans d’avance sur les anticipations.

Défis

- Taux d’attrition des salariés de 21,6 % ;

- Confirmation de la dynamique commerciale de la fin 2022 -prises de commandes sur chiffre d’affaires à 90 % et gain de 1,3 % des revenus ;

- Objectif 2023 de revenus stables et d’une marge opérationnelle de 4 à 5 %.

- Suppression du dividende au titre de 2022.

En savoir plus sur le secteur Informatique / ESN (entreprises de services numériques)

Une croissance freinée par le recrutement

Selon une étude pour Numeum, l'organisation professionnelle du numérique, 79 % des entreprises du secteur jugent que leur croissance est bridée par la pénurie de talents face à une demande portée par la transformation numérique. Les entreprises de services du numérique prévoient une croissance de 5 % pour 2022. Plusieurs leviers sont activés par les entreprises pour séduire les talents, en particulier la rémunération, alors que la moyenne des salaires a généralement augmenté dans le secteur informatique. De nouvelles organisations du travail, des perspectives d'évolution de carrière et des missions qui ont du sens sont d'autres atouts. Ainsi Capgemini a adopté un nouvel accord qui propose jusqu'à 70 % de télétravail à tous les collaborateurs. Ces adaptations sont indispensables alors qu'un rapport de la Direction de l'animation de la recherche, des études et statistiques (Dares) et France Stratégie établissent que les métiers de l'informatique seront parmi ceux qui recruteront le plus d'ici à 2030.

Valeurs associées

Euronext Paris +3.44%

3 commentaires

  • 03 juin17:04

    Bcps d actionnaires veulent du changement dans le CA....c est le moment de dégager ceux qui ont ruiné les actionnaires et presque mis en faillite la société une bonne fois pour toute. Bihmane doit prendre les commandes


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