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La zone euro a terminé 2025 avec une croissance solide
information fournie par Reuters 30/01/2026 à 12:57

(Actualisé tout au long avec contexte, détails)

par Balazs Koranyi

L'économie de la zone euro a progressé plus que prévu au quatrième trimestre de 2025, l'accélération de la consommation et des investissements ayant compensé la faiblesse des exportations et l'incertitude liée à la politique commerciale américaine, montre la première estimation du produit intérieur brut (PIB) publiée vendredi par Eurostat.

Les chiffres témoignent d'une résilience remarquable pour un bloc de 350 millions d'habitants qui craignait de succomber à la guerre commerciale avec les États-Unis, à la concurrence accrue de la Chine à l'exportation et à des années de guerre à sa frontière orientale.

Pourtant, et malgré les difficultés rencontrées par l'industrie et les exportations, anciens moteurs du bloc, la zone euro a enregistré une croissance respectable chaque trimestre de l'année dernière, bien que peu spectaculaire.

Le PIB des 20 pays partageant l'euro a augmenté de 0,3% entre octobre et fin décembre par rapport au troisième trimestre, qui avait connu une progression similaire.

Sur un an, le PIB progresse de 1,3%, après 1,4% le trimestre précédent.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse trimestrielle de 0,2% et de 1,2% sur un an.

L'Espagne reste le moteur de la croissance, avec une expansion plus rapide que prévu de 0,8% au quatrième trimestre, et l'Allemagne, première économie de la zone euro, semble quant à elle sortir de plusieurs années de difficultés pour afficher une croissance de 0,3%, supérieure aux estimations des économistes (+0,2%).

"Les résultats du quatrième trimestre (pour l'Allemagne) sont certes modestes, mais ils restent les meilleurs résultats trimestriels des trois dernières années", souligne Carsten Brzeski, économiste chez ING. "L'augmentation des nouvelles commandes et la baisse des stocks sont de bon augure pour un redressement au moins modéré de l'industrie", dit-il.

L'Italie a également dépassé les prévisions avec une croissance de 0,3% au cours des derniers trois mois de 2025.

La France,

freinée par l'instabilité politique, a connu une croissance trimestrielle de 0,2%, conforme aux prévisions, et a augmenté en moyenne de 0,9% en 2025, selon l'Insee, qui évoque une accélération de la demande intérieure finale compensée par un ralentissement du commerce extérieur.

L'Irlande a toutefois pesé sur les statistiques de la zone euro, son vaste secteur multinational, implanté dans ce pays pour des raisons fiscales, ayant connu une forte contraction.

Il s'agit toutefois davantage d'un effet statistique qui n'indique pas une contraction réelle de l'économie.

Ceci, combiné à d'autres indicateurs récents favorables concernant le sentiment économique et aux signes de stabilisation dans l'industrie, place la Banque centrale européenne (BCE) dans une position confortable : l'inflation évolue autour de l'objectif de 2%, les taux d'intérêt se situent à un niveau neutre et la croissance atteint son potentiel, une situation que certains décrivent comme "le nirvana" des banques centrales.

Les investisseurs s'attendent ainsi à des taux d'intérêt stables tout au long de l'année, et seules de nouvelles crises pourraient modifier ces perspectives.

L'institut de Francfort doit annoncer sa décision en matière de politique monétaire jeudi prochain.

(Reportage Balazs Koranyi, version française Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)

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