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La Réserve Fédérale américaine guide les marchés comme jamais
H24 Finance pour Boursorama14/02/2019 à 10:05

La Fed dicte le ton. Les banques centrales continuent de déterminer la dynamique des marchés à un point qui aura rarement été aussi spectaculaire.

« Le krach boursier du dernier trimestre 2018 s'est produit dans un contexte où la Réserve Fédérale (Fed) confirmait la contraction de son bilan (et donc de fait de la liquidité) en mode "autopilote" et le programme de hausse des taux alors que l'économie mondiale multipliait les signes de ralentissement en Chine et en Europe » rappelle Benjamin Melman, CIO allocation d'actifs et dettes souveraines chez Edmond de Rothschild AM.

Après un très mauvais départ pour les actions les 2 et 3 janvier, le Président de la Fed Jerome Powell a rassuré les investisseurs lors d'une intervention le 4 janvier mettant en avant la flexibilité de sa politique monétaire. L'effondrement des marchés s'est alors transformé en rebond historique.

A l'issue de la réunion du FOMC (Federal Open Market Committee) des 29 et 30 janvier, le taux objectif des fonds fédéraux américains n'a pas été modifié. Le communiqué et le ton du discours de Jerome Powell, qui ont suivi la réunion, sont apparus très accommodants, confirmant officiellement que la patience serait de mise et signalant ainsi une pause de plusieurs mois dans le cycle de resserrement. La Fed considère que les taux directeurs ont atteint la fourchette (2,25 % - 2,50 % depuis décembre) où ils peuvent être considérés comme neutres.

Un positionnement de la Réserve Fédérale américaine qui porte les marchés financiers...

« Cette décision était parfaitement anticipée : plusieurs déclarations avaient déjà montré que la Fed s'interrogeait sur le rythme de hausse à adopter en 2019 face à la montée des risques intérieurs et extérieurs » précise Nathalie Benatia, Responsable de Contenu Macroéconomique chez BNP Paribas AM.

En effet, les craintes quant au cycle de croissance forcent les banquiers centraux à continuer d'ajuster leur communication dans un sens toujours plus prudent, ce qui limite la hausse des taux souverains (voire les fait baisser). « Tant qu'ils ne disposeront pas de gages robustes sur une amélioration de l'environnement économique et financier, ils ne pourront pas reprendre le chemin du retrait de leur politique monétaire encore accommodante (pourtant engagé l'année dernière) » détaillent les gérants de Sycomore AM.

Cette "patience" (le terme a été employé par la Fed) a enchanté les marchés. « Jérôme Powell a aussi capitulé, un peu devant Donald Trump mais aussi beaucoup devant les marchés financiers et le brouillard économique caractérisant l'économie américaine en raison du manque de statistiques fédérales lié au shutdown » relate Igor de Maack, Porte-parole de DNCA.

Wall Street, et Donald Trump, ont ainsi salué ces décisions, amenant les actions américaines à progresser nettement tandis que le taux à 10 ans poursuivait sa détente et que le dollar reculait. « On sait combien la hausse des taux constituait une menace pour les actifs risqués. Cette inflexion constitue donc une bonne nouvelle car il permet notamment aux valorisations des actions et des dettes d'entreprises de se redresser » explique Florent Delorme, analyste macro chez M&G Investments.

En termes d'allocation, cela signifie d'abord un intérêt retrouvé pour les taux américains, avec une préférence pour les taux longs, mais également une exposition au dollar moins attractive relativement aux autres devises, et enfin, un potentiel renforcé pour les actions américaines, et tout particulièrement les valeurs de croissance selon Olivier de Berranger, Directeur de la Gestion d'Actifs de la Financière de l'Echiquier. En dehors des actifs américains, les premiers bénéficiaires de ces décisions devraient être l'ensemble des actifs émergents (obligations et actions), en raison de la détente sur les taux américains et grâce à un dollar moins fort.

 
...mais qui cache des risques à plus long terme

Bien que la performance des actifs risqués ait été bénéfique à court terme, la vision des conditions macro-économiques à long terme reste plutôt sombre considère Guilhem Savry, responsable Macro et Allocation Dynamique chez Unigestion AM. « Nous combinons donc une allocation sélective des actifs de croissance en ajoutant des actifs de couverture pour fournir une protection contre le risque de baisse jusqu'à ce que nous constations un changement significatif des fondamentaux et des risques de marché » précise-t-il.

Car certains acteurs du marché ont déjà interprété les actions de la Fed comme la preuve que le fameux "Fed put", qui consiste à éviter tout choc de volatilité, se mettait en place. « En fait, un éventuel "Powell put" creuserait probablement l'écart entre l'économie réelle et l'économie financière, cette dernière étant en croissance depuis 2009, et il alimenterait une bulle sur les actifs, alors que les coûts du crédit restent relativement bas et que les spéculateurs empruntent pour acheter des actifs financiers avec la conviction que la Fed interviendrait si les marchés devaient corriger fortement » poursuit Guilherm Savry.

Mais la Fed, en optant pour une approche résolument prudente, et en limitant de facto toute possibilité de monter ses taux dans les prochains mois - sinon au risque de se décrédibiliser et de déstabiliser durablement les marchés - se prive de pouvoir réagir en cas de poussée inflationniste liée à l'augmentation des salaires ou aux hausses de prix induites par la guerre commerciale.

« Surtout, par son revirement brutal, la banque centrale américaine instille le doute dans les esprits : alors qu'elle-même qualifie la situation économique américaine de "solide", l'insistance de son Président sur les dangers qui menacent, du Brexit à la guerre commerciale, laisse sous-entendre que l'économie américaine est plus fragile qu'elle ne le semble » prévient Wilfrid Galand, Directeur Stratégiste chez Montpensier Finance.

2 commentaires

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  • mlaure13
    14 février10:27

    Nos politiciens trafiquent constamment la masse monétaire...Ils injectent des quantités d'argent gigantesques dans la masse monétaire... pour le plus grand profit des banques, qui ont le privilège de prêter de l'argent qui n'existe pas...

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