Vendredi, le laboratoire avait indiqué que les autorités sanitaires américaines (FDA) avaient octroyé à son produit Imfinzi, dans le traitement du cancer de la vessie, le statut d'examen prioritaire.
L'examen de la FDA concerne l'utilisation de l'Imfinzi en combinaison avec l'Enfortumab vedotin chez les patients atteints d'un cancer de la vessie avec invasion musculaire inéligibles ou ayant refusé une chimiothérapie à base de cisplatine.
Environ un patient sur quatre atteint d'un cancer de la vessie présente une forme avec invasion musculaire (sans métastases à distance). De plus, jusqu'à 50% d'entre eux ne peuvent pas recevoir de chimiothérapie à base de cisplatine en raison d'une fonction rénale altérée ou de comorbidités.
Historiquement, la prise en charge standard repose sur la cystectomie radicale (ablation de la vessie) seule. Cependant, malgré cette chirurgie lourde, les patients font face à un taux de récidive élevé et à un pronostic sombre.
AlphaValue explique qu'il s'agit d'une bonne nouvelle, mais qui ne va pas changer la donne de manière significative, notamment parce qu'il s'agit uniquement d'une extension d'indication pour un médicament déjà existant, alors que les marchés réagissent généralement plus fortement à la mise sur le marché d'une nouvelle molécule.
Abhishek Raval, l'analyste en charge du dossier chez AlphaValue, précise qu'en outre, cette nouvelle indication pourrait ne pas générer de revenus massifs pour AstraZeneca, dans la mesure où, aux Etats-Unis (le principal marché de l'entreprise), environ 7 000 à 9 000 patients atteints de ce type de cancer ne sont pas éligibles au traitement par cisplatine.
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