Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

«La prochaine crise financière se déclenchera dans l'économie réelle»

Le Cercle des économistes17/09/2018 à 08:40

Une usine Ford, à Detroit. (crédit : Nicole Yeary / CC)

Avons-nous tiré les leçons de la crise financière de 2008 ? Sommes-nous mieux armés, aujourd'hui, pour résister à un nouveau cataclysme ? D'ailleurs, est-ce qu'un tel épisode est encore possible ? Chez les économistes, les avis sont partagés. André Cartapanis explique pourquoi les risques ont changé de nature.

Dix ans après la faillite de Lehman Brothers, les commentaires se multiplient à propos des risques d'une nouvelle crise financière. Les plus pessimistes mettent en avant l'insoutenabilité de l'endettement cumulé des ménages, des entreprises et des Etats, qui n'a jamais été aussi élevé. Ils soulignent les dangers de la normalisation des politiques monétaires et de la remontée des taux d'intérêt aux Etats-Unis, notamment pour les émergents les plus endettés en dollar. Ils citent les tensions financières ou la dégringolade des taux de change qui se manifestent déjà en Turquie, en Argentine, en Afrique du Sud. Ils évoquent la réapparition des bulles immobilières à San Francisco ou à Shanghai, ou les dangers de la bulle boursière aux Etats-Unis. Pour eux, tout cela ne peut pas durer.

De leur côté, les optimistes mettent en avant les progrès réalisés dans la supervision des marchés ou des intermédiaires financiers, le fait que les banques, partout, sont bien plus capitalisées qu'elles ne l'étaient en 2007. Ils citent la quasi-disparition du chômage aux Etats-Unis ou en Allemagne, la maîtrise de l'inflation. Ils mettent en avant le retour de la croissance, malgré le ralentissement de ces derniers mois, ou les retombées économiques du digital et de l'intelligence artificielle. Pour eux, tout cela alimente la confiance des marchés, des investisseurs, et ne saurait donc engager un scénario de crise financière.

Optimistes et pessimistes se trompent de débat

Tant les optimistes que les pessimistes, pourtant, se trompent de débat. Le surendettement des ménages ou des Etats est la conséquence d'une insuffisance de la croissance qui elle-même résulte des profondes inégalités de revenus et de patrimoines. S'y ajoute aujourd'hui la déconnexion des salaires et des gains de productivité, eux-mêmes en décélération marquée. La croissance aux Etats-Unis ne pourra pas durablement dépasser le potentiel de l'économie américaine, lesté par les retards technologiques et la montée de la pauvreté, malgré la fuite en avant des déficits budgétaires qui risque de relancer l'inflation tôt ou tard. Quant aux gisements d'activités et de créations d'emplois de la nouvelle économie du digital, ils restent aujourd'hui limités tout au plus à 10% du PIB.

En un mot, l'économie mondiale encourt le risque d'être engluée sur une trajectoire de croissance molle qui explique la montée des populismes et du protectionnisme. De surcroît, en étant incapable de préserver la planète des dangers du réchauffement climatique.

Une finance plus rationnelle qu'on ne le croit

Bien sûr, les esprits animaux, chers à Keynes, gouvernent souvent les marchés financiers. Ils conduisent à des surréactions, à des bulles, à des niveaux d'endettement insoutenables dont d'ailleurs les banques ou les investisseurs tirent profit. Leur aveuglement face au désastre est avéré. Mais la finance est plus rationnelle qu'on ne le croit et elle ne peut pas durablement s'éloigner de l'économie réelle. Elle entre en crise quand les cours boursiers ne sont plus en phase avec la croissance des entreprises, quand les prix dans l'immobilier n'ont plus rien à voir avec les revenus des emprunteurs, quand les crédits bancaires ou les obligations d'entreprises se heurtent à des défauts provoqués par une demande atone, quand l'abondance de l'épargne mondiale provoque le surendettement externe de tel ou tel pays émergent. Et surtout, quand se profile, inéluctablement, une récession...

Tous ces facteurs de crise sont aujourd'hui présents, les uns aux Etats-Unis, certains en Europe, d'autres en Chine ou parmi les émergents latino-américains? C'est pour cela que la prochaine crise financière se déclenchera dans l'économie réelle.

André Cartapanis, professeur d'Economie et de Finances à Sciences Po Aix-en-Provence, membre du Cercle des économistes

3 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • alvami
    17 septembre10:13

    cela fait 50 ans que nous consommons à crédit..et depuis moins longtemps que nous finançons les emplois...à crédit. L'économie ets une science humaine, et l'homme est imprévisible par nature... Chassez le naturel... il revient au galop!

    Signaler un abus

  • smangin
    17 septembre09:30

    J'ai connu un autre économiste prédicateur qui en 2008 avait vu venir la crise mondiale dont les responsables fautifs devaient être... les chinois.

    Signaler un abus

  • remymar3
    17 septembre09:00

    facile de prédire une crise, tot ou tard elle arrivera. les constats sont affligeants de banalité quant aux solutions proposées .. vacuité totale. si c'est un prof d'économie on commence a comprendre les lacunes des français en la matière...

    Signaler un abus

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.