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La junte birmane ne parvient toujours pas à endiguer la contestation
information fournie par Reuters 01/06/2021 à 08:02

1er juin (Reuters) - Quatre mois après son coup d'Etat du 1er février, la junte au pouvoir en Birmanie ne parvient toujours pas à faire taire la contestation.

Des manifestations pour la démocratie ont été signalées mardi dans plusieurs villes du pays et des combats continuent d'opposer l'armée à des milices ethniques dans des régions frontalières.

Dans l'extrême sud de la Birmanie, un défilé contre le putsch a été organisé à Laung Lone, montre une photographie postée par le journal Irrawaddy sur les réseaux sociaux.

A Rangoun, la capitale économique, un groupe de jeunes manifestants s'est rassemblé dans le quartier de Kamayut. "Ce n'est pas encore fini. C'est encore à nous de jouer", pouvait-on lire sur un drap brandi par un protestataire.

Pour contourner la répression, qui a coûté la vie à 840 manifestants depuis le coup d'Etat, selon l'Association d'assistance aux prisonniers politiques, une ONG birmane, les militants démocrates évitent les grands défilés et organisent désormais des rassemblements éclair.

La prise du pouvoir par l'armée et la mise à l'écart de la dirigeante élue Aung San Suu Kyi, qui est en détention depuis le 1er février, a ravivé les anciens conflits entre l'armée et les insurgés défendant les droits des minorités ethniques.

Des milices alliées au gouvernement parallèle mis en place par l'opposition multiplient les attaques contre les forces de sécurité, qui répliquent par des raids aériens et à l'arme lourde.

Des habitants de Loikaw, dans l'Etat de Kayah situé à la frontière avec la Thaïlande, dans l'est du pays, ont entendu une cinquantaine de tirs d'artillerie lundi et six autres mardi matin.

La Force de défense des nationalités Karen, active dans la région, a affirmé lundi avoir tué 80 soldats dans des affrontements, qui ont fait 37.000 déplacés ces dernières semaines dans l'Etat de Kayah, selon les Nations unies.

Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a déclaré le mois dernier que le nombre de manifestants tués était d'environ 300 et jugé improbable que le pays plonge dans la guerre civile.

(Rédactions de Reuters, version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault)

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