Un drapeau de l'Union britannique et un drapeau de l'Union européenne sont suspendus à un immeuble du centre de Londres
La Grande-Bretagne et l'Union européenne (UE) se sont mises d'accord mercredi pour permettre aux étudiants britanniques de réintégrer le populaire programme d'échange d'étudiants du bloc, Erasmus+, manifestation modeste mais symbolique de l'amélioration des relations après le Brexit.
La contribution du Royaume-Uni pour l'année universitaire 2027/28 sera de 570 millions de livres (648,28 millions d'euros), a indiqué le gouvernement britannique, ajoutant que l'accord comprenait une réduction de 30% par rapport aux conditions par défaut dans le cadre de l'accord commercial actuel avec l'UE.
Les deux parties ont également convenu d'entamer des négociations sur l'intégration du marché de l'électricité et ont fixé une date limite pour finaliser un accord sur le commerce des produits alimentaires et des boissons ainsi qu'un lien avec les marchés du carbone l'année prochaine, selon le communiqué.
Le Premier ministre Keir Starmer cherche à resserrer les liens avec l'UE depuis son élection l'année dernière.
Il a salué en mai une "nouvelle ère" lorsque les deux parties ont convenu de la réinitialisation la plus importante de leurs liens commerciaux et de défense depuis la sortie de l'UE en 2020.
Keir Starmer a cherché à distinguer son approche des relations souvent tendues entre les précédents gouvernements conservateurs et l'UE pendant les négociations du Brexit.
"Les accords d'aujourd'hui prouvent que notre nouveau partenariat avec l'UE fonctionne", a affirmé le ministre des Relations avec l'UE, Nick Thomas-Symonds, qualifiant l'accord Erasmus+ de "grande victoire pour nos jeunes".
"Nous nous sommes concentrés sur les priorités du public et avons conclu un accord qui donne la priorité aux opportunités", a-t-il déclaré.
Plus de 100.000 personnes en Grande-Bretagne pourraient bénéficier du programme dès la première année, selon le gouvernement.
Le retour de la Grande-Bretagne dans le programme Erasmus+, qui permet chaque année à des centaines de milliers d'étudiants de l'UE d'étudier dans un autre pays du bloc pour une durée maximale d'un an, est une demande clé de l'UE.
La Grande-Bretagne avait précédemment quitté le programme à la suite du Brexit.
(Catarina Demony et Muvija M, Mara Vîlcu pour la version française, édité par Augustin Turpin)

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