1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

« La France n'a aucune raison de ne pas aller bien » (Carlton Sélection)

Boursorama10/11/2015 à 10:05

L'économie françaises est souvent jugée ''décevante''. La faute à un manque de réformes alors même que le pays et la zone euro ont aussi des atouts, rappelle Daniel Gerino.

Pour Daniel Gerino, président et directeur de la gestion chez Carlton Sélection, la France fait partie des pays européens qui peinent à redémarrer. Un problème lié à l’éternel blocage des réformes explique-t-il, alors que le pays et toute l’Europe pourraient davantage bénéficier de certains atouts.

« L’économie européenne n’est pas florissante mais elle va mieux. Il y a d’un côté des pays qui s’en sortent bien comme l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni ou  la Slovaquie. De l’autre, des pays en difficulté comme la Finlande ou la France. La France n’a pourtant aucune raison de ne pas aller bien. Elle est malade d’elle-même et de son absence de réformes d’envergure », affirme Daniel Gerino dans une note parue lundi 9 novembre.

Le voisin allemand est sujet à d’autres problématiques

L’insatisfaction chronique des Français vis-à-vis de l’économie nationale est souvent liée à un sentiment d’envie vis-à-vis de l’économie allemande qui paraît globalement plus dynamique et plus efficace. L’Allemagne est pourtant pénalisée par la conjoncture des grands émergents.

« Davantage tributaire par ses exportations de la demande mondiale (ralentissement chinois, embargo russe), l’économie allemande entre actuellement dans une phase de croissance plus faible au moment où l’instauration de mesures sociales comme la création d’un Smic pèse sur la productivité du pays », explique Daniel Gerino.

L’abaissement des perspectives de croissance allemandes étaient confirmées lundi par les nouvelles perspectives de croissance publiées par l’OCDE. L’institution a abaissé ses perspectives de croissance mondiale, et s’attend à une croissance allemande inférieure à celle attendue par la Commission européenne cette année.

Pour l’OCDE, la croissance française devrait finalement être assez proche de la croissance allemande cette année (1,1% contre 1,5%).

Risque pour l’Europe : la remontée de l’euro face au dollar

À plus grande échelle, Daniel Gerino estime que le principal risque pour la zone euro est une remontée de l’euro face au dollar dans les prochains mois, et ce malgré une éventuelle accélération de la relance monétaire de la part de la BCE, sensée influer dans le sens contraire sur la parité.

« Globalement, la zone euro a profité au cours des derniers mois de la bonne tenue des exportations favorisées par un euro faible. Nous pouvons [désormais] craindre une appréciation de la devise européenne et une baisse en parallèle du dollar. La chance des Européens réside toutefois dans la bonne santé du Royaume-Uni et des Etats-Unis qui sont les premiers partenaires commerciaux de la zone euro. Notre balance commerciale demeure largement excédentaire et la bonne tenue des exportations vers ces pays reste un facteur déterminant de la reprise en cours ».

Le directeur de la gestion de Carlton Sélection détaille : « La Fed a fait part récemment de sa préoccupation concernant le niveau trop élevé du dollar et il ne serait pas improbable que nous nous acheminions vers une parité de 1,20 Dollar pour 1 Euro, ce qui renchérirait le coût des exportations européennes. Au-delà des désagréments posés par une appréciation de l’euro, il n’en reste pas moins que la zone euro est confronté à des problèmes structurels majeurs quant à son positionnement dans l’économie mondiale, faute d’investissements suffisants dans la recherche développement et d’entreprises compétitives ».

Dans ce cadre, Daniel Gerino estime que les taux directeurs de la Fed américaine ne devraient pas remonter à court terme. Le timing de la Fed pour la remontée de ses taux est en éternel débat depuis plus d’un an.

« Le développement durable, un créneau pour l’Europe »

Pourtant, l’Europe bénéficie de certains atouts qu’elle doit savoir exploiter, poursuit-il.

« L’Europe a une carte à jouer dans le domaine de la transition énergétique. Le développement durable n’intéresse pas les Américains. Les entreprises européennes disposent d’une vraie expertise dans ce domaine, compétence qui intéresse tout particulièrement la Chine qui souffre peut-être plus qu’aucun autre pays de problèmes environnementaux. Il faut aussi accompagner la mutation des industries traditionnelles afin qu’elles arrivent à produire plus proprement. Ce sont des enjeux économiques majeurs qui peuvent créer la croissance européenne de demain. Mais l’effort d’investissement à réaliser reste considérable ».

Par ailleurs, à court terme, la zone euro continue de bénéficier de la politique de relance monétaire de la BCE, mais celle-ci ne pourra pas tout régler à elle seule. « La BCE injecte des sommes considérables de liquidités et a annoncé une possible révision de son plan d’achats d’actifs (QE) en décembre. Le QE (60 milliards d’euros mensuels) pourrait être augmenté et peut-être prolongé au-delà de septembre 2016. La politique de Mario Draghi donne un coup de fouet à l’économie européenne mais ne sera pas en mesure de relancer la croissance à elle seule », explique Daniel Gerino.

À plus long terme, le « quantitative easing » de la BCE comporte néanmoins des risques que l’on connaît. Le directeur de la gestion de Carlton Sélection rappelle ainsi que la politique monétaire de la BCE « agit comme un "Doliprane" en atténuant les difficultés de la zone euro, mais sans traiter les racines du mal. Le risque à plus long terme est de voir le bilan des banques centrales devenir incontrôlable. Les effets secondaires résident en particulier dans la formation de bulles sur les marchés ».

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.

36 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • M8129092
    11 novembre09:06

    ça c'est sûr,ma retraite vient d'être augmentée de 1 euro donc,tout va pour le mieux.Merci Mr Hollande,au fait a combien se montent vos indemnités,à bientôt en 2017

    Signaler un abus

  • frk987
    11 novembre08:46

    Le seul problème pour la France...et pour l'emploi, c'est simplement le socialisme.

    Signaler un abus

  • SuRaCtA
    10 novembre22:40

    Mais tout va bien madame le Marquise... La vérité est que la France est en train de perdre la guerre économique Européenne et mondiale, ! elle avait déjà perdu la guerre sur les emplois peu ou pas qualifié mais classes les plus aisé s'en moquaient car elles connaissaient le pleine emploi, mais elles aussi sont maintenant touchées par le phénomène et le départ d'un nombre croissant de centre de décisions sous des cieux moins gourmand fiscalement.

    Signaler un abus

  • heimdal
    10 novembre22:31

    Sans croissance notre dette est insoutenable et nous enfoncera vers le chômage de masse .Il suffit d'une remontée des taux et la France est morte .

    Signaler un abus

  • M2766070
    10 novembre18:48

    MARRANT CE GARS....GESTION D ACTIFS .... Va gérer 1 ste industrielle, ou du BTP là tu va vite changer d opinion!!! comme Vinci qui préfère ses parts d autoroutes que ses employés !!!

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

DAX
11244.54 -0.85%
2.5 +9.65%
16.432 -1.58%
183.62 -0.53%
78.55 -0.86%

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.