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La France lance pour 12 GW d'appels d'offres dans les énergies renouvelables
information fournie par Reuters 02/04/2026 à 15:26

par America Hernandez

La France a annoncé jeudi le lancement d'appels d'offres dans l'éolien en mer portant sur sept projets totalisant 10 gigawatts (GW) de capacités, ainsi que pour des projets solaires et éoliens terrestres de moindre envergure, précisant qu'elle privilégierait les technologies nationales.

Ces appels d'offres ont pris deux ans de retard en raison de désaccords politiques sur les modalités de financement des énergies renouvelables dans le pays, lourdement endetté.

Le ministre des Finances, Roland Lescure, a déclaré que les nouveaux projets contribueraient à réduire davantage la dépendance de la France vis-à-vis du pétrole et du gaz importés, dans le contexte d'une forte hausse de prix des énergies fossiles liée à la guerre en Iran et au blocage du détroit d'Ormuz.

De retour d'un déplacement au Japon avec Emmanuel Macron, il a également jugé la France "mieux préparée et moins exposée" que l'archipel.

"(C'est) évidemment en grande partie lié à la politique énergétique menée depuis plus de 50 ans dans ce pays, avec une stratégie de développement de l'électricité comme alternative aux énergies carbonées", a-t-il déclaré à la presse.

"On est encore (à un niveau) trop élevé évidemment, 60% d'énergie carbonée, (mais) on l'est beaucoup moins qu'il y a 50 ans, 90% à l'époque", a ajouté Roland Lescure. "L'idée de ces annonces, c'est qu'on continue sur cette voie et qu'on puisse accélérer."

La troisième programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) de la France, adoptée par décret mi-février et couvrant la décennie 2025-2035, vise 15 GW d'éolien en mer d'ici 2035, contre moins de 2 GW actuellement.

"CRITÈRES DE RÉSILIENCE"

Les appels d'offres annoncés jeudi incluent également 1,2 GW de projets solaires et 0,8 GW d'éolien terrestre.

"Nous souhaitons que ces appels d'offres se fassent autant que possible avec nos technologies, nos usines, nos employés", a précisé Roland Lescure.

En prévision du "Made in Europe", proposé par la Commission européenne et que la France intégrera dans ses appels d'offres à partir de 2030, le pays a introduit dans ses consultations des "critères de résilience" donnant la priorité aux projets utilisant davantage de composants d'origine européenne, dans le but de limiter la dépendance vis-à-vis de la Chine.

Pour les appels d'offres solaires, cette exigence concernera les cellules et les modules photovoltaïques, a précisé la secrétaire d'État à l'Énergie, Maud Bregeon.

En ce qui concerne l'éolien en mer, quatre composants stratégiques sur neuf au maximum pourront provenir de Chine. La part des aimants chinois utilisés dans les éoliennes maritimes sera également limitée à 50%, a-t-elle ajouté.

Les futurs appels d'offres incluront également des critères de durabilité et de cybersécurité.

(Reportage America Hernandez, rédigé par Inti Landauro, version française Benjamin Mallet, édité par Benoit Van Overstraeten)

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