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La fin d'année pourrait être mouvementée sur les marchés, selon l'économiste Véronique Riche-FLores
Boursorama14/10/2019 à 11:35

Entre la guerre commerciale et la « récession industrielle mondiale », la fin d'année risque d'être placée sous le signe de la correction sur les marchés financiers selon Véronique Riches-Flores (Crédits photo : Adobe Stock - )

Entre la guerre commerciale et la « récession industrielle mondiale », la fin d'année risque d'être placée sous le signe de la correction sur les marchés financiers selon Véronique Riches-Flores. La dirigeante de RF Research envisage une fin d'année comparable au quatrième trimestre 2018, période  durant laquelle les Bourses mondiales avaient subi une correction de l'ordre de 15%. Quels pourraient être les éléments déclencheurs de cette baisse ? Eléments de réponse.

Que ce soit en Chine, aux Etats-Unis ou en Europe, les indicateurs économiques pointent dans le même sens. Celui d'une récession industrielle. Le ralentissement économique était manifeste dès le printemps aux Etats-Unis, en Chine et en Allemagne.  Et depuis l'été, les chiffres économiques n'ont fait qu'empirer.  «Les résultats d'enquête auprès des directeurs d'achats du mois de septembre sont particulièrement mauvais aux Etats-Unis, avec des composantes en fort repli dans la plupart des domaines, y compris dans le secteur des services», constate Véronique Riches-Flores dans une note. 

Vers une fin de cycle ? 

Deux poids lourds de l'industrie sont particulièrement touchés :  l'automobile et le secteur des biens d'équipements, qui sont particulièrement impactés par la faiblesse de la demande et de l'investissement. 

 «Pour des raisons à la fois conjoncturelles et structurelles, ces deux secteurs montrent des signes d'essoufflement au moment où nous nous approchons de la fin de cycle, le plus long de l'histoire moderne.» Or «il est difficile de trouver des relais de croissance à ce stade du cycle, on a du mal à trouver des forces de rappel qui permettraient de raviver l'activité».  

Face à un environnement économique morose, «les commandes à l'industrie en Allemagne au Japon et en Suède, sont enlisées par la faiblesse de l'investissement à l'échelle mondiale. Faute de relance budgétaire, les politiques monétaires ont beau être ultra accommandantes avec des taux faibles, cela ne rebooste pas la consommation», constate l'économiste. 

La faute à la guerre commerciale ? 

La guerre commerciale est un facteur aggravant, mais ce n'est pas «l'élément déclencheur» selon l'économiste. Pourtant, dès le 15 octobre prochain, une nouvelle série de hausse des droits de douanes doit entrer en vigueur sur près de 250 milliards de dollars d'importations chinoises.  Les taxes doivent passer de 25 à 30%, ce qui va impacter le consommateur et peser sur les marges des entreprises. «En 2020, la situation pourrait devenir anxiogène.» Après avoir visé la Chine, Trump pourrait se retourner contre l'Europe. «C'est une cible facile car elle apparait divisée et de fait les intérêts économiques des Etats membres ne sont pas convergents», explique Véronique Riches-Flores. 

Selon elle, les Etats-Unis devraient échapper à la récession l'année prochaine, mais la croissance ne devrait pas briller pour autant, l'économiste visant une hausse de 1,3% du PIB en 2020. 

Dans ce contexte, les révisions à la baisse des perspectives de croissance des bénéfices ne sont pas terminées. «Au fur et à mesure que le consensus sur le cycle américain va ralentir, les analystes vont revoir à la baisse leurs anticipations, qui ont déjà été divisées par deux sur l'indice S&P 500 en l'espace d'un an.»  La croissance des profits devrait ainsi être comprise entre -1% et 0% l'an prochain, selon l'économiste, ce qui pourrait peser sur les valorisations des marchés actions. «Les investisseurs vont pouvoir compter sur les baisses des taux mais cela ne suffira pas à compenser le choc, les facteurs récessifs ne disparaitront pas.» 

A quoi peut-on s'attendre sur les marchés d'ici la fin de l'année ? 

 «Tant que la Fed peut baisser ses taux, cela peut faire contrepoids, mais si les investisseurs sentent que les marges de manœuvre de la banque centrale américaine pour baisser ses taux sont limitées, alors les marchés pourraient corriger fortement.» On peut donc s'attendre à une fin d'année comparable à celle du quatrième trimestre 2018, selon la dirigeante de RF Research. 

Face à un risque de récession qui augmente, le marché price à 75% une troisième baisse des taux lors de la prochaine réunion de politique monétaire le 30 octobre et une seconde baisse d'ici mars prochain, ce qui pourrait ramener le taux directeur de la banque centrale US à 1% l'économiste.

Or cette baisse des taux qui pose question dans la mesure où l'économie américaine est dans une situation de plein emploi. «En temps normal, une banque centrale ne baisse pas les taux lorsque le taux de chômage est à 3,5%. C'est une situation assez inédite,  mais le bas niveau du taux de chômage ne fait pas la croissance des revenus. Cela montre bien que les politiques monétaires, aussi accommodantes soient-elles, ne suffisent plus pour soutenir la croissance» 

Faut-il s'attendre au pire ? «On peut trouver un équilibre précaire sur les marchés actions car les investisseurs croulent sous les liquidités et cherchent du rendement. De fait, ils n'ont pas le choix. Face à la faiblesse des taux, les dividendes versés par les entreprises sont perçus comme une alternative alléchante», conclut l'économiste. 

Florentine Loiseau (redaction@boursorama.fr)

3 commentaires

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  • hornerd
    16 octobre18:12

    Est-ce que je me trompe en disant que cela fait longtemps que l'on n'a plus entendu parler d'Élisabeth Teissier ?!

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