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Lyon: le sortant écologiste Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas au coude-à-coude
information fournie par AFP 15/03/2026 à 23:50

Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet vote au premier tour des élections municipales, le 15 mars 2026 à Lyon  ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet vote au premier tour des élections municipales, le 15 mars 2026 à Lyon ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

L'ancien président de l'OL, Jean-Michel Aulas, longtemps favori des sondages, est finalement arrivé dimanche au coude-à-coude avec le maire écologiste Grégory Doucet au premier tour des municipales à Lyon, ce qui augure un "match retour" serré.

Les deux candidats sont à égalité avec 37,5% des voix, devant l'Insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi, qui flirte avec la barre de qualification au second tour (9,7%), selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio.

Selon une autre estimation d'Ipsos BVA Cesi Ecole d'ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat-LCP, le maire, à la tête d'une large coalition de gauche, est en tête à 37,3% devant Jean-Michel Aulas, candidat adoubé par la droite et le centre-droit qui recueille 35,4%, et la députée LFI à 10,9%.

L'homme d'affaires Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon adoubé par la droite et le centre, vote au premier tour des élections municipales, le 15 mars 2026 à Lyon  ( AFP / Alex MARTIN )

L'homme d'affaires Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon adoubé par la droite et le centre, vote au premier tour des élections municipales, le 15 mars 2026 à Lyon ( AFP / Alex MARTIN )

La candidate Insoumise a immédiatement fait savoir qu'elle était prête à discuter d'une "fusion technique" de sa liste avec celle de Grégory Doucet "pour garder (la) ville à gauche".

L'intéressé a, pour l'instant, botté en touche: "On n'en est pas encore dans les discussions, on va regarder les derniers résultats qui tombent et puis après on verra la suite", a dit à la presse l'ancien humanitaire de 52 ans.

Jean-Michel Aulas a fustigé depuis son QG de campagne la mise en place d'un "accord de la honte". "Je ne pense pas que les Lyonnaises et les Lyonnais aient envie que Lyon soit à l'extrême gauche", a-t-il dit.

Le chef d'entreprise de 76 ans, dont la fin de campagne avait connu un passage à vide après un débat télévisé peu convaincant, a reconnu être "déçu par rapport aux sondages" qui, pendant des mois, lui donnaient au moins dix points d'avance sur le maire sortant.

"Mais en réalité c'est une victoire" pour un nouveau venu en politique d'être "pratiquement à égalité avec un maire sortant", a-t-il relativisé, promettant de "faire en sorte de gagner" le "match retour", dimanche prochain.

- "Remontada" -

Combinaison, créée le 15 mars 2026, des trois candidats à la mairie de Lyon de gauche à droite: le maire sortant écologiste Grégory Doucet, le candidat de la droite Jean-Michel Aulas, et la candidate de La France insoumise  Anais Belouassa-Cherifi ( AFP / JOEL SAGET )

Combinaison, créée le 15 mars 2026, des trois candidats à la mairie de Lyon de gauche à droite: le maire sortant écologiste Grégory Doucet, le candidat de la droite Jean-Michel Aulas, et la candidate de La France insoumise Anais Belouassa-Cherifi ( AFP / JOEL SAGET )

"Le résultat de ce soir déjoue tous les pronostics", a réagi avec enthousiasme Grégory Doucet. "C'est une dynamique, et cette dynamique, non, on ne l'arrêtera pas", a-t-il lancé. "On a de bonnes raisons de penser qu'une étape a été franchie et que nous sommes en mesure de gagner au second tour".

"LA REMONTADA de Grégory Doucet à Lyon est HISTORIQUE. Et ce n'est pas un spécialiste du foot comme Jean-Michel Aulas qui vous dira le contraire", a écrit sur X la patronne des Ecologistes Marine Tondelier.

Au premier tour en 2020, Grégory Doucet était arrivé en tête avec 28% des suffrages seulement, face à des rivaux dispersés entre LR et héritiers de l'ancien maire macroniste Gérard Collomb, et l'avait emporté au second à la faveur d'une triangulaire.

Il avait annoncé dès 2023 vouloir briguer un second mandat à la tête de la 3e ville de France, au demi-million d'habitants, où il a mené une politique de végétalisation, de piétonisation du centre-ville et de développement des pistes cyclables, en lien avec la métropole gouvernée elle aussi par des écologistes.

L'entrée en lice en septembre de Jean-Michel Aulas, qui garde à Lyon une forte popularité héritée de ses 36 années à la tête de l'OL qu'il a mené sept fois de suite à la tête du championnat, avait soudé une opposition toujours divisée: LR, Horizons, Renaissance, le Modem, l'UDI et même le parti animaliste avaient rallié sa campagne.

Grégory Doucet a de son côté fait alliance dès le premier tour avec les socialistes et Place publique, notamment. Ces derniers ont fait savoir qu'ils se retireraient de sa liste en cas d’alliance avec LFI au second tour.

Dimanche, les Lyonnais et les habitants des villes voisines votaient aussi pour la puissante Métropole de Lyon, la seule communauté d'agglomération élue au scrutin universel direct. Sans attendre les résultats, Jean-Michel Aulas a annoncé que sa partenaire LR Véronique Sarselli était arrivée "en tête".

"C'est un peu compliqué, c'est un scrutin avec 14 circonscriptions", a commenté le président écologiste sortant Bruno Bernard. "Je pense que le deuxième tour sera très serré dimanche prochain, mais que nous sommes en mesure de gagner."

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