Les principaux indices boursiers américains devraient débuter la semaine du bon pied à l'ouverture de Wall Street : les futures laissent présager des gains de 0,3% pour le Nasdaq-100, de 0,65% pour le S&P500 et même de 1,21% pour le Dow Jones.
Les marchés semblent rassurés par la dernière volte-face de Donald Trump, qui a finalement renoncé à ce qu'il présentait comme une série de lourdes frappes contre la République islamique d'Iran ("du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale", assurait-il). Le président américain affirme avoir accepté de suspendre l'opération à la demande de l'Iran et d'autres pays de la région, dans l'attente d'un accord.
"L'Iran et d'autres pays du Moyen-Orient viennent de nous demander de surseoir à toute attaque. [...] Compte tenu de cette demande, et dans l'intérêt futur du monde ainsi que pour assurer la survie d'un Iran prospère et florissant, j'ai accepté d'annuler l'attaque, sous réserve de parvenir rapidement à un accord", a-t-il indiqué sur Truth Social.
"Ce mémorandum d'entente renforcera la sécurité du pays, de la région et de nos alliés", a commenté de son côté Massoud Pezeshkian, le président de la République islamique.
Dans ces conditions, le Brent recule vers 83 USD le baril (-0,9%), tandis que le WTI lâche 2%, à 79 USD.
Cette accalmie n'a pour le moment aucun impact négatif sur les valeurs de la défense européenne : CSG avance de 8% suivi par Hensoldt ( 6,8%), Safran ( 3,7%) ou encore Rheinmetall ( 3,2%). La dynamique est plus mitigée outre-Atlantique avec 3,4% attendus pour Axon ou encore 0,6% pour Lockheed Martin tandis qu'autres devront se contenter de peu, à l'instar d'HoneyWell Aerospace ( 0,1%) ou General Dynamics ( 0,4%).
IA et taux sous surveillance
Avec la détente des tensions au Moyen-Orient, les investisseurs pourraient rapidement recentrer leur attention sur un autre thème majeur du marché : les semi-conducteurs et l'intelligence artificielle, particulièrement mis sous pression ces dernières semaines.
Goldman Sachs estime que les investissements mondiaux liés à l'intelligence artificielle (IA) devraient atteindre 1 019 MdsUSD en 2026, dont 581 MdsUSD aux Etats-Unis. Les analystes considèrent que les dépenses d'investissement en IA devraient représenter 1,8% du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis en 2026, avant de grimper à 2,5%, puis 2,8% en 2027 et 2028. L'établissement financier note toutefois que l'inflation des coûts explique 8% de la hausse des dépenses consacrées au matériel informatique depuis le début de l'année 2026 aux Etats-Unis, suggérant un impact réel sur l'investissement légèrement inférieur à celui observé en 2025.
Si la Réserve fédérale (Fed) continue, pour l'heure, d'anticiper deux hausses de taux d'intérêt de 25 points de base cette année, en septembre puis en décembre, les investisseurs surveilleront de près le rapport sur l'emploi US pour juillet, attendu demain à 16h. Les économistes tablent sur 65 000 créations de postes, avec un taux de chômage stable à 4,2%.
Les publications trimestrielles se poursuivent
En parallèle, la saison des résultats des entreprises se poursuit avec les publications attendues de Palantir, Advanced Micro Devices (AMD) et McDonald's.
En attendant, Marriott International (-0,1% en préouv) a dévoilé un BPA ajusté en croissance de 20% à 3,19 USD et un EBITDA ajusté en hausse de 13% à 1,59 MdUSD au titre du 2e trimestre 2026, pour un RevPAR (revenu par chambre disponible) en progression de 3,4% à taux de change constants. Un recul de 0,5% à l'international ayant été largement compensé par une progression de 5% en Amérique du Nord.
Tyson Foods (-2,7% en préouv) publie un BPA ajusté en progression de 9% à 0,99 USD au titre de son 3e trimestre comptable (clos fin juin), un niveau globalement conforme au consensus, qui s'établissait à 0,98 USD, avec une marge d'exploitation ajustée en amélioration de 0,3 point à 3,9%.
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