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La crise turque inquiète des investisseurs malgré tout opportunistes
information fournie par Newsmanagers22/08/2018 à 10:15

(NEWSManagers.com) -

C'est une évidence, la débâcle turque inquiète les investisseurs. Mais pas au point de les détourner des marchés émergents. Malgré les risques de contagion de cette crise profonde, les investisseurs n'abandonnent pas les pays émergents, selon Aneeka Gupta, stratège actions chez WisdomTree. " Les investisseurs sont, de façon générale, assez opportunistes. Les gains réalisés sur les monnaies émergentes illustrent bien le fait que ces derniers continuent d'acheter bien que les marchés soient à la baisse et que les problèmes de la Turquie sont loin d'être résolus" , estimait-il il y a quelques jours.

Globalement, les pays émergents, boudés par les investisseurs pendant plusieurs années, ne le sont plus car ils se trouvent aujourd'hui dans une situation plus robuste que durant les précédentes crises, avec notamment des réserves de quelque 3.500 milliards de dollars en 2018, contre 2.000 milliards de dollars en 2008. Mais pour ce qui concerne la Turquie, Aneeka Gupta estime que la situation va continuer de s'aggraver si les problèmes fondamentaux ne sont pas traités avec des outils orthodoxes, dont une intervention du Fonds monétaire international et une hausse des taux.

En attendant, Kim Catechis, responsable des marchés émergents globaux (GEM) chez Martin Currie (groupe Legg Mason), estime que la situation actuelle constitue un bon point d'entrée sur les marchés émergents, à exception bien évidemment de la Turquie qui souffre de problèmes idiosyncratiques qui ne vont pas entraîner les autres pays émergents dans une spirale infernale. Selon Zara Kazaryan, gérante de portefeuille dette émergente chez Columbia Threadneedle, le développement le plus préoccupant pour les détenteurs dette corporate turque et plus généralement pour les actifs émergents serait l'imposition d'un contrôle des capitaux. Compte tenu toutefois de la lourde dépendance sur le financement étranger, les décideurs turcs vont probablement éviter un contrôle des capîtaux, en tout cas dans l'immédiat, estime-t-elle.

Pour sa part, Fabrizio Quirighetti, CIO et responsable de l'équipe multi-asset de Syz Asset Management, prône la vigilance et la sélectivité. " Dans le contexte de la chute de la livre turque, la dette émergente en devise locale est évidemment la classe d'actifs la plus à risque, mais aux prix actuels, en partant du principe que son exposition n'est pas prépondérante, il est déjà trop tard pour vendre. De toutes les façons, une attitude sélective s'impose car les risques de contagion devraient se limiter à seulement une poignée d'Etats et d'entreprises mal gérés. (...) Nous ne pensons pas que la Turquie et une éventuelle crise des marchés émergents (même si celle-ci est enrayée) présentent un risque systématique. Il y a encore bien d'autres raisons de s'inquiéter lorsqu'on gère un portefeuille. L'épisode récent vient de confirmer qu'il faut toujours " se préparer au pire, tout en espérant le meilleur" . La diversification, en conservant des obligations de bonne qualité en matière de crédit (que tout le monde aimait détester il y a quelques mois seulement) ou bien une exposition au yen japonais, devrait permettre de limiter certaines pertes, en attendant un contexte plus favorable pour les actifs risqués."

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