Déjà en belle hausse vendredi, dans l'espoir qu'un accord de paix soit enfin annoncé, les grands indices européens poursuivent sur leur lancée avec la confirmation qu'un terrain d'entente a été trouvé entre Washington et Téhéran.
A la mi-séance, le CAC 40 progresse de 0,95%, à 8 430,20 points, et se rapproche de ses niveaux d'avant-conflit. Avant le début des frappes au Moyen-Orient le vendredi 27 février, le marché parisien était à 8 580,75 points. On retrouve logiquement cette même tendance sur les autres places européennes. Le DAX 40 à Francfort grimpe de 1,12%, ou encore le FTSE 100 à Londres qui est plus timide et évolue proche de l'équilibre.
Les investisseurs saluent donc cet accord qui devrait être signé vendredi prochain et permettre à la même date la réouverture du détroit d'Ormuz. Selon Donald Trump : " Avec l'ouverture du détroit lors de la signature de l'accord vendredi, en vue de la levée des mesures me concernant, le pétrole circulera de nouveau dans les deux sens pour la région et pour le monde entier !". De son côté, en fin de matinée, l'Iran, via l'agence de presse Fars New Agency, a indiqué qu'elle autorisera la libre circulation dans le détroit d'Ormuz pendant 60 jours dans le cadre de l'accord.
Toutefois, certains s'inquiètent du fait que l'intégralité du texte ne soit pas connu, ce qui pourrait entraîner des points de frictions entre les différentes parties, notamment sur le nucléaire.
Quoiqu'il en soit, les cours de l'or noir sont logiquement en repli. Le WTI à New York perd 1,08%, à 80,05 dollars, et le Brent de la Mer du Nord cède 1,15%, à 82,77 dollars. Les prix du baril de pétrole retrouvent ainsi leurs niveaux du 5 mars dernier, quelques jours après le début du conflit.
Cette baisse pèse logiquement sur les valeurs du secteur comme TotalEnergies qui trébuche de 5,16% et signe la plus forte baisse du CAC 40. En revanche, elle profite aux groupes de transport aérien, comme Air France-KLM ( 3,96%).
La baisse des cours de l'or noir devrait permet également aux rendements des emprunts d'Etat de se détendre. A plus long terme, elle pourrait également permettre d'enlever un peu de pression aux grandes banques centrales. La semaine dernière, la BCE a relevé ses principaux taux directeurs 25 points de base en raison d'une hausse de l'inflation liée à la progression des prix de l'énergie, une conséquence directe du conflit au Moyen-Orient.
Sur le marché des devises, l'euro est quasi-stable face au billet vert ( 0,06%) et se négocie contre 1,1610 dollar.
Dans l'actualité macro et micro-économique
En ce qui concerne les statistiques, la production industrielle de la zone euro a été un peu décevante. Au moins d'avril, elle n'a progressé que de 0,1%, contre des attentes à 0,2%. Les données du mois de mars ont toutefois été révisées à la hausse de 0,2 à 0,4%.
Autre déception toujours dans la zone euro, la balance commerciale a affiché un déficit de 1 milliard d'euros en avril, alors que les analystes tablaient sur un excédent de 7,8 milliards d'euros. Celle du mois de mars est passée de 7,8 à 4,9 milliards d'euros.
Cet après-midi, les investisseurs prendront connaissance de la production industrielle des Etats-Unis du mois de mai.
Le rendez-vous le plus important de la semaine est programmé mercredi soir avec la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale des Etats-Unis.
Au niveau des valeurs, dans l'actualité hors accord de paix, Saint-Gobain est particulièrement entouré ( 4,86%) après avoir annoncé la cession de Dahl à Kesko pour 1,2 milliard d'euros.
Schneider Electric se distingue également ( 2,85%). Le groupe a dévoilé un partenariat avec le Taïwanais Foxconn afin de définir et de déployer à grande échelle la prochaine génération de centres de données basés sur l'IA.
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