Logo de la bourse Euronext près de Paris
par Blandine Henault
Les principales Bourses européennes sont attendues sur de faibles variations mercredi à l'ouverture, la prudence dominant face aux tensions géopolitiques et aux craintes sur l'indépendance de la Réserve fédérale américaine (Fed).
D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait gagner 0,13% à l'ouverture.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,11% pour le Dax à Francfort, une hausse de 0,09% pour le FTSE à Londres et une stabilité pour le Stoxx 600.
En l'absence d'autres catalyseurs, les investisseurs restent attentifs aux développements géopolitiques alors que plusieurs fronts se sont ouverts en ce début d'année, sur le Venezuela et l'Iran.
Le président américain Donald Trump continue de faire planer la menace d'une intervention contre le régime iranien, secoué par un mouvement de contestation depuis le 28 décembre, tandis que l'avenir politique vénézuélien, et celui de ses importants gisements pétroliers, reste incertain depuis la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro.
Par ailleurs, la menace d'une poursuite au pénal de l'administration Trump contre Jerome Powell a jeté un froid sur les marchés et relancé les interrogations sur l'indépendance de la banque centrale, jugée primordiale par les acteurs économiques pour la stabilité des prix.
Cette menace a provoqué une réponse inédite de plusieurs dirigeants de grandes banques centrales dans le monde, dont la BCE et la BoE, en soutien à Jerome Powell, dont le mandat à la présidence de la Fed s'achève en mai.
Le lancement de la saison des résultats trimestriels aux Etats-Unis puis bientôt en Europe pourrait toutefois offrir un soutien aux marchés d'actions.
Les banques américaines Citi, Bank of America, Wells Fargo publieront leurs comptes ce mercredi avant l'ouverture de Wall Street. La veille, la bonne publication de JPMorgan a été éclipsée par les propos de son dirigeant Jamie Dimon qui s'est inquiété de la proposition du président américain Donald Trump de plafonner à 10% des taux d'intérêt des cartes de crédit.
LES VALEURS A SUIVRE :
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse mardi, en raison notamment de la chute des valeurs du secteur de la finance après les déclarations faites par les dirigeants de JPMorgan sur la question des cartes de crédit.
L'indice Dow Jones a cédé 0,80% à 49.191,99 points. Le Standard & Poor's 500, plus large, a perdu 0,19% à 6.963,74 points. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 0,10% à 23.709,873 points.
Les contrats à terme sur les trois grands indices new-yorkais signalent pour l'heure un repli de l'ordre de 0,2% à l'ouverture.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 1,48%, à un record historique, dopé par la faiblesse du yen et les spéculations autour de possibles élections législatives anticipées au Japon qui ouvriraient la voie à une politique budgétaire plus expansionniste.
En Chine, le CSI 300 des grandes capitalisations cède 0,23% sur des prises de bénéfices après un plus haut de dix ans touché la veille et malgré l'annonce, mercredi, d'un excédent commercial chinois record en 2025.
CHANGES/TAUX
Le yen a touché un plus bas depuis juillet 2024 face au dollar, à 159,45, pénalisé par les spéculations sur de possibles élections législatives anticipées au Japon. Le quotidien Yomiuri a rapporté mercredi que la Première ministre Sanae Takaichi envisageait un tel scrutin le 8 février après une dissolution du Parlement la semaine prochaine.
La devise nippone a effacé une partie de ses pertes après une adjudication d'obligations japonaises à cinq ans qui a attiré une faible demande. Le rendement de ces emprunts a touché un record à 1,61% tandis que le taux de la dette japonaise à dix ans grimpe à 2,185%, au plus haut depuis février 1999.
La pression sur le yen alimente les anticipations d'une intervention de la Banque du Japon pour soutenir la devise.
"Tout franchissement brutal et décisif du seuil de 161 (pour le yen face au dollar) pourrait entraîner de nouvelles interventions pour freiner une volatilité excessive", souligne Masahiko Loo, stratège chez State Street Investment Management. "Dans ce cas, les anticipations d’une hausse des taux de la Banque du Japon pourraient être avancées à avril".
De son côté, le dollar reste sous pression face aux incertitudes entourant la Fed et l'euro est pratiquement inchangé, à 1,1646 dollar.
Le rendement des Treasuries à dix ans est stable, à 4,1713%.
PÉTROLE
Les cours du brut reculent après quatre séances de hausse consécutives, après la reprise des exportations vénézuéliennes et l'augmentation des stocks américains de brut et de produits raffinés. Les craintes de perturbations de l'approvisionnement iranien en raison du mouvement de contestation restent toutefois un facteur de soutien des prix.
Le baril de Brent recule de 0,31% à 65,26 dollars et celui du brut léger américain (WTI) perd 0,41% à 60,9 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 14 JANVIER :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
US 13h30 Indice des prix à la Novembre +0,2% +0,3%
production (PPI)
- sur un an +2,7% +2,7%
US 13h30 Ventes au détail Novembre +0,4% 0,0%
(Rédigé par Blandine Hénault)

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