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L'Europe finalement dans le rouge après l'inflation américaine
information fournie par Zonebourse 12/08/2026 à 17:55
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Les grands indices du Vieux Continent ont fait preuve de prudence durant une bonne partie de la séance de mercredi, avant de s'afficher dans le rouge à la clôture. Les chiffres de l'inflation américaine de juillet, très attendue en vue de la prochaine réunion de la Fed mi-septembre, n'ont pas réservé de surprise.

Dans ces conditions, le CAC 40 a poursuivi sa consolidation et reculé de 0,46%, à 8 674,94 points. Pour rappel, le principal indice français s'était légèrement affaissé de 0,13% hier, après une série de huit hausses consécutives ponctuées d'un gain cumulé de 3,78%.

Ailleurs en Europe, le DAX 40 a cédé 0,17%, et le FTSE 100 à Londres a perdu 0,17% également.

L'inflation américaine surveillée

Le principal rendez-vous du jour, et même de la semaine, était programmé à 14h30. Il s'agissait des chiffres de l'inflation américaine de juillet. L'indice des prix à la consommation est ressorti conforme aux attentes en juillet avec une hausse de 0,1% le mois dernier, portant la progression en rythme annuel à 3,4%, comme prévu, contre 3,5% un mois plus tôt. En données core, hors alimentation et énergie, la hausse est de 0,2% en glissement mensuel et de 2,5% en rythme annuel, des données conformes au consensus.

L'absence de mauvaise surprise a renforcé la probabilité de voir la Réserve fédérale américaine observé un statu quo sur ses taux directeurs lors de sa prochaine réunion mi-septembre. Selon le FedWatch Tool de CME Group, l'hypothèse d'un resserrement monétaire est passée de 48,4% hier, à 40,4% aujourd'hui.

Cacophonie sur le conflit

En ce qui concerne la guerre au Moyen-Orient, selon des rumeurs, Téhéran et Washington auraient accepté de prolonger le cessez-le-feu, qui doit expirer le 17 août. Toutefois, selon un responsable iranien cité par Reuters, il n'y aucune discussion en ce sens entre les deux parties.

Sur le marché des matières premières, les cours du pétrole se sont montrés quelque peu volatils. Au moment de la clôture en Europe, le WTI cédait 0,28%, à 83,14 dollars, à New York, et le Brent de la mer du Nord reculait de 0,13%, à 88,76 USD, à Londres.

Au même moment, sur le marché des devises, l'euro recule légèrement face au billet vert (-0,03%) et se négociait à 1,1540 dollar.

Dans l'actualité des valeurs

Le repli des valeurs du luxe a pesé sur le CAC 40. Dans une note, Deutsche Bank s'est montrée prudente sur le secteur après une saison des résultats du 2e trimestre plutôt réussie selon les analystes. Sur LVMH (-2,89%) la recommandation est à l'achat, avec une cible de cours abaissée de 600 à 590 euros. Même chose pour Hermès (-2,46%) où l'objectif est revu à la baisse de 2 320 à 1 920 EUR. Sur Kering, l'avis est à conserver, mais la cible a été réhaussée de 280 à 295 EUR, ce qui n'a pas empêché le titre de céder 3,79%.

A l'inverse, le CAC 40 a résisté grâce à la hausse de Legrand ( 1,42%), Schneider Electric ( 1,72%), ou encore Thales ( 1,53%).

Ailleurs en Europe, le Danois Vestas a flambé de 19,66%, soutenu par la publication de bénéfices nettement plus élevé que prévu. Les revenus du fabricant d'éoliennes ont bondi de 26,1%, à 4,7 MdsEUR, au 2e trimestre.

ABN Amro a grimpé de 5% à Amsterdam, après une publication trimestrielle "très solide, au-dessus des attentes sur tous les plans", selon KBC Securities. Combinant gestion rigoureuse des coûts et activité dynamique, le groupe bancaire a pu relever ses objectifs pour l'ensemble de l'année en cours.

Dans le rouge, Bilfinger a perdu 5,26%. Le prestataire industriel allemand a été sanctionné après des semestriels décevants, et a averti que sa marge d'Ebita devrait se situer dans la partie inférieure de la fourchette de ses objectifs.

thyssenkrupp nucera (-3,42%) a reculé à la Bourse de Francfort après la publication de ses résultats décevants au 3e trimestre de l'exercice 2025/2026. Evoluant dans un marché complexe et volatil, en particulier dans l'hydrogène vert, le groupe allemand spécialisé dans la fourniture de technologies d'électrolyse a abaissé ses prévisions pour l'exercice en cours. Elle recentre sa stratégie sur la maîtrise des coûts, la gestion des risques et la préservation de sa flexibilité financière.

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