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L'Europe clôt dans le vert une séance fébrile, le cours du pétrole reculent
information fournie par Reuters 30/04/2026 à 18:25

Le cours de l'indice boursier français CAC 40 et des informations sur le cours des actions des sociétés sont affichés sur des écrans suspendus au-dessus de la Bourse de Paris, exploitée par Euronext NV, dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris

Le cours de l'indice boursier français CAC 40 et des informations sur le cours des actions des sociétés sont affichés sur des écrans suspendus au-dessus de la Bourse de Paris, exploitée par Euronext NV, dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris

par Diana Mandia

Les Bourses européennes ont terminé dans le vert jeudi, se remettant de leurs pertes initiales grâce à l'accalmie de la course ‌folle des prix du pétrole, au cours d'une séance volatile marquée également par une pluie de résultats d'entreprises et par les décisions de la Banque d'Angleterre (BoE) et de la Banque centrale européenne (BCE).

À Paris, le CAC 40 a gagné 0,53% à 8.114,84 points. À Francfort, le Dax a ​avancé de 1,33% et à Londres, le FTSE 100 a pris 1,62%.

L'indice EuroStoxx 50 a fini sur un gain de 1,03%, le FTSEurofirst 300 de 1,40% et le Stoxx 600 de 1,30%.

Au cours du mois, le CAC 40 a progressé de 3,8% et le Stoxx de 4,74%, un net rebond après les fortes baisses enregistrées en mars, ce qui témoigne du regain d'optimisme suscité par la trêve au Moyen-Orient au cours de ce deuxième mois de conflit, même si les négociations pour une paix durable entre Washington et Téhéran semblent de plus ​en plus dans l'impasse à ce stade.

Le mois s'achève sur une séance marquée par de fortes fluctuations, les cours du pétrole reculant après avoir atteint leur plus haut niveau en quatre ans dans la matinée. Ce retournement a soutenu les marchés d'actions, qui avaient ouvert dans le rouge.

Selon des informations publiée par Axios, le président américain Donald Trump devrait examiner ​jeudi des projets de nouvelles frappes contre l'Iran, un projet qui pourrait compromettre les espoirs d'une réouverture du détroit d'Ormuz, qui reste fermé ⁠à la navigation et entraîne une volatilité accrue sur les marchés de l'énergie depuis le début du conflit, fin février.

Le Brent a grimpé à 126 dollars le baril en début de séance en réaction à cette information, avant de reculer en ‌milieu de journée, pour évoluer en baisse de 3,34% à 114,09 dollars à la clôture des Bourses européennes. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule quant à lui de 2,64% à 104,06 dollars.

Dans ce contexte de grande nervosité, tant la BoE que la BCE, à l'instar de la Réserve fédérale (Fed) mercredi, ont laissé inchangés leurs taux d'intérêt respectifs, un mouvement qui était largement prévu par le marché.

L'institut de Francfort a toutefois ​fait part de ses inquiétudes croissantes face à la résurgence de l'inflation, et sa présidente, Christine Lagarde, ‌a expliqué qu'une éventuelle hausse des taux avait été longuement discutée par les responsables de son comité de politique monétaire.

Selon deux sources, la BCE devraiet relever les taux d'intérêt au moins ⁠deux fois, à compter de la prochaine réunion en juin, à moins qu'une issue favorable au conflit en Iran ne ramène rapidement les prix de l'énergie à leurs niveaux d'avant-guerre.

"Au final et malgré toutes les précautions d'usage consubstantielles au langage des banquiers centraux (pas d'effet de second tour observé, pas de réelle stagflation…), les risques sur l'inflation et la croissance sont bien réels", souligne dans une note Alexandre Perricard, président d'Uzès Gestion.

VALEURS

La séance de jeudi a également été riche en résultats d'entreprises, notamment ceux des banques françaises.

À Paris, BNP Paribas a quelque peu ⁠réduit ses pertes pour finir en baisse de 1,41%, sa ‌division de banque d'investissement n'étant pas parvenue à profiter des turbulences engendrées par la guerre en Iran.

Crédit Agricole et Société Générale ont réculé aussi nettement - de 3,6% et 3,5% respectivement - après la publication de leurs ⁠comptes trimestriels.

Le constructeur automobile Stellantis a chuté de 6,4%, alors que le groupe a renoué avec un bénéfice net au premier trimestre.

Ailleurs en Europe, Universal Music Group a plongé de 8% après avoir annoncé une baisse de son chiffre d'affaires au premier trimestre due à la dépréciation ‌du dollar et avoir déclaré son intention de céder la moitié de sa participation dans Spotify.

A WALL STREET

A l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones prend 1,50%, le Standard & Poor's 500 0,50% et le Nasdaq Composite 0,16%, ⁠les résultats d'entreprises portant le moral malgré les craintes concernant la situation au Moyen-Orient.

Alphabet, la société mère de Google, progresse de plus de 7% dans après un trimestre record pour sa ⁠division "cloud", tandis Meta, qui a revu à la hausse sa prévision ‌de dépenses d'investissement pour 2026, est pénalisé et plonge de plus de 9%.

LES INDICATEURS DU JOUR

La séance a été riche en données macroéconomiques, qui laissent entrevoir un scénario de remontée de l'inflation et de ralentissement de la croissance.

En France, l'inflation harmonisée selon les normes européennes (IPCH) a ​accéléré à 2,5% sur un an en avril, plus que prévu, tandis que l'activité économique a marqué le pas au premier trimestre avec un produit ‌intérieur brut (PIB) stable sur la période.

Le constat est similaire dans l'ensemble de la zone euro : les prix dans les 21 pays qui partagent l'euro se sont accélérés plus qu'attendu en avril, en raison de la flambée des coûts de l'énergie, et la croissance du PIB a décéléré au premier trimestre, contrairement aux ​attentes.

Aux Etats-Unis, les données publiées jeudi montrent que la croissance économique s'est accélérée au premier trimestre, une tendance probablement temporaire, tandis que l'inflation PCE , très surveillée par la banque centrale, a progressé en mars avec la hausse des prix de l'essence.

CHANGES

La volatilité n'a pas épargné non plus le marché des devises, secoué surtout par les nouvelles en provenance du Japon qui, selon deux sources, est intervenu pour soutenir le yen, ce qui constitue sa première mesure officielle de ce type depuis près de deux ans.

En réaction, la monnaie nippone s'est envolé ⁠face au dollar, le billet vert chutant à un moment de près de 3%, à 155,5 yens.

Face à un panier de devises de référence, la devise américaine perd 0,77% au moment de la clôture des Bourses européennes.

L'euro gagne 0,4% à 1,1724 dollar, tandis que la livre sterling avance de 0,73%.

TAUX

Les rendements obligataires ont fortement baissé jeudi, offrant un répit aux actions, à la suite des décisions des banques centrales et d'une accalmie des prix du pétrole.

Le rendement du Bund allemand à dix ans a perdu 6,5 points de base à 3,0306%, tandis que celui de l'obligation à deux ans a reculé de 8,3 points de base à 2,6328%.

Aux Royaume-Uni, le rendement du Gilt à 10 ans a abandonné 6,3 points de base à 5,014% et celui du titre à deux ans a fini en baisse de plus de 12 pdb à 4,457%.

Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans perd 2,2 points de base à 4,3937% et le deux ans 3,8 à 3,8936%.

A SUIVRE LE 1ER MAI:

La plupart des Bourses européennes restent fermées le 1er mai.

Celle des Londres et Wall Street seront ouverts.

(Certaines ​données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)

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113,79 USD Ice Europ -6,48%
103,91 USD Ice Europ -4,84%

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