* Le CAC 40 grappille 0,02%, le Stoxx 600 gagne 0,20%
* La technologie se redresse après les pertes de la veille
* Le secteur des services de la zone euro s'est contracté moins que prévu en juin
par Diana Mandia
Les Bourses européennes évoluent en légère hausse vendredi à mi-séance, l'indice paneuropéen Stoxx 600 atteignant un nouveau record historique, alors que le marché réévalue ses anticipations concernant l'évolution des taux à la suite d'une série de données bien accueillies.
L'absence de la Bourse de New York, la journée étant fériée puisque la fête de l'indépendance américaine tombe cette année un samedi, pourrait toutefois amplifier la volatilité dans les échanges.
À Paris, le CAC 40 .FCHI grappille 0,02% à 8.476,97 points vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax .GDAXI avance de 0,46% et à Londres, le FTSE 100 .FTSE recule de 0,31%.
L'indice EuroStoxx 50 .STOXX50E gagne 0,43%, le FTSEurofirst 300 .FTEU3 avance de 0,19% et le Stoxx 600 .STOXX progresse de 0,20%.
L'indice paneuropéen a brièvement atteint un nouveau record historique en début de séance à 651,77 points, les craintes des investisseurs concernant la politique monétaire s'étant légèrement apaisées après la publication, plus tôt cette semaine, de données faisant état d'un ralentissement de l'inflation dans la zone euro et d'un rapport sur l'emploi aux États-Unis qui laisse penser que la Réserve fédérale (Fed) pourrait ne pas se précipiter autant que prévu pour relever ses taux.
La baisse des prix du pétrole en mai et surtout en juin, après la signature par Washington et l'Iran d'un protocole d'accord visant à mettre durablement fin à leur guerre, ont rassuré les investisseurs et conduit Christine Lagarde et Kevin Warsh, respectivement présidents de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Réserve fédérale (Fed), à dire cette semaine que les risques inflationnistes s'étaient réduits.
Le marché s'attend à ce que la Fed maintienne ses taux inchangés ce mois-ci et estime à 46,8% la probabilité d'un nouveau statu quo en septembre, contre 35,8% mercredi avant la publication du rapport sur l'emploi, selon le baromètre FedWatch du CME Group.
Dans la zone euro, les paris se sont également apaisés. Après une première hausse en juin, les opérateurs s'attendent désormais à ce que la BCE relève ses taux de 23 points de base au total cette année, soit moins que ce qui était prévu auparavant, les marchés ayant abandonné leurs anticipations d'un troisième resserrement monétaire.
Cela ne signifie en aucun cas que les banques centrales considèrent que les risques sur les prix ont disparu. L'apparition de dits "effets de second tour" reste redoutée, tandis que les aléas des négociations entre les États-Unis et l'Iran ont déjà démontré, ces dernières semaines, leur capacité à influencer le sentiment des marchés.
"Les politiques monétaires des banques centrales resteront un facteur d'attention majeur et pourraient être source de volatilité sur les marchés actions. Par ailleurs, les investisseurs suivront avec attention les publications semestrielles afin d'évaluer les impacts des disruptions induites par le conflit au Moyen Orient", écrit Gilles Guibout, responsable des actions européennes AXA IM chez BNPP AM.
La séance a par ailleurs fourni de nouvelles données sur l'activité du secteur privé dans de nombreux pays du Vieux Continent.
Le secteur des services en zone euro s'est contracté en juin à un rythme moins marqué qu'en mai, les pressions sur les coûts s'étant atténuées, montrent les chiffres définitifs d'une enquête de S&P Global et HCOB. En France, en revanche, le secteur s'est contracté le mois dernier plus fortement qu'initialement prévu, la faiblesse de la demande et les pressions inflationnistes ayant pesé sur les entreprises.
Aux États-Unis, où la Bourse ne rouvrira pas avant lundi, le Dow Jones a clôturé jeudi à un nouveau record, mais le Nasdaq a de nouveau été affecté par le déclin du secteur des semi-conducteurs.
VALEURS EN EUROPE
L'action Pluxee PLX.PA grimpe de 5,6%, l'ancienne division d'avantages aux salariés de Sodexo ayant fait état d'une baisse organique moins importante que prévu de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, malgré l'impact des évolutions réglementaires au Brésil.
L'Oréal OREP.PA recule de 3%, lanterne rouge du CAC 40, le courtier JP Morgan ayant déclaré s'attendre à un second semestre plus faible pour le fabricant de cosmétiques, ce qui pèse également sur ses rivaux Kering PRTP.PA (-2,4%) et Hermès HRMS.PA (-2%).
Le secteur de la technologie .SX8P se redresse vendredi (+1,14%) après ses pertes de la veille.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans DE10YT=RR avance de 2,5 points de base à 2,9244%, tandis que celui de l'obligation à deux ans DE10YT=RR gagne 3,1 points de base à 2,5273%.
Toutefois, ils restent nettement inférieurs à leurs plus hauts de cette année et ont fortement reculé après l'accord américano-iranien signé le mois dernier.
CHANGES
Le dollar recule de 0,08% face à un panier de devises de référence .DXY et s'achemine vers sa plus forte perte hebdomadaire depuis avril, le rapport sur l'emploi ayant tempéré les anticipations concernant les hausses de taux de la Fed.
Le yen japonais se stabilise autour de 161,13 pour un dollar, à des niveaux extrêmement bas, ce qui maintient le marché en alerte face à une éventuelle intervention.
La ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré vendredi que Tokyo était en contact régulier avec Washington sur les questions de change et restait prêt à soutenir la devise nationale.
PÉTROLE
Les cours du pétrole évoluent peu vendredi, les opérateurs gardant l'espoir que les efforts visant à instaurer une paix durable au Moyen-Orient aboutissent.
Le Brent LCOc1 cède 0,07% à 71,75 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) CLc1 perd 0,36% à 68,44 dollars.
PLUS AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L'AGENDA DU 3 JUILLET:
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)

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