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L'Espagne essaie de rassurer après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures
information fournie par AFP 21/01/2026 à 20:46

Des pompiers sur le site où un train régional est entré en collision avec un mur effondré entre Sant Sadurni d'Anoia et Gelida, près de Barcelone, le 21 janvier 2026 en Espagne ( AFP / Josep LAGO )

Des pompiers sur le site où un train régional est entré en collision avec un mur effondré entre Sant Sadurni d'Anoia et Gelida, près de Barcelone, le 21 janvier 2026 en Espagne ( AFP / Josep LAGO )

La catastrophe ferroviaire d'Andalousie dimanche et un nouvel accident de train mardi en Catalogne : en à peine 48 heures, ces deux drames ont bouleversé l'Espagne, où les questions s'accumulent sur la sécurité du système ferroviaire, amenant le syndicat des conducteurs de train à appeler à une grève de trois jours en février.

En Andalousie (sud), où au moins 43 personnes sont mortes dans la collision de deux trains à grande vitesse près d'Adamuz, selon un nouveau bilan des autorités, les enquêteurs examinent plusieurs pistes pour découvrir les causes de la tragédie, qui restent encore un mystère.

Le gouvernement central et le gouvernement andalou ont annoncé qu'un hommage national aux victimes de la collision d'Adamuz aurait lieu le 31 janvier à Huelva, en Andalousie.

En Catalogne, c'est un train de banlieue en direction de Barcelone (nord-est) qui a heurté mardi soir les débris d'un mur de soutènement qui s'était effondré sur la voie près de la petite ville de Gelida en raison de fortes pluies.

L'accident a fait un mort et 37 personnes ont été prises en charge par les secours, dont cinq blessés graves.

Des pompiers sur le site où un train régional est entré en collision avec un mur effondré entre Sant Sadurni d'Anoia et Gelida, près de Barcelone, le 21 janvier 2026 en Espagne ( AFP / Josep LAGO )

Des pompiers sur le site où un train régional est entré en collision avec un mur effondré entre Sant Sadurni d'Anoia et Gelida, près de Barcelone, le 21 janvier 2026 en Espagne ( AFP / Josep LAGO )

La circulation des trains reste suspendue dans la zone, selon le gestionnaire du réseau ferroviaire national Adif, qui a mis en place des restrictions de vitesse sur un tronçon entre Madrid et Barcelone.

Coup sur coup donc, l'Espagne, deuxième destination touristique au monde, a connu deux accidents majeurs, une première depuis un déraillement meurtrier ayant fait 80 morts près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest) en 2013. De plus, elle ne sait toujours pas ce qui a provoqué le plus grave d'entre eux.

- "Un excellent système" -

Photo prise le 20 janvier 2026 montrant un train à grande vitesse qui a déraillé et heurté un autre convoi (à l’arrière-plan) deux jours plus tôt, à Adamuz, dans le sud de l’Espagne ( AFP / CRISTINA QUICLER )

Photo prise le 20 janvier 2026 montrant un train à grande vitesse qui a déraillé et heurté un autre convoi (à l’arrière-plan) deux jours plus tôt, à Adamuz, dans le sud de l’Espagne ( AFP / CRISTINA QUICLER )

Dans ce contexte tendu, le principal syndicat des conducteurs de train, le Semaf, a appelé mercredi à une grève de trois jours les 9, 10 et 11 février pour réclamer plus de "sécurité ferroviaire".

"Nous ne pouvons ni ne devons remettre en cause notre réseau (ferroviaire), ni les transports publics de notre pays. Il n'est pas parfait, ni infaillible, mais c'est un excellent système de transport", a répliqué mercredi soir le ministre des Transports Óscar Puente lors d'une conférence de presse.

Il a dit vouloir "répondre aux revendications" des conducteurs, mais a souhaité que la grève soit annulée.

Le ministre espagnol des transports,  Oscar Puente, lors d'une conférence de presse, à Madrid le 21 janvier 2026 ( AFP / JAVIER SORIANO )

Le ministre espagnol des transports, Oscar Puente, lors d'une conférence de presse, à Madrid le 21 janvier 2026 ( AFP / JAVIER SORIANO )

Le pays pleurait encore ses morts de la catastrophe d'Adamuz mercredi, au deuxième jour d'un deuil national de trois jours. Le bilan - au moins 43 morts et 31 personnes toujours hospitalisées, dont six en soins intensifs - reste provisoire.

Au moins deux personnes manquent encore à l'appel, selon les signalements pour disparition émis par les familles des passagers.

L'opposition s'en est prise mercredi au gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez, dénonçant des investissements insuffisants dans le réseau ferroviaire national.

Le dirigeant socialiste a promis la "transparence absolue" sur le drame d'Adamuz.

- Enquête "très complexe" -

Photo AFP au 20 janvier 2026 du site de la collision entre deux trains ayant eu lieu près d'Adamuz, en Espagne, le 18 janvier, précisant une sélection d'éléments explorés dans le cadre de l'enquête sur les causes de l'accident ( AFP / Nalini LEPETIT-CHELLA )

Photo AFP au 20 janvier 2026 du site de la collision entre deux trains ayant eu lieu près d'Adamuz, en Espagne, le 18 janvier, précisant une sélection d'éléments explorés dans le cadre de l'enquête sur les causes de l'accident ( AFP / Nalini LEPETIT-CHELLA )

Sur place, les engins de chantier continuent de s'affairer autour des deux trains accidentés dimanche.

Ce soir-là, les trois dernières voitures d'un train allant vers Madrid de l'opérateur privé Iryo - une société détenue majoritairement par le groupe italien Trenitalia - avaient déraillé et s'étaient déportées sur la voie d'à côté, heurtant violemment un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui arrivait au même moment dans l'autre sens.

Les deux trains à grande vitesse, qui roulaient à plus de 200 km/h, transportaient au total plus de 500 passagers.

D'après des médias espagnols, l'enquête - qui exclut l'hypothèse d'un acte de sabotage, selon le gouvernement - s'intéresse à une rupture du rail de plus de 30 centimètres de long à l'endroit de l'accident.

Mercredi, le New York Times a évoqué également, photo à l'appui, la piste d'un "bogie" (chariot placé dans la partie inférieure du châssis d'un train) retrouvé dans un cours d'eau proche du lieu de la collision.

Cette photo fournie, prise et diffusée le 21 janvier 2026 par la Garde civile espagnole, montre des agents photographiant un bogie de train dans un cours d’eau, près du site de la catastrophe ferroviaire d'Adamuz, dans le sud de l’Espagne ( Guardia Civil / Handout )

Cette photo fournie, prise et diffusée le 21 janvier 2026 par la Garde civile espagnole, montre des agents photographiant un bogie de train dans un cours d’eau, près du site de la catastrophe ferroviaire d'Adamuz, dans le sud de l’Espagne ( Guardia Civil / Handout )

La Garde civile (équivalent en Espagne de la gendarmerie) a confirmé la découverte dans un communiqué, tout en ajoutant que la pièce métallique faisait partie de "centaines d'indices" relevés sur le site.

M. Puente a averti que l'enquête serait "longue" et "très complexe", et que la publication d'un rapport définitif pourrait prendre plusieurs mois.

Avec 4.000 kilomètres de voies ferrées, le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde, après celui de la Chine, et l'une des fiertés du pays.

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1 commentaire

  • 21:30

    Il y a un an inondations catastrophiques à Valence, on n'a pas vraiment cherché de responsabilités ( sauf celle de la pluie). Au printemps black-out électrique, on ne sait pas pourquoi (en fait on sait mais il ne faut pas le dire). Série noire dans le transport ferroviaire. Ça fait peut-être un peu beaucoup. Le wokisme, c'est bien mais ça ne règle pas tous les problèmes Monsieur le Premier Ministre.


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