SAN FRANCISCO/LE CAIRE, 22 janvier (Reuters) - Deux
responsables des Nations unies vont établir mercredi qu'il
existe suffisamment d'éléments pour accuser l'Arabie saoudite
d'avoir piraté le téléphone portable de Jeff Bezos et réclamer
des enquêtes de Washington et Ryad, a-t-on appris de source
proche du dossier.
Ce rapport sera publié par Agnès Callamard, la rapporteure
spéciale des Nations unies sur les exécutions extra-judiciaires,
et David Kaye, chargé de la liberté d'expression, dans le cadre
d'une enquête plus large dont les conclusions doivent être
rendues publiques en juin.
Il corrobore les conclusions auxquelles sont parvenus les
spécialistes mandatés par Jeff Bezos, le fondateur et patron
d'Amazon AMZN.O .
Selon ces enquêteurs privés, le téléphone portable de Jeff
Bezos a été piraté après la réception d'une vidéo vérolée
envoyée depuis un compte de messagerie WhatsApp appartenant au
prince héritier saoudien Mohamed ben Salman.
FTI Consulting affirme que des volumes exceptionnels de
données ont été téléchargées depuis le GSM de Jeff Bezos dans la
foulée de la réception à la mi-2018 de cette vidéo, a expliqué
la source de Reuters.
Le contenu du rapport que s'apprêtent à publier les Nations
unies risque d'envenimer davantage les relations entre Jeff
Bezos et le royaume saoudien, qui a admis sa responsabilité dans
le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, lequel écrivait
régulièrement dans le Washington Post, propriété du milliardaire
américain.
L'ambassade d'Arabie saoudite aux Etats-Unis a réfuté sur
Twitter l'ensemble de ces informations.
"Les articles de presse laissant entendre que le royaume est
à l'origine du piratage du téléphone de M. Bezos sont absurdes.
Nous réclamons une enquête sur ces accusations afin que la
vérité puisse être établie."
(Joseph Menn Hesham et Abdul Khalek, avec Jeffrey Dastin à San
Francisco, version française Nicolas Delame)
L'Arabie soupçonnée d'avoir piraté le téléphone de Jeff Bezos-source
information fournie par Reuters 22/01/2020 à 08:52
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