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L'Afrique s'en sort-elle mieux que le reste du monde émergent ? (Cercle des analystes indépendants)

Boursorama22/10/2015 à 11:45

L'économie africaine, très dépendante des matières premières, souffre également du repli des prix de ce large secteur, explique Jean-Luc Buchalet.

Les réflexions ont été nombreuses sur l'actuel ralentissement de l'activité en Chine, en Russie et au Brésil. Jean-Luc Buchalet, PDG de Pythagore Consult et membre du Cercle des analystes indépendants, dresse quant à lui le bilan des économies africaines, de taille toujours modeste.

De tous les continents, l’Afrique est celui dont l’image a le plus changé. De nombreuses études ou articles considèrent ce nouvel espace comme un futur eldorado. Au cours des 15 dernières années le revenu réel par habitant a cru de 30%. Le véritable changement est intervenu lorsque l’Afrique s’est reconnectée au milieu des années 2000 à la croissance mondiale grâce au formidable essor des économies asiatiques. Entre 2000 et 2008, le PIB global du continent a augmenté de 4,9 % par an (deux fois plus vite qu'au cours des deux décennies précédentes). Les économies africaines ont fait preuve d'une « remarquable résilience » pendant la crise de 2009. Son produit intérieur brut (PIB) a même accéléré à 4,5 % en 2014, supérieur de 1 point à la croissance mondiale. En 2014, sur les 54 pays africains, le seuil des 5% de croissance a été dépassé par 22 pays, et cerise sur le gâteau, 6 des 10 pays qui ont connu la plus forte croissance dans le monde étaient africains. 

Aujourd’hui, Le PIB par habitant des africains (2124 dollars), exprimé en parité de pouvoir d’achat, représente à peine un quart du PIB par habitant chinois. L’écart de richesse d’un pays à l’autre du continent reste considérable avec en tête la Guinée Equatoriale, petit « émirat », avec un PIB 2014 par habitant de 23.778 dollars contre 240 dollars pour le Malawi, le pays le plus pauvre. La médiane du PIB par habitant des 54 pays africains (plus représentative de la richesse réelle) se situe à seulement 1060 dollars. Le PIB de l’Afrique reste trop lourdement dépendant des ressources naturelles. Entre un tiers et la moitié de ces ressources naturelles sont localisées en Afrique selon le cabinet McKinsey : 32 % de la croissance Africaine entre 2000 et 2008 est liée directement à celles-ci stricto sensu, et 70% directement et indirectement à ses ressources naturelles. Les 5% de croissance du PIB depuis 2000 doivent donc être corrigés de 2/3 pour refléter le réel potentiel de l’Afrique en dehors de l’essor formidable du prix des matières premières, ne laissant qu’un maigre +1.5% par an, guère plus que la croissance potentielle des pays développés. Retraité de l’accroissement de la population (+2.5%) et hors effet matières premières, la croissance africaine est au final restée très faible. En moyenne 82% des exportations des biens de la région proviennent des matières premières (agricoles et agroalimentaires comprises).

La croissance des emplois « stables », c’est-à-dire non liés aux ressources naturelles, n’a pas dépassé 0.5% en moyenne annuelle. Si on regarde la répartition de la croissance de l’Afrique sur le long terme, elle donne une image plus résiliente grâce à sa démographie galopante (2.4 milliards d’habitants en 2050). Les économies africaines vont devoir créer 29 millions d’emplois par an d’ici à 2030 pour permettre aux jeunes africains de trouver du travail. Ce dividende démographique, que de nombreux économistes considèrent comme un atout, pourrait en cas d’échec déstabiliser le continent et devenir une véritable bombe à retardement si cette jeunesse n’est pas formée. Seulement 7% de celle-ci a accès à l’enseignement supérieur (contre 76% pour les pays occidentaux), ce qui est très largement insuffisant au regard du défi démographique qui attend le continent. Il faudra former 300 millions de jeunes d’ici 2050.

Le retard en matière d’investissement reste chronique. Le continent ne pourra poursuivre sur sa lancée que si l’investissement décolle réellement. D’énormes progrès ont été réalisés mais les pays africains devront investir 93 milliards de dollars par an pendant une décennie pour juste combler leur retard. Les chiffres publiés en 2014 incitent à l’optimisme. L’investissement direct étranger (IDE) en Afrique a battu un record historique en 2014. Il a cru de 136% par rapport à l’année précédente pour atteindre 128 milliards de dollars.

Les six premières puissances économiques du continent africain dont le PIB est supérieur à 103.000 millions de dollars (Nigeria, Afrique du Sud, Egypte, Algérie, Angola et Maroc) représentent plus de de 69% du PIB total, et une large part de leur croissance est liée au prix des matières premières. La croissance moyenne du PIB africain ne reflète donc en rien le dynamisme du continent. Le retournement économique est à l’œuvre, confirmé par un effondrement des exportations vers la Chine (supérieure à 60% en glissement annuel) avant-coureur d’un ralentissement plus profond. Le potentiel de rattrapage de nombreux pays africains reste malgré tout énorme à l’image de l’Ethiopie, deuxième pays le plus peuplé du continent mais dont le poids dans le PIB du continent reste pour le moment marginal. Mais l’Afrique ne pourra poursuivre son retour sur la scène mondiale que si les inégalités, la corruption, l’accès à l’eau et à l’électricité (deux tiers de la population n’a pas accès à l’électricité) et la gouvernance sont revues de fond en comble.

Pour le moment, l’incapacité des pouvoirs en place à redistribuer les fruits de la croissance entre les grandes villes et les territoires les plus marginaux est une mauvaise nouvelle pour la croissance future de l’Afrique. Certains pays producteurs de pétrole montrent déjà des signes inquiétants de fragilité comme le Nigéria, l’Afrique du sud, l’Angola ou l’Algérie… Rien n’est gagné.

Jean-Luc Buchalet

Le Cercle des analystes indépendants est une association constituée entre une douzaine de bureaux indépendants à l'initiative de Valquant, la société d'analyse financière présidée par Eric Galiègue, pour promouvoir l'analyse indépendante.


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