2 janvier (Reuters) - La compagnie aérienne indienne Jet
Airways JET.NS a annoncé mardi soir avoir fait défaut sur une
échéance de remboursement de dette due à un consortium de
banques, ce qui a conduit l'agence de notation ICRA à déclasser
le transporteur et a entraîné une chute du titre à la Bourse de
Mumbai.
L'action a terminé sur un recul de 6,14% contre un repli de
1,1% pour l'indice vedette Nifty 50 .NSEI de la place
boursière indienne.
Après avoir bondi de quelque 139% en 2017, portée par le
boom du marché du transport aérien indien, l'action Jet Airways
a reperdu 66,7% en 2018, le transporteur ayant comme ses pairs
souffert d'une intensification de la concurrence, de la
faiblesse de la roupie et d'une hausse des coûts du carburant.
Début août, Reuters et d'autres organes de presse avaient
rapporté que Jet Airways avait dit à ses pilotes que la
contraction de sa trésorerie ne lui permettait plus d'assurer
que 60 jours d'exploitation, conduisant dans les semaines
suivantes le transporteur à multiplier des propos rassurants sur
l'état de ses finances et des annonces de réduction de ses
coûts.
Au sujet du défaut de paiement sur une échéance de
remboursement, qui devait être honorée avant le 31 décembre, Jet
Airways a déclaré dans un communiqué qu'il était "le fait d'un
décalage temporaire de flux de trésorerie", ajoutant être en
discussions avec le consortium bancaire, mené par State Bank of
India.
Jet Airways, née il y a 25 ans et devenue la plus importante
compagnie indienne en termes de parts de marché, affichait un
endettement de 80,52 milliards de roupies (un milliard d'euros)
au 30 septembre 2018.
Le transporteur, détenu à 24% par la compagnie Etihad
Airways (Abou Dhabi), avait fait état début novembre d'une
troisième perte trimestrielle consécutive.
Un des principaux concurrents, IndiGo, propriété
d'InterGlobe Aviation INGL.NS , souffre également de la
conjoncture difficile pour les compagnies aériennes indiennes,
la société ayant décidé en octobre de reporter l'achat d'A320neo
pour préserver sa trésorerie tout en accusant sur la période
juillet-septembre sa première perte trimestrielle depuis 2015.
Début décembre, des sources avaient dit à Reuters que Jet
Airways, partenaire d'Air France-KLM AIRF.PA dans le
long-courrier, et Etihad avaient eu des discussions avec des
banques en vue d'un sauvetage de l'entreprise, qui pourrait
passer par une augmentation de la part d'Etihad dans Jet.
(Tanvi Mehta et Chris Thomas à Bangalore, Benoit Van
Overstraeten pour le service français, édité par Dominique
Rodriguez)
Jet Airways fait défaut sur un paiement, chute du titre
| 12,1100 EUR | Euronext Paris | +5,58% |
© 2026 Thomson Reuters. All rights reserved.
Reuters content is the intellectual property of Thomson Reuters or its third party content providers. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. Thomson Reuters shall not be liable for any errors or delays in content, or for any actions taken in reliance thereon. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.
A lire aussi
-
Des peines allant de cinq à neuf ans de prison ont été requises à l'encontre de sept prévenus, membres d'un clan bosnien poursuivi à Paris pour avoir contraint des mineurs à voler, au terme d'un procès qui a mis en lumière un système se perpétuant de génération ... Lire la suite
-
Le président français Emmanuel Macron, qui s'exprimait dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations Unies, a mis en garde mardi 22 septembre contre le "retour de la loi de la jungle" dans le monde et appelé à se tenir "droit aux côtés des Nations Unies". Que ... Lire la suite
-
La candidate à la primaire sociale-démocrate Ségolène Royal a ressuscité mardi soir, lors de sa première réunion publique de campagne à Alfortville (Val-de-Marne), son slogan de la campagne 2007 de "l'ordre juste" sans pour autant faire salle comble. A la veille ... Lire la suite
-
L'Union européenne a sauvé mardi, in extremis, ses sanctions contre Moscou en se ralliant, à contrecœur et en dépit des critiques de Kiev, aux exigences de la France et du Luxembourg, qui ont obtenu le retrait de deux oligarques de cette liste noire. Au terme d'un ... Lire la suite
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
valeur |
dernier |
var. |
|---|---|---|
| 98,18 | -1,84% | |
| 8 154,91 | +0,20% | |
| 0,637 | +20,64% | |
| 29,36 | +2,80% | |
| 133 | +13,68% |
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer