1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

INTERVIEW-La France prépare sa riposte aux fonds activistes-Le Maire
Reuters05/04/2019 à 16:00

    * Des fonds qui veulent imposer des changements de stratégie
    * Objectif : doper le cours de leur cible
    * Plusieurs entreprises visées en France
    * Des propositions dans les mois qui viennent

    par Leigh Thomas
    BUCAREST, 5 avril (Reuters) - Le gouvernement prépare des
mesures visant à éviter que des investisseurs activistes ne
déstabilisent des entreprises françaises, a annoncé le ministre
de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire lors d'un entretien
accordé à Reuters. 
    Les actionnaires activistes - souvent des fonds spéculatifs
gérant des dizaines de milliards de dollars - cherchent
généralement à imposer des changements de stratégie pour doper
le cours de leur cible.
    Cette approche offensive, relativement fréquente aux
Etats-Unis depuis de nombreuses années, commence désormais à
monter en puissance en Europe. 
    En France, plusieurs groupes sont soumis actuellement à ce
type de pressions. Le groupe de spiritueux Pernod Ricard
 PERP.PA  est la cible du fonds activiste new-yorkais Elliott,
le réassureur Scor  SCOR.PA  se trouve dans le viseur de Ciam,
Amber Capital détient désormais plus de 5% du capital du groupe
Lagardère  LAGA.PA  et Searchlight Capital Partners a annoncé
mardi un accord pour racheter une participation de 26% dans
l'équipementier aéronautique Latécoère  LAEP.PA .
    "Je réfléchis à de nouveaux instruments nationaux qui
devront nous permettre de résister mieux à ces fonds
activistes", a déclaré Bruno Le Maire lors d'une interview
accordée à Reuters à Bucarest, en marge d'une réunion des
ministres des Finances de l'Union européenne. 
    L'idée serait de permettre d'investir davantage de fonds
publics dans un certain nombre d'entreprises françaises ou
européennes jugées stratégiques, a-t-il expliqué sans donner
davantage de détails.
    
    "PAS CONFORME AU CAPITALISME NOUVEAU"
    Bruno Le Maire a précisé que des propositions en ce sens
seraient formulées "dans les prochains mois". 
    "C'est évidemment un sujet que je suis de très près parce
qu'un fond activiste qui détruit de la valeur n'est pas conforme
au capitalisme nouveau que je veux bâtir", a-t-il expliqué. 
    Selon lui, s'il peut y avoir des cas où l'investissement de
fonds peut être utile pour dynamiser la performance de
l'entreprise, "les fonds activistes qui détruisent de la valeur
doivent être combattus". 
    En attendant la mise au point de ces nouveaux instruments,
une série de mesures prévues dans le projet de loi "Pacte" (Plan
d'action pour la croissance et la transformation des
entreprises) visent à associer davantage les salariés aux
résultats des entreprises et contribuent à renforcer la
protection contre les fonds activistes, a-t-il souligné.
    Ce texte, qui sera discuté en deuxième lecture au Sénat la
semaine prochaine, prévoit notamment des dispositions favorisant
l'actionnariat salarié ou un renforcement de la présence des
salariés dans les conseils d'administration.
    La campagne d'Elliott contre Pernod, qui veut améliorer la
performance opérationnelle et la gouvernance du groupe, a
alimenté le débat sur l'attrait de la France pour les fonds
activistes.
    Cette opération, qui vise un groupe dans lequel la famille
du fondateur Paul Ricard contrôle plus du tiers des droits de
vote et qui est généralement considéré comme bien géré, donne à
penser qu'aucune entreprise n'est à l'abri de ce genre
d'opération. 
    La banque publique Bpifrance a annoncé fin mars, lors de la
présentation de ses résultats 2018, disposer de près de deux
milliards d'euros de liquidités pour faire face à une éventuelle
offensive de fonds activistes sur des entreprises françaises
jugées stratégiques.  
    L'Etat français est remonté la semaine dernière au capital
de Valeo  VLOF.PA , par le biais de Bpifrance, dans un contexte
compliqué pour l'équipementier automobile, dont l'effondrement
du cours de Bourse en 2018 pourrait le fragiliser en cas
d'éventuelle pression de la part d'activistes.   

 (Avec Myriam Rivet pour le service français, édité par Yves
Clarisse)
 

Valeurs associées

Euronext Paris +0.89%
Euronext Paris 0.00%
Euronext Paris +0.93%
Euronext Paris +0.65%
Euronext Paris 0.00%

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer