Aller au contenu principal
Fermer

Hong Kong-Carrie Lam entrevoit une "issue" au chaos grâce au dialogue
information fournie par Reuters 20/08/2019 à 06:11

 (Actualisé avec détails, contexte)
    HONG KONG, 20 août (Reuters) - La cheffe de l'exécutif
hongkongais, Carrie Lam, a déclaré mardi qu'elle espérait que la
mobilisation pacifique du week-end était le début d'un effort
visant à restaurer la paix et que le dialogue avec les
manifestants pacifiques permettrait au territoire autonome de
sortir de la crise. 
    Des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans le
calme dans les rues de Hong Kong dimanche, après onze semaines
de mobilisations souvent marquées par des affrontements
violents.  
    D'autres manifestations sont prévues dans les prochaines
semaines, notamment une nouvelle grève dans différents quartiers
de la ville.  
    "J'espère sincèrement que cela marquera le retour d'une
société qui a retrouvé la paix, loin de la violence", a dit
Carrie Lam. 
    "(...) Nous commencerons immédiatement les travaux visant à
établir une plateforme de dialogue. Ce dialogue, je l'espère,
sera basé sur une compréhension et un respect mutuels et
permettra de trouver une issue pour le Hong Kong d'aujourd'hui",
a-t-elle ajouté. 
    Lancé à l'origine contre un projet de loi aujourd'hui
suspendu qui aurait autorisé l'extradition de suspects vers la
Chine, le mouvement s'est élargi à la défense des libertés
garanties par le principe "un pays, deux systèmes", accepté dans
le cadre de la rétrocession de l'ex-colonie britannique, en
1997.
    Cette formule reconnaît la souveraineté chinoise sur la
"région administration spéciale" tout en garantissant son
autonomie et le respect des libertés individuelles.
    
    RISQUE DE RÉCESSION 
    Pour de nombreux Hongkongais, Pékin a resserré son emprise
sur le territoire et remet en cause ce principe. La contestation
exige aussi la démission de Carrie Lam et une enquête sur les
violences policières.
    "La seconde question à laquelle j'ai déjà répondu à
plusieurs reprises et bien je peux vous faire cette promesse
très claire qu'au niveau politique ce projet de loi est mort
(...) Il n'est pas prévu de le relancer, surtout compte tenu des
préoccupations publiques", a déclaré Lam.
    La police a été critiquée pour avoir eu recours à des
méthodes de plus en plus agressives pour disperser les
manifestations. Dimanche, la présence policière était minime et
aucune interpellation n'a été effectuée. Plus de 700 personnes
ont été arrêtées depuis le début du mouvement. 
    Les manifestations ont par ailleurs eu un impact sur
l’économie de Hong Kong, l’un des ports les plus fréquentés au
monde, si bien que le centre financier asiatique est sur le
point de connaître sa première récession en dix ans.
    "L’économie de Hong Kong est exposée au risque de
ralentissement économique. Nous pouvons le voir à partir des
données du premier semestre. En fait, je pense que les données
du premier semestre ne reflètent pas pleinement la gravité du
problème", a souligné Carrie Lam. 
    Le secrétaire aux Services financiers et au Trésor, James
Lau, a déclaré à la radio RTHK que le risque de récession était
"assez considérable".
    
    CAMPAGNE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
    Le chaos s'est aussi propagé à l'étranger. Twitter  TWTR.N 
et Facebook  FB.O  ont annoncé lundi avoir démantelé une
campagne sur les réseaux sociaux dirigée depuis Pékin visant à
discréditer et diviser le mouvement de protestation à Hong Kong.
    Twitter a déclaré avoir suspendu 936 comptes et que les
opérations semblaient être coordonnées par l'Etat depuis la
Chine continentale, précisant que ces comptes constituaient la
frange la plus active de cette campagne de dénigrement et qu'un
réseau plus vaste d'environ 200.000 comptes avaient été
suspendus avant d'être réellement actifs.
    Pour sa part, Facebook a indiqué avoir supprimé des comptes
et des pages appartenant à un petit réseau sur les conseils de
Twitter. Après enquête, l'entreprise a découvert des liens avec
des personnes associées au gouvernement chinois.   
    Twitter et Facebook sont bloqués en Chine continentale par
le gouvernement mais disponibles à Hong Kong.    
    
    VOIR AUSSI 
    Le Conseil d'Etat chinois réclame une plus grande
intégration de Shenzhen, Hong Kong et Macao  

 (Anne Marie Roantree, Donny Kwok, Clare Jim, Felix Tam, Farah
Master;
Arthur Connan pour le service français)
 

Valeurs associées

572,1300 USD NASDAQ +8,83%

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...