Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Votre compte a été clôturé.

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Pour des raisons de sécurité et pour continuer à accéder à votre espace membre, nous vous remercions de bien vouloir valider votre compte membre en cliquant sur le lien suivant : Je valide mon compte membre
Vous allez recevoir un email à l'adresse indiquée lorsque vous aviez créé votre compte.
Cliquez ensuite sur le lien présent dans le mail. Vous pourrez alors de nouveau accéder à votre compte membre.
Si vous n'avez pas reçu cet email, contactez-nous

Un email de confirmation vient de vous être adressé.

  • 8 caractères minimum

  • 1 majuscule

  • 1 minuscule

  • 1 chiffre

  • 1 caractère spécial

  • Différent de votre pseudo

  • Les deux mots de passe sont identiques

Mot de passe oublié ?

Bénéficiez gratuitement de fonctionnalités et de services additionnels. Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Hausses du blé, du soja et de l'huile de palme : est-ce le printemps des pays émergents ?
Le Cercle des économistes17/03/2021 à 16:30

Après une chute au premier semestre 2020, les prix des biens agricoles augmentent depuis la fin de l'année dernière. (Crédit photo: Unsplash / Polina Rytova)

Après une chute au premier semestre 2020, les prix des biens agricoles augmentent depuis la fin de l'année dernière. (Crédit photo: Unsplash / Polina Rytova)

Après une chute au premier semestre 2020, les prix des biens agricoles augmentent depuis la fin de l'année dernière. Akiko Suwa Eisenmann revient sur les raisons de cette tendance et dresse les perspectives dans le contexte de crise sanitaire

En février 2021, le cours du soja était 53% plus haut que son cours de février 2020, celui de l'huile de palme 40% plus haut, et celui du blé tendre 16% plus haut. L'indice agrégé des céréales est désormais 32% plus élevé que son niveau de 2019 d'avant la pandémie et l'indice agrégé des huiles et tourteaux, 56%. Va-t-on vers un nouveau boom des matières premières agricoles ? Et est-ce le signe d'une vitalité retrouvée pour les pays émergents ? 

Pour le savoir, il faut s'interroger sur les causes de cette hausse des prix agricoles. 

Les prix des matières premières agricoles dépendent de l'offre et de la demande. Du côté de l'offre, le phénomène climatique de la Niña, ce courant d'eau froide dans l'océan Pacifique, actif en 2020-2021, favorise l'hémisphère nord tout en apportant pluies en Asie du Sud-Est et en Afrique du Sud, et sécheresse en Afrique centrale. Cependant, au niveau global, les stocks provenant des années précédentes sont suffisants pour éviter des réactions trop brusques des prix à des chocs climatiques. Cette disponibilité globale recouvre cependant des phénomènes contrastés : certains pays en développement ont connu une pénurie alimentaire et une hausse marquée des prix, comme au Nigéria ou au Soudan. 

L'offre agricole dépend aussi à court terme, d'un regain de la pandémie qui pourrait conduire à des reconfinements ou des mesures éventuelles de restrictions aux exportations dans certains pays, comme en Argentine sur le maïs ou en Russie sur le blé. Les prix des biens agricoles sont également influencés par le prix du pétrole, à travers le coût du transport et des engrais.

La demande, elle, est dépendante de l'activité. Or, la conjoncture est encore incertaine. Si la croissance est suffisante dans le monde, tirée par la Chine et les Etats-Unis, avec l'énorme plan de relance du président Biden, la demande de biens alimentaires - et de matières premières agricoles - devrait être soutenue. Un coup de pouce supplémentaire serait apporté par la dépréciation du dollar par rapport aux autres monnaies, ce qui rend les matières premières (souvent libellées dans cette devise) encore plus attractives. Cette dépréciation du dollar, amorcée dès la mi-2020, est sans doute la raison principale de la hausse nominale des cours agricoles de ces derniers mois. Là encore, il faut espérer que des mesures protectionnistes ne viendront pas entraver les échanges, comme le récent coup de frein de la Chine aux importations en provenance d'Australie.

La hausse des prix agricoles est donc encore fragile. Elle dépend pour l'instant moins de facteurs structurels que conjoncturels, en premier lieu, la baisse du dollar. Elle peut être compromise par des tensions commerciales ou une troisième vague de la pandémie.  Pour le printemps des pays émergents, il faut attendre tout d'abord une vraie campagne de vaccination qui leur permettra de sortir de la crise. A plus long terme, la nature de la demande agricole aura son importance : dans le « monde d'après », les consommateurs, en particulier les classes moyennes des pays émergents, sont-ils prêts à acheter moins de produits animaux ? Vont-ils se tourner plus vers les biocarburants ? 

Akiko Suwa-Eisenmann
Professeur à PSE 
Membre du Cercle des économistes 
 

2 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • jean.coq
    14 avril09:32

    Le tracteur est un BIEN agricole. Le blé ou le soja sont des PRODUITS agricoles.

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer

Vous avez accepté la pose de traceurs

Fermer

Vous avez refusé la pose de traceurs

Fermer