Le groupe Renault a annoncé jeudi avoir enregistré un chiffre d'affaires en hausse de 7,3% au premier trimestre, porté notamment par la réussite des modèles électriques et l'intégration comptable d'une filiale en Inde, malgré un fort recul des volumes de vente de Dacia.
( AFP / JEFF PACHOUD )
Face à la flambée des prix du pétrole du fait de la guerre au Moyen-Orient, et même si le directeur financier du groupe Duncan Minto a dit lors d'un point avec des journalistes ne voir pour l'heure "aucun impact sur la demande", Renault a annoncé prendre des mesures d'économies de coûts, sans préciser lesquelles.
Essentiellement produites au Maroc, les voitures de la marque Dacia ont subi un fort ralentissement de leurs livraisons en janvier et février en raison de violentes tempêtes qui ont bloqué le trafic maritime dans le détroit de Gibraltar et entraîné une chute de 16,3 % des ventes de Dacia sur le trimestre, explique le groupe.
Les ventes de Dacia ont toutefois redémarré en mars, assure Renault.
Le chiffre d'affaires du groupe s'est porté à 12,5 milliards d'euros, bien au-dessus des attentes des analystes financiers (11,7 milliards d'euros).
Malgré une baisse globale de ses immatriculations de 3,3% (à 546.183 véhicules), le chiffre d'affaires total progresse notamment grâce à un effet "mix produit" très favorable: Renault vend davantage de véhicules électriques, dont les prix de vente sont plus élevés que ceux des modèles thermiques.
Les ventes mondiales de véhicules 100% électriques du groupe ont grimpé de 20,9% sur un an pour atteindre 17% des ventes totales.
En Europe, la dynamique est similaire avec une hausse de 12% des ventes électrifiées (hybrides inclus), qui pèsent désormais plus de la moitié (52,3%) des immatriculations du constructeur.
De plus, Renault a profité d'une solide performance de ses ventes à ses partenaires, tirées par la production, dans ses propres usines, de la nouvelle Nissan Micra 100% électrique, qui a fait un "très bon démarrage" selon Duncan Minto, pour le compte de son allié japonais.
Cette hausse des revenus s'explique également par un effet comptable lié à l'Inde, où le groupe a récemment pris le contrôle total de son usine locale historiquement partagée avec Nissan (RNAIPL).
En intégrant désormais l'intégralité de la production de ce site dans ses propres comptes, Renault a gonflé son chiffre d'affaires d'environ 200 millions d'euros sur le trimestre.
La marque au losange affiche des bonds significatifs sur plusieurs de ses marchés clés, notamment en Inde (+47,6%), au Maroc (+20,2%), en Turquie (+12,9%) et en Colombie (+10,1%).
Le groupe a confirmé jeudi l'ensemble de ses perspectives financières pour 2026, tablant toujours sur une marge opérationnelle d'environ 5,5 %, conforté par un carnet de commandes jugé "solide".
Renault a par ailleurs annoncé mi-avril qu'il allait réduire "de 15 à 20%" le nombre de postes d'ingénierie dans ses effectifs mondiaux sous "deux ans", afin de "rester compétitif", en assurant qu'il n'y aurait pas de licenciements secs.
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