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GRAPHES-2018, le printemps des télécoms ?
Reuters10/04/2018 à 12:12

    * Nette sous-performance du secteur depuis deux ans
    * La croissance est de retour 
    * Des opportunités stratégiques internes comme externes 

    PARIS, 10 avril (Reuters) - Pénalisés en Bourse par un
environnement déflationniste, de faible croissance et une image
de fournisseurs de tuyaux, les opérateurs télécoms pourraient
connaître un retour en grâce estiment des gérants qui soulignent
la faible valorisation du secteur et la capacité de certains de
ses acteurs à embrasser de nouvelles opportunités. 
    L'indice sectoriel européen des télécoms  .SXKP  a dans
l'ensemble sous-performé l'indice large Stoxx 600  .STOXX 
depuis la sortie de la crise financière et les deux évoluent
même à front renversé depuis la mi-2016, conséquence de
l'incapacité du secteur à dégager de la croissance, estime
Cédric Pointier, analyste buy-side sur le secteur chez Groupama
Asset Management. 
   Graphique: https://bit.ly/2Jw8GKu
       
    "Les télécoms affichent la plus faible croissance dans le
secteur des technologies de la communication et de
l'information", ajoute-t-il.
    Graphique: https://bit.ly/2II8irh
    
    "Il n'y aurait pas eu de révolution digitale sans les
évolutions de technologies, d'architectures de réseaux et de
hausse de débits mais les opérateurs ont supporté tous les coûts
sans en tirer aucun bénéfice", rappelle Cédric Pointier,
soulignant les déséquilibres au sein de la chaîne de valeur du
digital. 
     Graphique : https://bit.ly/2qkJ0YE
    
    "DES VALORISATIONS RIDICULEMENT BASSES"
    Pour Jeffrey Taylor, responsable des investissements en
actions européennes d'Invesco, "les valorisations dans les
télécoms sont aujourd'hui ridiculement basses". 
    Son fonds actions zone euro, Invesco Euro Equity Fund
 LP68332029  est surexposé sur ce secteur qui pèse 3,7% de son
indice de référence, le MSCI EMU  .dMIEM00000PUS , mais
représente 11,5% du portefeuille, Orange  ORA.PA  en constituant
la première ligne à près de 3,8% des actifs et Telefonica
 TEF.MC  la cinquième à 3,31%. 
    "J'ai une prédilection pour les situations qui combinent un
certain potentiel de reprise de la croissance des bénéfices et
des valorisations basses", poursuit Jeffrey Taylor. 
    Il souligne ainsi que les bénéfices cumulées dans certains
secteurs sont actuellement très supérieurs au précédent pic
d'avant la grande crise financière de 2008 alors même que ces
secteurs affichent des primes de valorisation très élevées. 
    A l'inverse, d'autres secteurs comme la finance, l'énergie
ou les télécoms dégagent des résultats cumulés encore très
inférieurs au pic d'avant la crise et des décotes importantes.
    Graphique : https://bit.ly/2GKLyGf
    
    "La plupart des investisseurs restent convaincus que les
télécoms correspondent à une situation sans issue, sans la
moindre possibilité d'amélioration", déplore Jeffrey Taylor. 
    "Cela était peut-être vrai par le passé mais ce n'est plus
le cas maintenant et avec un peu de croissance qui revient, cela
devrait mener à une inflation graduelle des multiples accordés à
ce secteur en Bourse". 
    Prenant l'exemple d'Orange, il note la tendance à
l'amélioration des revenus, de l'Ebitda et même des free cash
flows de l'opérateur aussi bien sur le marché français qu'en
Espagne, son deuxième marché le plus important.
    Graphique : https://bit.ly/2GM5Bs3
    
    "Ce qui a changé chez Orange et pour certaines sociétés de
ce secteur, c'est peut-être la monétisation partielle, graduelle
de l'appétit des consommateurs et des entreprises pour des
services liés aux data", estime Jeffrey Taylor qui met
particulièrement en exergue l'opérateur finlandais Elisa
 ELISA.HE , "archi-efficace, vraie machine à dividende", qui
surperforme nettement le secteur depuis deux ans.
    
    B2B PLUS QUE B2C 
    Cédric Pointier estime aussi qu'après des années sur la
défensive, les opérateurs télécoms retrouvent des marges de
manoeuvre, qui dépendent en partie de leur situation financière
et de leur capacité à gérer la transformation et les risques
réglementaires.
    Pour lui, deux choix stratégiques sont possibles avec d'un
côté la recherche de l'efficacité opérationnelle et de l'autre
la pénétration de nouveaux marchés. 
    Sur le premier, il met en avant les économies qui peuvent
encore être réalisées grâce à l'amélioration de la relation et
de la satisfaction client et aux efforts possibles pour
rationaliser la distribution - de la réduction des commissions
distributeurs à la simplification des offres commerciales en
passant par une meilleure segmentation du portefeuille clients. 
    Un autre axe réside dans la simplification des architectures
réseaux par le recours aux technologies SDN et NFV et dans la
standardisation des équipements. 
    Au-delà de ces opportunités internes, Cédric Pointier note
que les opérateurs multiplient aussi les initiatives pour capter
de nouvelles sources de revenus en s'appuyant sur leurs actifs
clés que sont leurs réseaux et leurs réservoirs de données sur
leurs clients. Il cite sur ce dernier point l'exemple de
Vodafone  VOD.L  où plus de 1.000 personne travaillent sur les
"Data analytics", le groupe ayant mené une réflexion sur
l'utilisation interne et externe de ses données. 
    Il estime toutefois que les possibilités les plus
prometteuses se situent dans les services aux entreprises (B2B)
plutôt que vers les abonnés individuels (B2C). 
    "En première approche, le marché B2C restera difficile sauf
pour les opérateurs capables d'une vraie proposition de valeur
au client contre ses données personnelles", prévient-il prenant
toutefois l'exemple de VEON  VON.AS , ex-Vimplecom, qui offre
des services gratuits à ses abonnés en échange de la possibilité
de monétiser leurs données utilisateurs.
    Il note aussi que les opérateurs, qui pour certains ont déjà
saisi des opportunités en matière de paiements et de transferts
de fonds, notamment dans les pays émergents, pourraient investir
le marché de la banque en ligne, à l'image d'Orange. 
    Mais c'est dans le B2B que les opportunités lui semblent les
"plus légitimes" qu'il s'agisse de la publicité digitale, du
cloud, de la cybersécurité ou des promesses de l'internet des
objets. 
    Si le marché de la publicité digitale est très largement
dominé par les géants de l'internet, sa taille évaluée à près de
300 milliards de dollars à l'horizon 2020 par Magna, filiale
d'Interpublic, et la méfiance croissante des internautes, peut
permettre aux opérateurs d'y trouver une place, estime Cédric
Pointier. 
    Il cite le récent rachat du spécialiste de la publicité en
ligne Teads par Altice  ATCA.AS , le rachat de Yahoo par Verizon
Wireless ou le blocage par l'opérateur des Caraïbes Digicel des
publicités Google afin de s'approprier une part des profits ou
de contraindre le géant du Net à un partage de revenus.
    Dans le déploiement des services B2B, lui aussi met
Telefonica en avant, citant notamment la diversification de
l'opérateur historique espagnol dans le cloud, la cybersécurité,
ou l'intelligence artificielle avec son outil Aura. Mais, il
mentionne également Deutsche Telekom  DTEGn.DE  pour ses
investissements dans le Cloud et la cybersécurité ou
l'acquisition par Verizon Wireless du spécialiste irlandais de
la gestion à distance de flotte automobile, Fleetmatics.
    Le déploiement des opérateurs dans les services digitaux
présente toutefois un risque réglementaire marqué, prévient
Cédric Pointier, soulignant la sensibilité de la question des
données personnelles dans un contexte de régulation européenne
en évolution avec l'entrée en vigueur le mois prochain du
Règlement général sur la protection des données (RGPD) ou la
réflexion en cours sur la ePrivacy, "qui reste un point
d'incertitude pour les industriels du secteur."
    
    Sources : 
    * European Equities. Opportunities in changing markets.
Jeffrey Taylor. Head of European Equities. Invesco. Présentation
le 4 avril 2018. 
    * Big Browser : Les opportunités digitales dans les
télécoms. Présentation Groupama Asset Management. 27 mars 2018

 (Marc Joanny, édité par Jean-Michel Bélot)
 

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